MÉLENCHON AVOUE TOUT : « JE JOUE AVEC LE FEU », L'INTERVIEW LCI EN YTP
Ce qui s'est passé
Dimanche 18 octobre 2026, 18 h 40, plateau de LCI. Au lendemain des émeutes du 17 octobre — la mairie de Limoges incendiée, l'office de tourisme de Lyon brûlé, des commerces pillés à Marseille et à Paris, des centaines de policiers blessés —, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, est interrogé pendant quarante minutes. Le gouvernement le met en cause ; lui répond « pourrissement », « incompétence », « de quel droit il se mêle », et condamne les violences du bout des lèvres : « Allez, d'accord, je vais condamner. Ça change quoi, madame ? »
Cette vidéo est une YouTube Poop : la même interview, remontée mot par mot avec ses propres phrases, dans l'ordre où elles disent enfin ce que tout le monde a compris. Il joue avec le feu. Il a toujours appelé à taper fort pour qu'il se passe quelque chose. Les incendies lui ont rempli le cœur de joie. Il appelle à combattre ce régime — ça, il l'a vraiment dit tel quel. Trois demandes au Président : le blocage des prix, l'annulation de la Cinquième République et l'indemnisation de ceux qui ont enfoncé la porte avec un bélier. Et ses oreilles sont très grandes.
Comme toute satire, cette vidéo utilise l'exagération, l'absurde et le détournement pour nourrir le débat public. Aucun mot n'a été inventé : chaque phrase est de lui, découpée et recollée dans un autre ordre ; les questions sont celles des journalistes, telles quelles.
Extraits : LCI (18 octobre 2026), AFP, CLPRESS. Épisode précédent : Macron, « Le gouvernement fait… rien ».
Ce qu'il « dit » dans ce montage (chaque phrase est de lui, recollée ; les questions sont celles des journalistes, telles quelles) :
— Comment vous qualifiez la journée d'hier ? — Ça, ça m'a rempli le cœur de joie. Toutes les voitures avaient été incendiées, tous les commerces. Il y a pas eu un mort. Enfin, je retrouvais mon pays comme je l'aime. — C'est la faute du gouvernement, vous êtes en train de dire ? — Non. C'est beaucoup plus profond. La date du 17 octobre, elle est présente dans mon calendrier depuis le 3 septembre. Tout ça était hautement prévisible. Quant à moi, eh bien je joue… avec… le feu. Je vous le garantis. Alors que j'ai toujours appelé à vraiment taper fort pour qu'il se passe quelque chose. J'ai déjà fait dix fois un discours sur la nécessité… d'aller mettre le feu à la mairie de Limoges. Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique qui en a fait autant que moi dans ce domaine ? — Vous le condamnez très clairement ? — Allez, d'accord, je vais condamner. Ça change quoi, madame ? Je m'en fous. — C'est quoi la révolution pour vous ? C'est ce qui se passe actuellement, ou pas ? — Ah ben bien sûr. Les uns veulent régler ça à coups de pied. C'est ma vision des choses. Moi, je crois que c'est l'action directe qui permet de régler ça. J'appelle bien sûr à combattre ce régime. Bien sûr. Quand la vie politique s'embrase… ça, ça m'a rempli le cœur de joie. Vous n'empêcherez jamais la cocotte-minute de voir la température monter. Je vous le garantis. Frapper un homme à terre, c'est… des choses de la vie. Où est le crime dans une démocratie ? — Quelles sont vos trois demandes ce soir ? — Le blocage des prix, l'annulation de la Cinquième République, et l'indemnisation de tous ces pauvres gens qui ont enfoncé la porte avec un bélier. Je prends ces trois-là, je pourrais rallonger ma liste, comme vous le devinez. En une nuit, nous avons obtenu trente pour cent d'augmentation du SMIC. C'était la révolution. — « Tous les flics sont des bâtards » : est-ce que ça a sa place dans des manifestations ? — Oui, oui, oui. Ça dépend des jours. Je suis comme tout le monde. Je peux vous chanter « Mort aux vaches, mort à la sûreté », et cetera. Ça fait cent ans que ça dure. Nous avons des oreilles très grandes. Moi, ma situation matérielle est extrêmement favorable. Je pourrais être chez moi, les pieds dans mes pantoufles. Mais si je décide, comme d'autres, de me mettre en mouvement, c'est parce que le grand rêve de la vie, c'était d'être milliardaire. Ils sont fous. Pourquoi ils font ça ? On dirait qu'ils veulent le désordre. (Il parle de lui.) Je suis sympa. — Est-ce que vous appelez ce soir au calme, ou à ce que ça continue ? — Ah ben bien sûr. J'appelle bien sûr à combattre ce régime. Bien sûr. Au revoir et merci, je reviens dans quatre jours. Mais la France ne se laissera jamais faire. — Merci, Jean-Luc Mélenchon. — Je m'en fous.