Ce qui s'est passé
đ«đ· Dans le Var, aprĂšs les incendies de lâĂ©tĂ© 2026, la prĂ©fecture propose dâinterdire la chasse Ă la rentrĂ©e afin de laisser la faune se reconstituer. Cette actualitĂ© sert de point de dĂ©part Ă une chanson qui choisit toutefois de regarder beaucoup plus loin : vers plusieurs siĂšcles de pratiques cynĂ©gĂ©tiques françaises, de vocabulaire, de gestes, de chiens, de forĂȘts et de sonneries transmis dâune gĂ©nĂ©ration Ă lâautre.
La chanson remonte jusquâĂ Gaston PhĂ©bus et son Livre de la chasse, puis traverse Fontainebleau, Chambord, Rambouillet et Senlis. Elle Ă©voque François Ier, la meute, le piqueur, le laisser-courre, le vautrait, lâaffĂ»t, la fauconnerie et surtout la trompe, dont le souffle devient le fil conducteur du morceau. Son refrain â « SONNE, TROMPE DE FRANCE ! » â transforme cet hĂ©ritage en appel collectif Ă la transmission, avec les grands bois comme dĂ©cor et six siĂšcles de chasse comme horizon.
Musicalement, le morceau prend la forme dâune chanson folk orchestrale française : vielle Ă roue, cor naturel, harpe de concert, viole de gambe, flĂ»te alto, clarinette contrebasse et tambourin accompagnent une voix de mezzo-soprano au phrasĂ© noble. Lâensemble cherche une ampleur ancienne, forestiĂšre et solennelle.
Paroles
[REFRAIN]
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
SONNE SOUS LES GRANDS BOIS !
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
QUE LE SOUFFLE NE MEURE PAS !
DE PĂRE EN FILS, DE VOIX EN VOIX,
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
[HOOK]
Quand lâaube blanchit les grands chĂȘnes,
Le cuivre froid revient aux lĂšvres,
Et six cents ans marchent avec nous.
[COUPLET 1]
Gaston Phébus ouvrait son livre,
Cerf et chevreuil couraient ses pages,
Le chien suivait lâempreinte en terre,
Le veneur lisait boue et branches,
Puis François Premier, dans les futaies,
Fit sonner Fontainebleau.
[PRĂ-REFRAIN]
De Chambord jusquâĂ Rambouillet,
Un mĂȘme souffle entre les arbres,
Un mĂȘme appel quâon se transmet.
[REFRAIN]
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
SONNE SOUS LES GRANDS BOIS !
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
QUE LE SOUFFLE NE MEURE PAS !
DE PĂRE EN FILS, DE VOIX EN VOIX,
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
[COUPLET 2]
Voici la meute et le piqueur,
Le laisser-courre et le vautrait,
Le cerf, le sanglier, le liĂšvre,
LâaffĂ»t tranquille au bord des haies,
Le gant de cuir du fauconnier,
Et lâoiseau revenant au poing.
[PRĂ-REFRAIN]
Ă Senlis dorment les gravures,
Dehors se transmettent les gestes,
Le souffle, le chien, le chemin.
[REFRAIN]
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
SONNE SOUS LES GRANDS BOIS !
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
QUE LE SOUFFLE NE MEURE PAS !
DE PĂRE EN FILS, DE VOIX EN VOIX,
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
[PONT]
Ă courre, Ă cor et puis Ă cri,
Ă lâapproche, Ă lâaffĂ»t, au vol,
Chaque forĂȘt garde ses mots,
Chaque saison apprend ses gestes,
Et quand la trompe emplit les branches,
Six siÚcles de chasse répondent.
[DERNIER REFRAIN]
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
SONNE SOUS LES GRANDS BOIS !
SONNE, TROMPE DE FRANCE !
QUE LE SOUFFLE NE MEURE PAS !
DE PĂRE EN FILS, DE VOIX EN VOIX,
SONNE, TROMPE DE FRANCE !