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« LA RUE, LA FRANCE NOUS APPARTIENT » : APRÈS LES PILLAGES, LYON RALLUME SES BOUGIES À BELLECOUR

20 octobre 20265:13
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Ce qui s'est passé

Samedi, ils ont brûlé. Lundi, Lyon a chanté.

Le 17 octobre 2026, la journée « contre la vie chère » tourne au saccage dans la Presqu'île. Place Bellecour, des individus cagoulés arrachent l'enseigne de l'office de tourisme et y mettent le feu ; les pompiers sont empêchés d'approcher pendant près d'une heure. La statue de Paul Bocuse est dégradée, environ 200 commerces sont vandalisés ou pillés. « L'office de tourisme métropolitain est détruit, la statue de Paul Bocuse est dégradée et de nombreux commerces sont vandalisés », constate Véronique Sarselli, présidente de la Métropole. Le maire, Grégory Doucet, dénonce des « scènes de violence inacceptables ».

Le lundi 19 octobre, le préfet du Rhône, Étienne Guyot, instaure un couvre-feu de 21 h à 6 h sur la Presqu'île et interdit tout rassemblement de 18 h à 21 h. À 20 h, des centaines de Lyonnais viennent quand même place Bellecour, devant l'office calciné, « en soutien aux commerçants et aux forces de l'ordre » : des bougies posées au sol qui écrivent « LYON », des drapeaux, la Marseillaise, des cantiques, et la place qui crie « Doucet, démission ! ». Dans la rue Victor-Hugo, un cortège reprend : « La rue, la France nous appartient. »

Depuis Paris, le député LFI Thomas Portes voit défiler des « militants néonazis » : « La police laisse faire. On sait pourquoi. » Le samedi, pourtant, quand l'office brûlait et que les vitrines tombaient, il n'y avait ni couvre-feu ni arrêté.

Cette chanson est une satire : elle raconte une ville qui se relève, le boulanger qui balaie, la grand-mère et sa bougie, le vieux Roi de bronze de Bellecour et Fourvière qui veille. Avant, avant, Lion le melhor !

Images : AFP, euronews, CNEWS, franceinfo, BFM Lyon, France Télévisions, Le Progrès, Impact, Frontières, @MeredeMecs, Zoom France, Air2D3, Terra, Voyages découverte. Photos Wikimedia Commons : Xavier Caré, Myrabella, Mike is Michi, Chabe01 (CC BY-SA 4.0), Alain Elorza (CC BY 2.0), Romainbehar, BennyAir (CC0), Studio Harcourt (domaine public).

Paroles

[Couplet 1] Samedi, Bellecour sentait la poudre et la cendre, L'office flambait seul, les pompiers empêchés de s'y rendre, Monsieur Paul sur son socle, la toque salie de noir, Deux cents vitrines à terre, des pillards jusqu'au soir. Le boulanger balaie, la fleuriste a pleuré, Le patron du bouchon voit partir trente ans de métier, Et le vieux Roi de bronze, immobile sur son cheval, Regardait sa ville à genoux sans comprendre tant de mal. [Pré-refrain] Mais lundi, à huit heures, devant les murs brûlés, Des centaines de bougies se sont mises à briller : Pas de pavés, pas de capuches, pas de mortiers, Juste un peuple qui se lève et qui vient chanter… [Refrain] La rue, la France nous appartient ! Pas aux pillards, pas aux vauriens ! On rallume, on chante, on tient : La rue, la France nous appartient ! (Avant, avant, Lion le melhor !) [Couplet 2] Il y avait le charcutier, l'étudiante, la grand-mère, Un gamin sur les épaules, agrippé au cou de son père, Et la Marseillaise est montée devant l'office calciné, Puis des cantiques, tout doux, jusqu'à Fourvière illuminée, Comme aux lumignons de décembre aux fenêtres de nos mères. « Inacceptable ! » avait écrit le maire, et c'était tout : La place a répondu « Doucet, démission ! » d'un seul coup. [Refrain] [Couplet 3] Samedi, vingt mille dans la rue, les flammes et le pillage : Pas de couvre-feu, pas d'arrêté, on a compté les dommages. Lundi, quelques bougies : vite, le préfet prend la plume, « Rassemblement interdit ! », couvre-feu, et que plus rien ne s'allume ! Faut croire qu'à Lyon, ce qui fait peur au pouvoir, C'est pas l'incendie du samedi… c'est la bougie du soir. Et Thomas Portes, de Paris, a vu des « néonazis » Dans la grand-mère à sa bougie et le boulanger d'ici : « La police laisse faire, on sait pourquoi », a-t-il tweeté… Et samedi, quand tout brûlait, vous regardiez où, Monsieur le député ? [Refrain] [Pont] Lyon des canuts, Lyon des traboules, Où le Rhône prend la Saône par la main et roule, Lyon de Fourvière, Lyon de la Résistance, T'en as vu d'autres, toi, debout pour la France. On rebâtira l'office, on rendra sa toque blanche, On relèvera les rideaux de fer, et la ville reprendra son envol. [Pré-refrain] Français, réveille-toi, tu es ici chez toi : Ta rue, ta ville, ta France, personne ne te les prendra. [Refrain] ×2 Avant, avant, Lion le melhor ! [Outro] La rue, la France nous appartient ! La rue, la France nous appartient ! Avant, avant, Lion le melhor ! (×2)