Ce qui s'est passé
Une chanson d'amour pour la France, en réponse à ceux qui la brûlent. Le samedi 17 octobre 2026, lors d'une journée de mobilisation nationale, l'hôtel de ville de Limoges est incendié et son campanile s'effondre ; à Paris, le siège de CNews et d'Europe 1 est visé (vitres brisées, 21 interpellations). Le 23 octobre, à Trappes, le président parle de « la première fois » ; le 26, un grand quotidien attribue de faux « tracts du RN » au tireur ; le 24 et le 25, des milliers de contre-manifestants défilent à Orléans contre le congrès du Rassemblement national.
Face à cela, la France des villages, des bals et des boulangeries, de Geneviève et de Jeanne, des gamins du Chemin des Dames, de Notre-Dame rebâtie en cinq ans par ses compagnons. Et un message à la jeunesse : la France n'est pas un vieux souvenir, c'est une promesse.
Vraie voix : une auditrice d'Europe 1, 16 octobre 2026. Images de TF1, France 2, France 3, ici et du défilé du 14-Juillet.
Paroles
[Couplet 1]
Ils ont brûlé l'hôtel de ville, à Limoges, un samedi,
Le campanile est tombé, et la place a vu la nuit,
Ils ont brisé les vitres des studios qui pensent mal,
Ils ont marché contre un parti comme on marche contre le mal.
Un grand journal a sali tout un peuple en une ligne,
On nous fait la leçon : les Français seraient indignes,
Et moi je regarde ma France, ses clochers et ses enfants,
Et je pose la question qui me brûle depuis longtemps :
[Refrain]
Gauchistes, qu'est-ce que la France vous a fait
Pour autant la haïr, pour la brûler, pour la défaire ?
Elle vous a donné l'école, la Sécu, la liberté,
Le droit de crier contre elle, et même de la renier.
Gauchistes, qu'est-ce que la France vous a fait ?
Elle a ses bras ouverts, ses cathédrales et ses prières,
Regardez-la une fois, une seule, avec le cœur :
Vous verrez qu'elle est belle, et qu'elle vaut mieux que vos rancœurs.
[Couplet 2]
Je me souviens des étés, du bal sous les lampions,
Du Tour de France qui passait, du clocher et du pont,
Des grands-pères à la pétanque qui racontaient Verdun,
Du pain chaud le dimanche et des mains qui tendent le pain.
Je me souviens de l'école, de la carte accrochée au mur,
Des fleuves qu'on récitait, des rois et de leurs armures,
On apprenait La Fontaine, Victor Hugo, la Bastille,
Et l'on était fiers d'être enfants de cette grande famille.
[Refrain]
[Couplet 3]
Geneviève a tenu Paris quand Attila menaçait,
Jeanne a relevé un roi quand le pays se défaisait,
Des gamins de vingt ans sont tombés au Chemin des Dames,
Pour qu'on ait le droit, aujourd'hui, de leur jeter le blâme.
Notre-Dame a brûlé, et le monde entier a pleuré,
Puis des mains de compagnons l'ont rebâtie en cinq années,
Voilà ce qu'est la France : elle tombe, et se relève,
Et ceux qui la croient morte n'ont jamais connu ses rêves.
[Pont]
À toi qui as vingt ans, et qui crois que tout est perdu :
la France n'est pas un vieux souvenir. C'est une promesse.
Elle a connu pire. Elle s'est toujours relevée.
Elle n'attend qu'une chose : que tu l'aimes.
[Couplet 4]
Jeunesse de France, relève la tête, on t'a menti,
On t'a dit que ton pays était coupable, qu'il était fini,
Mais regarde les vitraux, les vignes, les ports et les campagnes,
Les marins de Saint-Malo, les bergers dans la montagne,
Tu es l'héritier de mille ans, de Clovis à La Marseillaise,
Tu peux bâtir, tu peux aimer, tu peux chanter à ton aise,
Le jour se lève sur la France, il suffit d'ouvrir les volets :
L'avenir n'est écrit nulle part, c'est à toi de le chanter.
[Refrain]
[Outro]
Gauchistes, qu'est-ce que la France vous a fait ?
Elle vous aime encore, vous savez.