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MACRON AVOUE TOUT : « LE GOUVERNEMENT FAIT… RIEN », L'ALLOCUTION EN YTP

19 octobre 20265:18
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Ce qui s'est passé

Dimanche 18 octobre 2026, 20 heures. Au lendemain des émeutes du 17 octobre — la mairie de Limoges incendiée, l'office de tourisme de Lyon brûlé, des commerces pillés à Marseille, à Paris, à Bordeaux, des centaines de policiers et de gendarmes blessés —, Emmanuel Macron s'adresse aux Français depuis l'Élysée. Huit minutes : des préfets qui « prendront les décisions », une « cellule de crise », une « plateforme » de cent mille contributions, « la table », et un départ dès le lendemain matin pour les pays du Golfe.

Cette vidéo est une YouTube Poop : la même allocution, remontée mot par mot avec ses propres phrases, dans l'ordre où elles disent enfin ce que tout le monde a compris. Le gouvernement fait… rien. Ceux qui ont détruit doivent être entendus sans a priori. À l'égard des casseurs, j'exprime le soutien de la nation. Ceux qui ont défendu eux-mêmes leurs magasins auront à en répondre. Premièrement, les préfets prendront les décisions… dans six mois. Résumé des annonces : rien, rien, rien. Et la France, elle, reste : la Marseillaise par la Garde républicaine pour finir.

Comme toute satire, cette vidéo utilise l'exagération, l'absurde et le détournement pour nourrir le débat public. Aucun mot n'a été inventé : chaque phrase est du Président, découpée et recollée dans un autre ordre.

Crédits : La Marseillaise par la Musique de la Garde républicaine (dir. F.-J. Brun, 78 t Columbia, v. 1950, domaine public). Images Wikimedia Commons : Notre-Dame (Uoaei1, CC BY-SA 4.0), Jeanne d'Arc (Ingres, DP), Mont-Saint-Michel (David Iliff, CC BY-SA 3.0), Bazoches (Rolf Kranz, CC BY-SA 4.0), Chambord (DXR, CC BY-SA 4.0), Garde républicaine (Marie-Lan Nguyen, CC BY 2.5), drapeau (C. Macsurak, CC BY-SA 4.0), A330 (Hugo Luc, CC BY-SA 4.0), totem Total (Cjp24, CC BY-SA 4.0), tables (Breather CC0, Shixart1985 CC BY 2.0). Extraits : AFP, CLPRESS, TF1 INFO, chaîne YouTube Emmanuel Macron.

Ce qu'il « dit » dans ce montage (chaque phrase est de lui, recollée) :

Mes chers compatriotes, je m'adresse à vous ce soir dans un moment d'une extrême gravité. Il faut être lucide. Le gouvernement fait… rien. Hier, samedi 17 octobre, le Premier ministre et le gouvernement, rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes. Des commerces ont été pillés, des bâtiments publics, des magasins, des mairies ont été attaqués… et je poursuivrai ces actions dès demain matin. Je comprends parfaitement. Pourquoi brûler la mairie de Limoges, l'office de tourisme à Lyon, envahir la mairie à Marseille ou attaquer la résidence du préfet à Bordeaux ? C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur. Dès demain, le Premier ministre présidera… des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants. Ceux qui ont détruit doivent être entendus, sans a priori. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront une belle élection présidentielle dans six mois. À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, j'exprime le soutien de la nation. Certains ont défendu eux-mêmes leurs magasins et leurs vitrines. Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse. Ceux qui ont défendu eux-mêmes leurs magasins auront à en répondre. À l'égard de nos forces de l'ordre, nous serons intraitables. L'écoute et le dialogue ne signifient… rien. Premièrement, les préfets prendront les décisions… dans six mois. Deuxièmement, j'appelle l'ensemble des partis politiques à condamner sans ambiguïté… nos forces de l'ordre. Résumé des annonces : rien, rien, rien. Le gouvernement fait le maximum. Le prix des carburants trouve sa source dans mon engagement politique depuis plus de dix ans. Et je poursuivrai ces actions dès demain matin, en allant dans les pays du Golfe, à se projeter, à trouver sa place dans la société. Nous ne pouvons pas demander à notre jeunesse de croire en l'avenir sans lui donner la possibilité de brûler la mairie de Limoges, l'office de tourisme à Lyon, envahir la mairie à Marseille. Et mes chers compatriotes, nous sommes à six mois de notre élection présidentielle. À six mois. Ils doivent se faire dans la rue, par la violence. Jamais sur les plateaux de télévision. Oui au dialogue. Oui à la violence, quelle qu'elle soit. Mais non, toujours, à… l'ordre républicain. Nous avons besoin d'unité, de calme et de respect. Et je poursuivrai ces actions dès demain matin, en allant dans les pays du Golfe. Vive la République et vive la… table.

Paroles

Ce qu'il « dit » dans ce montage (chaque phrase est de lui, recollée) : Mes chers compatriotes, je m'adresse à vous ce soir dans un moment d'une extrême gravité. Il faut être lucide. Le gouvernement fait… rien. Hier, samedi 17 octobre, le Premier ministre et le gouvernement, rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes. Des commerces ont été pillés, des bâtiments publics, des magasins, des mairies ont été attaqués… et je poursuivrai ces actions dès demain matin. Je comprends parfaitement. Pourquoi brûler la mairie de Limoges, l'office de tourisme à Lyon, envahir la mairie à Marseille ou attaquer la résidence du préfet à Bordeaux ? C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur. Dès demain, le Premier ministre présidera… des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants. Ceux qui ont détruit doivent être entendus, sans a priori. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront une belle élection présidentielle dans six mois. À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, j'exprime le soutien de la nation. Certains ont défendu eux-mêmes leurs magasins et leurs vitrines. Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse. Ceux qui ont défendu eux-mêmes leurs magasins auront à en répondre. À l'égard de nos forces de l'ordre, nous serons intraitables. L'écoute et le dialogue ne signifient… rien. Premièrement, les préfets prendront les décisions… dans six mois. Deuxièmement, j'appelle l'ensemble des partis politiques à condamner sans ambiguïté… nos forces de l'ordre. Résumé des annonces : rien, rien, rien. Le gouvernement fait le maximum. Le prix des carburants trouve sa source dans mon engagement politique depuis plus de dix ans. Et je poursuivrai ces actions dès demain matin, en allant dans les pays du Golfe, à se projeter, à trouver sa place dans la société. Nous ne pouvons pas demander à notre jeunesse de croire en l'avenir sans lui donner la possibilité de brûler la mairie de Limoges, l'office de tourisme à Lyon, envahir la mairie à Marseille. Et mes chers compatriotes, nous sommes à six mois de notre élection présidentielle. À six mois. Ils doivent se faire dans la rue, par la violence. Jamais sur les plateaux de télévision. Oui au dialogue. Oui à la violence, quelle qu'elle soit. Mais non, toujours, à… l'ordre républicain. Nous avons besoin d'unité, de calme et de respect. Et je poursuivrai ces actions dès demain matin, en allant dans les pays du Golfe. Vive la République et vive la… table.