Ce qui s'est passé
Le jeudi 22 octobre 2026, pendant l'examen du budget de la Sécurité sociale, la députée écologiste Sandrine Rousseau défend un amendement créant une contribution de 10 centimes pour 100 grammes de viande dans les produits transformés : saucisson, pâté, terrine, conserves. Dans l'hémicycle, elle lance : « il y a tous les chasseurs de mammouths qui sortent là ». Laurent Jacobelli (RN) juge l'amendement « risible » et l'invite « autour d'une bonne grillade » ; elle répond : « votre virilité n'est pas en cause ». L'amendement est rejeté par 84 voix contre 14 (LCP, 24 octobre 2026). En 2022, elle avait déjà fait du barbecue un « symbole de virilité ».
Vraies voix : Sandrine Rousseau et Laurent Jacobelli à l'Assemblée nationale, 22 octobre 2026 (vidéo publiée par Afuera News). Images de LCP, France Télévisions et France 3. Satire, dérision et second degré : les taxes sur le camembert, la baguette ou les pets de vache sont des exagérations comiques, pas des propositions réelles.
Paroles
[Couplet 1]
Le jeudi vingt-deux octobre, à l'Assemblée, on fait les comptes,
La Sécu est dans le rouge, on cherche des sous, c'est la honte,
Quand Sandrine se lève, le regard plein de mission :
« J'ai trouvé le grand coupable, mes amis : c'est le jambon ! »
Dix centimes les cent grammes, sur la saucisse et le pâté,
Sur la rosette de Lyon, sur la terrine de sanglier,
« Les industriels paieront, dit-elle, pas les éleveurs ! »
Mais au rayon du supermarché, qui paiera ? Le consommateur !
[Refrain]
Touche pas à mon saucisson, Sandrine,
Ni au pâté, ni à la terrine,
Dix centimes les cent grammes, et puis quoi encore ?
Quatre-vingt-quatre contre quatorze, ton amendement est mort !
Touche pas à mon saucisson, Sandrine…
Garde tes lentilles et ta mine chagrine,
La France a du jambon dans le cœur et du rouge dans le verre,
Et ton amendement, on l'a coupé en rondelles, ma chère !
[Couplet 2]
Dans l'hémicycle ça gronde, ça rigole, ça proteste,
Sandrine fixe la droite, et lâche, d'un grand geste :
« Voilà tous les chasseurs de mammouths qui sortent du bois ! »
Jacobelli se lève : « risible », « stupide », et il rit tout bas :
« Voyons-nous cet été, autour d'une bonne grillade ! »
Et Sandrine, piquée au vif, lui sert sa marmelade :
« Je vous rassure, messieurs, votre virilité n'est pas en cause ! »
Et la France tout entière éclate de rire et fait une pause.
[Refrain]
[Couplet 3]
Hier c'était le barbecue, ce symbole de virilité,
Aujourd'hui le saucisson, demain le camembert taxé,
Après-demain la baguette, trop de farine et de carbone,
Et les vaches qui font des pets, une taxe par personne !
Le bœuf bourguignon coupable, la blanquette condamnée,
Le cassoulet crime climatique, la choucroute au musée,
Et dans les cantines de France on servira, pour tout dessert,
Un steak de soja tiède et un exposé sur l'effet de serre.
[Pont]
Sandrine, on t'aime bien, au fond. Tu nous fais rire.
Mais la France, c'est mille fromages, mille saucissons,
et des grands-mères qui font le pâté le dimanche.
Ça ne se taxe pas. Ça se partage.
Allez, viens, on t'invite. C'est Jacobelli qui apporte la grillade.
[Couplet 4]
Quatre-vingt-quatre contre quatorze, l'amendement a sombré,
Dans l'hémicycle on rit encore, le saucisson est sauvé,
L'Auvergne lève son verre, la Savoie sort son diot,
Lyon coupe sa rosette, Morteau fume sa saucisse au chaud,
Dans les bistrots de France c'est l'apéro national,
Rondelle, cornichon, petit rouge, et l'accordéon au bal,
Et quelque part dans Paris, devant un bol de quinoa,
Sandrine rêve en secret d'une tranche de coppa…
[Refrain]
[Outro]
Touche pas à mon saucisson…
Allez, Sandrine, une petite rondelle ?