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ON PROTÈGE LES MACARONS (ET MACRON) ! LA FRANCE BRÛLE, LA BOUTIQUE TROGNEUX SOUS PROTECTION

19 octobre 20265:20
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Samedi 17 octobre 2026, la France brûle : 550 000 manifestants contre la vie chère, puis la nuit des casseurs. 2 397 interpellations, 997 policiers et gendarmes blessés, de 1 500 à 3 000 commerces saccagés, l'hôtel de ville de Limoges en flammes, son campanile effondré. Les forces de l'ordre se disent « complètement débordées » (Unsa-Police).

Ce soir-là, à 20 h 43, à Amiens, une vidéo relayée par Fdesouche montre une rue piétonne bien calme, un rideau de fer baissé et une rangée de fourgons de police, gyrophares allumés : « Le magasin le plus protégé de France ».

Qui sont les Trogneux ? Jean Trogneux Chocolatier est la maison de chocolat de la famille de Brigitte Macron, née Trogneux, à Amiens depuis six générations. Sa spécialité : le macaron d'Amiens, d'où le titre. En mai 2023, un petit-neveu de Brigitte Macron, Jean-Baptiste Trogneux, a été frappé devant la boutique après une intervention télévisée du président ; depuis, selon la mairie d'Amiens, la boutique est surveillée par la police à chaque manifestation.

La veille, le couple présidentiel applaudissait et dansait dans une loge au concert de Céline Dion. « Comme Louis XVI et Marie-Antoinette », a dit une organisatrice de manifestations. Le dimanche, huit minutes et demie d'allocution : les commerçants « ne seront pas laissés seuls », « nous serons intraitables ». Le lundi, tapis rouge au Koweït, avec des dirigeants de TotalEnergies et d'Engie. Le ministre de l'Intérieur, qui avouait « une perte de contrôle », est gardé. 82 % des Français ont une opinion défavorable du président.

Nous ne reprochons rien à la famille Trogneux, et cette agression était inacceptable : nous parlons des priorités du pouvoir, qui garde la boutique de la belle-famille pendant que la mairie de Limoges brûle et que des milliers de commerçants sont livrés aux pilleurs. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

Paroles

[Intro, sa vraie voix] « Certains ont défendu eux-mêmes leurs magasins et leurs vitrines face aux délinquants. Je veux leur dire qu'ils ne seront pas laissés seuls face à ces difficultés. » [Couplet 1] Samedi soir, la France brûlait, Limoges a vu tomber son clocher, À Lyon, à Marseille, à Rennes, à Lille, On a pillé, cassé, volé. Mais à Amiens, vingt heures quarante-trois, Dans une rue piétonne, bien au calme, Quatre fourgons, gyrophares bleus, Veillent sur les bonbons de madame. [Pré-refrain] Le boulanger balaie ses vitres, Le buraliste a tout perdu, Mais la tuile au chocolat d'Amiens, Elle, Dieu merci, n'a rien vu ! [Refrain] On protège les macarons, Pendant que brûle la nation ! Des fourgons pour la boutique, Des sermons pour la République ! On protège les macarons… Et la France ? À l'abandon ! [Couplet 2] La veille au soir, dans une loge, On applaudissait Céline Dion, On dansait, on battait des mains, Pendant que grondaient nos pavillons. « Comme Louis XVI et Marie-Antoinette », Disait une fille du cortège : Ils croient que tout va bien, là-haut, Derrière les grilles et les privilèges. [Pré-refrain] Le petit patron compte ses pertes, L'assureur dira « on verra », Mais pour la caste et ses amis, Le service d'ordre, lui, est là ! [Refrain] [Couplet 3] Dimanche, huit minutes et demie : « Rien ne le justifie », « nous serons intraitables », Lundi matin, tapis rouge au Koweït, Et les patrons de Total à sa table. Les ministres devaient rester chez nous, Lecornu l'avait ordonné, Mais lui s'envole, et le ministre qui avoue « Une perte de contrôle »… on l'a gardé ! [Pont] Ils sont une poignée, toujours les mêmes, Les loges, les avions, les cordons, Ils se protègent entre eux, ils s'aiment, Et c'est nous qui payons l'addition. Neuf cent quatre-vingt-dix-sept policiers blessés Pour des villes qu'on n'a pas su garder… Mais la boutique, elle, monsieur, On ne l'a jamais oubliée. [Interlude, sa vraie voix] « À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, nous serons intraitables. » [Couplet 4] Dans six mois, monsieur, tu t'en iras, Quatre-vingt-deux pour cent n'en veulent plus, De dix ans de règne, il restera Une mairie en cendres… et pas un macaron perdu. [Dernier refrain, deux fois] On protège les macarons, Pendant que brûle la nation ! Des fourgons pour la boutique, Des sermons pour la République ! On protège les macarons… Et la France ? À l'abandon ! [Outro] Mesdames et messieurs, rassurez-vous… Les macarons vont bien.