Ce qui s'est passé
Samedi 17 octobre 2026. La journée contre la vie chère tourne au chaos : des milliers de commerces pillés, 997 policiers et gendarmes blessés, plus de 2 300 interpellations. À Limoges, l'hôtel de ville, monument historique achevé en 1883, brûle ; son campanile s'effondre dans la soirée. Un militant d'ultragauche fiché S est interpellé.
Mardi, à l'Assemblée, le Premier ministre Sébastien Lecornu pose une question simple à Mathilde Panot : « Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoges ? » Elle répond… sur autre chose. « Vous avez choisi votre camp, c'est le camp de la honte. »
Pendant ce temps, un député insoumis relaie une vidéo « La police de Macron pille des magasins » : c'était une saisie légale, vue près de 3 millions de fois. Jean-Luc Mélenchon accuse le gouvernement — « il n'y a que lui qui est responsable » — et promet sa « nouvelle France » : « Nous sommes voués à être une nation créole, et tant mieux ! », « Oui, nous sommes aptes à être la nouvelle France ». Mais 7 Français sur 10 jugent LFI dangereuse pour la démocratie (Ipsos).
Ceux qui ne demandent jamais rien et qui payent toujours tout — l'artisan, le retraité, le commerçant — n'en veulent pas. La France des bâtisseurs, pas celle des casseurs. Gardez votre Nouvelle France : nous, on garde la France.
Vraies voix (LCP, questions au gouvernement des 20 et 21 octobre 2026) : Éric Ciotti, Sébastien Lecornu, Bartolomé Lenoir, Michaël Taverne, Jordan Guitton, Corentin Le Fur.
Images : LCP-Assemblée nationale, France 24, TF1, Le Parisien, CLPRESS ; photos de l'incendie de Limoges : Lucas Destrem, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons) ; portraits de Jean-Luc Mélenchon : jlm2017.fr, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons).
Paroles
[INTRO – piano seul, voix grave]
Elle avait vu passer cent quarante hivers,
La mairie de Limoges, sa pierre et son beffroi ;
Un samedi soir, une torche, et tout bascule en enfer :
Le campanile s'effondre, et la ville reste sans voix.
[COUPLET 1]
Des milliers de vitrines, et Marianne renversée,
Mille policiers blessés ont tenu les portes de l'enfer ;
Un commerçant balaie le travail d'une vie pillée,
Sur la fontaine on a bombé « Vive la Commune ! », bien fiers.
[PRÉ-REFRAIN]
À l'Assemblée, une question, simple comme un cri :
« Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoges ? »
Il vous restait deux secondes, Madame Panot… vous avez parlé d'autre chose,
Et la France a compris.
[REFRAIN]
Gardez votre Nouvelle France !
Nous, on garde la France !
La France des bâtisseurs,
Pas la France des casseurs !
Gardez votre Nouvelle France !
[COUPLET 2]
Un député insoumis relaie : « La police de Macron pille ! »,
La vidéo était fausse, trois millions l'avaient vue ;
« C'est la faute du gouvernement », répète Mélenchon, tranquille :
Semer le chaos, puis jouer les victimes, le numéro est connu.
[COUPLET 3]
« Nous sommes voués à être une nation créole, et tant mieux ! »
« Nous sommes aptes à être la nouvelle France », à Saint-Denis,
Devant la basilique où dorment nos rois, sous nos yeux ;
« Eux vivent dans le passé » ? C'est ce passé qui nous a bâtis.
[PRÉ-REFRAIN]
Et quand la France pleure ses pierres et ses commerçants,
Vous soufflez sur les braises en parlant d'autre chose ;
Vous avez choisi votre camp, et le pays l'a vu brûlant,
Et la France a compris.
[REFRAIN]
Gardez votre Nouvelle France !
Nous, on garde la France !
La France des bâtisseurs,
Pas la France des casseurs !
Gardez votre Nouvelle France !
[COUPLET 4]
Ceux qui ne demandent jamais rien et qui payent toujours tout,
L'artisan, le retraité, le commerçant à genoux ;
« Les patrons ne pleureront pas quelques vitrines », chantent vos amis,
Mais qui va payer ? Toujours les mêmes : ceux qui ont tout construit.
[PONT – piano et voix, puis la montée]
Nous, on ne cassera rien : on reconstruira,
Pierre après pierre, le beffroi de Limoges se relèvera ;
Sept Français sur dix vous trouvent dangereux pour la démocratie :
Votre Nouvelle France, la France vous répond « non merci ».
[DERNIER REFRAIN – modulation, tout le monde]
Gardez votre Nouvelle France !
Nous, on garde la France !
La France des bâtisseurs,
Pas la France des casseurs !
Gardez votre Nouvelle France !
Nous, on garde la France !
[OUTRO – piano seul]
Elle avait vu passer cent quarante hivers…
Elle en verra mille encore.