Ce qui s'est passé
Samedi 17 octobre 2026. Une journée de mobilisation contre la vie chère tourne au chaos : 1 500 commerces touchés, 4 000 grenades lacrymogènes, 2 397 interpellations, 997 policiers et gendarmes blessés. À Limoges, l'hôtel de ville de 1883 brûle comme une torche. Le dimanche, huit minutes d'allocution ; le lundi, le président s'envole pour une tournée dans le Golfe. Le ministre de l'Intérieur parle d'« une perte de contrôle » ; on lui refuse sa démission. Sur les plateaux, on entend que « les pilleurs, ils ont rien ».
Ce requiem ne pleure pas une France morte. Il commence par la messe des défunts, l'introït grégorien « Requiem aeternam », et se termine par la lumière : « Lux aeterna ». Entre les deux, il y a la vraie France : le Mont-Saint-Michel dans la marée, Chartres dans sa clarté, Vézelay, la Bourgogne, la Provence, les Alpes ; Clovis à Reims, Jeanne d'Arc, Saint Louis, les bâtisseurs de cathédrales, les poilus de Verdun, Péguy sur la route de Chartres, et Notre-Dame de Paris relevée de ses cendres.
Français, relève-toi. Retrouve tes racines chrétiennes, ta langue, ta culture, ton courage. La nuit est longue, mais l'aube va se lever.
Tableaux et photographies d'histoire : Wikimedia Commons (domaine public). La volée finale : les dix cloches de Notre-Dame de Paris en plenum.
Paroles
[Introït, chant grégorien]
Requiem aeternam dona eis, Domine,
Et lux perpetua luceat eis.
Kyrie eleison. Christe eleison. Kyrie eleison.
[Couplet 1]
17 octobre, le ciel avait la couleur des cendres,
Sur nos places, on entendait les vitrines se fendre,
1 500 boutiques livrées aux pillards,
4 000 grenades, et la peur dans les regards.
À Limoges, la vieille mairie, 140 ans d'histoire,
Brûlait comme un cierge au milieu du soir,
Près de 1 000 policiers blessés dans la nuit,
Et la France, à genoux, comptait ses débris.
[Couplet 2]
Dimanche, 20 heures, 8 minutes de beaux discours,
Et lundi, l'avion du Président s'envolait sans détour,
Vers les palais du Golfe, les tapis et les émirs,
Pendant qu'on balayait le verre et les souvenirs.
Le ministre avouait « une perte de contrôle »,
On garda le ministre, et chacun garda son rôle :
Ceux d'en haut ont des escortes et des avions,
Ceux d'en bas ont des balais… et des questions.
[Refrain]
Requiem pour la France,
Pour ses clochers et ses enfants,
Requiem pour la France…
Mais la France n'est pas morte : elle attend !
[Couplet 3]
Et sur les plateaux, on excusait les casseurs,
« Les pilleurs, ils ont rien », disait-on sans pudeur,
On brandissait d'autres siècles pour couvrir ces nuits-là,
On comptait les voix sur les ruines, on soufflait sur le feu tout bas.
Ils rêvent d'un grand soir sur les cendres de nos pères,
De bulletins de vote arrachés à la colère,
Mais un pays ne se gagne pas en jetant de l'huile au feu :
On ne bâtit rien de beau sur le malheur des gens heureux.
[Refrain]
[Pont]
Regarde-la pourtant : le Mont-Saint-Michel dans la marée,
Les blés de la Beauce et Chartres dans sa clarté,
Les vignes de Bourgogne, la lavande en Provence,
Les sommets des Alpes, et les clochers en silence.
C'est Clovis à Reims, c'est Jeanne devant Orléans,
Saint Louis sous son chêne, les bâtisseurs de cathédrales, chantant,
Les poilus de Verdun, Péguy marchant vers Chartres,
Et Notre-Dame de Paris relevée de ses cendres !
[Couplet 4]
Français, relève-toi, retrouve tes racines,
La croix sur nos clochers, la foi qui illumine,
Ta langue, tes chansons, tes saints et tes héros,
Le courage de tes pères, et ton drapeau là-haut.
Ce n'est pas un requiem, c'est un chant de veillée,
La nuit est longue, mais l'aube va se lever !
[Dernier refrain, deux fois]
[Lux aeterna, chant grégorien]
Lux aeterna luceat eis, Domine,
Cum sanctis tuis in aeternum, quia pius es.