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M. Pigasse : les Français de souche existent et ne veulent pas disparaître !

26 août 20263:47
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🇫🇷 Une polémique sur l’expression « Français de souche » a éclaté après une vidéo publiée par Marion Maréchal sur la crise du logement. Le 19 août 2026, l’homme d’affaires Matthieu Pigasse lui répond sur X : « Les “Français de souche”, dont vous parlez, cela n’existe pas. La France est faite de migrations, de mélanges, de générations qui se succèdent et construisent une histoire commune. » Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, relaie ensuite cette position en lançant « Cap vers la Nouvelle France ! ». L’échange est repris quelques jours plus tard par le JDD et débattu sur RMC.

La chanson choisit la riposte à Matthieu Pigasse. Elle oppose à sa formule les registres paroissiaux, les cadastres, les cimetières, les noms de famille et la transmission locale, puis convoque Ernest Renan et son idée d’un « riche legs de souvenirs ». Son refrain, « NOUS SOMMES D’ICI, ET NOUS RESTONS ! », résume cette revendication d’enracinement et de continuité historique. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

Guitare folk arpégée, violoncelle, cor d’harmonie, contrebasse et tambour militaire léger portent une voix baryton ferme. Le morceau monte progressivement jusqu’au chœur d’hommes du refrain, ample et scandé.

Paroles

[HOOK] Monsieur Pigasse, on a lu votre fil : Le Français de souche serait un mythe. Descendez donc jusque dans nos villages, Les mêmes noms sur trois cents ans de pages. [COUPLET 1] Le registre paroissial, à l'encre pâlie, Le cadastre de l'Empire, arpent par arpent, La ferme qui porte le nom d'une famille, Le cimetière où les tombes se répondent. On n'a rien inventé pour vous contrarier : C'est écrit, c'est daté, ça se vérifie. Vous parlez de mélange, et nous en sommes : Mais un mélange se fait toujours quelque part. [PRÉ-REFRAIN] On ne demande pas d'être purs, On demande d'être encore là demain. [REFRAIN] NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! Ni un mythe, ni une erreur, NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! [COUPLET 2] Vous citez Renan, mais la moitié seulement : « Un plébiscite de tous les jours », dites-vous. Il avait posé deux conditions, pas une, Et la première, vous l'avez laissée de côté : « La possession en commun d'un riche legs De souvenirs » — ce sont ses mots, pas les nôtres. Il voulait qu'on fasse valoir l'héritage Reçu indivis, et qu'on le passe à son tour. [PRÉ-REFRAIN] La nation, c'est vouloir ensemble, Mais vouloir quelque chose qu'on a reçu. [REFRAIN] NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! Ni un mythe, ni une erreur, NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! [PONT] Vous prenez Michelet pour chasser la race, Le même a peint la France province par province. Depuis quel bureau, monsieur le banquier, Nous dites-vous ce qu'on a le droit de sentir ? On ne vous demande pas de nous aimer, Juste de ne pas nous traiter de mythe. [DERNIER REFRAIN] NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! (Les registres, les tombes, les noms !) NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! Ni un mythe, ni une erreur, NOUS SOMMES D'ICI, ET NOUS RESTONS ! Et nous transmettrons.