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LA TROMPE DES CHASSEURS DE FRANCE : CETTE CHANSON VA VOUS DONNER DES FRISSONS

21 août 20263:23
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đŸ‡«đŸ‡· Dans le Var, aprĂšs les incendies de l’étĂ© 2026, la prĂ©fecture propose d’interdire la chasse Ă  la rentrĂ©e afin de laisser la faune se reconstituer. Cette actualitĂ© sert de point de dĂ©part Ă  une chanson qui choisit toutefois de regarder beaucoup plus loin : vers plusieurs siĂšcles de pratiques cynĂ©gĂ©tiques françaises, de vocabulaire, de gestes, de chiens, de forĂȘts et de sonneries transmis d’une gĂ©nĂ©ration Ă  l’autre.

La chanson remonte jusqu’à Gaston PhĂ©bus et son Livre de la chasse, puis traverse Fontainebleau, Chambord, Rambouillet et Senlis. Elle Ă©voque François Ier, la meute, le piqueur, le laisser-courre, le vautrait, l’affĂ»t, la fauconnerie et surtout la trompe, dont le souffle devient le fil conducteur du morceau. Son refrain — « SONNE, TROMPE DE FRANCE ! » — transforme cet hĂ©ritage en appel collectif Ă  la transmission, avec les grands bois comme dĂ©cor et six siĂšcles de chasse comme horizon.

Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson folk orchestrale française : vielle Ă  roue, cor naturel, harpe de concert, viole de gambe, flĂ»te alto, clarinette contrebasse et tambourin accompagnent une voix de mezzo-soprano au phrasĂ© noble. L’ensemble cherche une ampleur ancienne, forestiĂšre et solennelle.

Paroles

[REFRAIN] SONNE, TROMPE DE FRANCE ! SONNE SOUS LES GRANDS BOIS ! SONNE, TROMPE DE FRANCE ! QUE LE SOUFFLE NE MEURE PAS ! DE PÈRE EN FILS, DE VOIX EN VOIX, SONNE, TROMPE DE FRANCE ! [HOOK] Quand l’aube blanchit les grands chĂȘnes, Le cuivre froid revient aux lĂšvres, Et six cents ans marchent avec nous. [COUPLET 1] Gaston PhĂ©bus ouvrait son livre, Cerf et chevreuil couraient ses pages, Le chien suivait l’empreinte en terre, Le veneur lisait boue et branches, Puis François Premier, dans les futaies, Fit sonner Fontainebleau. [PRÉ-REFRAIN] De Chambord jusqu’à Rambouillet, Un mĂȘme souffle entre les arbres, Un mĂȘme appel qu’on se transmet. [REFRAIN] SONNE, TROMPE DE FRANCE ! SONNE SOUS LES GRANDS BOIS ! SONNE, TROMPE DE FRANCE ! QUE LE SOUFFLE NE MEURE PAS ! DE PÈRE EN FILS, DE VOIX EN VOIX, SONNE, TROMPE DE FRANCE ! [COUPLET 2] Voici la meute et le piqueur, Le laisser-courre et le vautrait, Le cerf, le sanglier, le liĂšvre, L’affĂ»t tranquille au bord des haies, Le gant de cuir du fauconnier, Et l’oiseau revenant au poing. [PRÉ-REFRAIN] À Senlis dorment les gravures, Dehors se transmettent les gestes, Le souffle, le chien, le chemin. [REFRAIN] SONNE, TROMPE DE FRANCE ! SONNE SOUS LES GRANDS BOIS ! SONNE, TROMPE DE FRANCE ! QUE LE SOUFFLE NE MEURE PAS ! DE PÈRE EN FILS, DE VOIX EN VOIX, SONNE, TROMPE DE FRANCE ! [PONT] À courre, Ă  cor et puis Ă  cri, À l’approche, Ă  l’affĂ»t, au vol, Chaque forĂȘt garde ses mots, Chaque saison apprend ses gestes, Et quand la trompe emplit les branches, Six siĂšcles de chasse rĂ©pondent. [DERNIER REFRAIN] SONNE, TROMPE DE FRANCE ! SONNE SOUS LES GRANDS BOIS ! SONNE, TROMPE DE FRANCE ! QUE LE SOUFFLE NE MEURE PAS ! DE PÈRE EN FILS, DE VOIX EN VOIX, SONNE, TROMPE DE FRANCE !