Ce qui s'est passé
Le 27 avril 2026, à l'Assemblée nationale, la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public adopte le rapport de son rapporteur, Charles Alloncle, député UDR, par 12 voix contre 10. Le 30 septembre, il publie « Je jure de dire toute la vérité » (Fayard) : le récit de tout ce qu'il n'avait pas pu dire.
Au départ, il y a un entrepreneur de trente ans qui a quitté sa société et ses 150 salariés en une journée, au soir de la dissolution, et à qui l'on confie une mission simple : savoir où vont les 4 milliards d'euros que les Français versent chaque année à l'audiovisuel public. « Moi, en tant qu'entrepreneur, chaque facture, j'ai dû la justifier. Chaque dépense, j'ai dû la vérifier. » Ce qu'il trouve : près d'un milliard d'euros par an confié à des sociétés de production privées, des suites du Majestic à Cannes à 1 700 € la nuit quand le règlement intérieur plafonne la chambre à 90 €, et une présentatrice d'investigation qui refuse de dire combien elle est payée par le contribuable. « Je levais un couvercle qui n'avait pas été levé. »
En face, le système se défend. Tribunes de vedettes pour arrêter la commission, plaintes, un député qui lui lance en pleine séance « T'inquiète, toi, on va te régler », une filature jusqu'à la porte de son domicile, des menaces de mort écrites à la main, son père calomnié à la télévision et dix jours pour rédiger son rapport.
Ce qui l'a fait tenir, dit-il, ce sont les Français : un patron de café qui lui serre la main, des inconnus qui lui disent de ne rien lâcher. « Demander des comptes à des gens qui utilisent l'argent des Français, ce n'est en aucun cas régler ses comptes. »
Cette chanson est un merci. À un élu qui a fait ce pour quoi on l'a élu, et à qui l'on a tout fait payer. « Je vais garder la tête haute et je vais promettre à tous les Français qui me suivent que je ne céderai rien. »
Les citations, les auditions et les chiffres sont réels.
Paroles
[Intro : Charles Alloncle, Le Figaro]
« Je jure de dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. »
[COUPLET 1]
Il avait une boîte, cent cinquante salariés,
Des factures à dix euros qu'il fallait justifier,
Puis un soir de dissolution, il a tout plaqué :
Un député parmi 577, que personne ne connaissait.
On lui confie l'enquête : 4 milliards à éclairer,
L'argent de ceux qui paient… et personne n'y était jamais allé.
[PRÉ-REFRAIN]
Ils ont levé la main droite devant la République,
Ils ont juré… et beaucoup ont menti.
[REFRAIN]
Toute la vérité ! Rien que la vérité !
Ils ont menti, ils ont crié, lui n'a rien lâché !
Toute la vérité ! Rien que la vérité !
Merci Charles, au nom de ceux qui paient !
[COUPLET 2]
Il a levé des couvercles que personne n'avait levés :
Un milliard par an pour les producteurs amis,
Treize jeux par jour, et le karaoké du soir
À 250 millions en dix ans, faut le voir !
Des suites au Majestic à 1 700 la nuit,
Quand le règlement dit 90… mais ça, c'est pour les petits.
Et la reine de l'enquête, qui fait de l'argent privé une affaire publique,
A fait de son salaire public une affaire privée.
80 millions de déficit, et l'on vous dit que vous ne donnez pas assez…
Mais quand les caméras s'éteignent, ils vont défendre les copains.
[REFRAIN]
[COUPLET 3]
Alors le système a sorti l'artillerie :
Une tribune de vedettes pour qu'on arrête tout ici,
Des juristes, des plaintes, « maccarthyste », « procureur »,
Et dans la salle, un député : « T'inquiète, toi, on va te régler. »
On l'a pris en filature, on a photographié sa porte,
Des menaces de mort écrites à la main sont arrivées,
On a sali son père sur un plateau télé,
Et on lui laisse dix jours pour 400 pages à rédiger…
Adopté à une voix près : le rapport a tenu bon !
[REFRAIN]
[PONT]
Dans un café, un patron lui a serré la main :
« Merci. Pour une fois, on s'est sentis respectés. »
Des lettres, des cartes, des inconnus dans la rue :
« Ne lâchez rien, vous nous avez rendu la foi. »
Une cible en mouvement ne tombe pas…
Alors il a marché, il a marché, il a marché.
[DERNIER COUPLET]
Demander des comptes, c'est pas régler ses comptes :
C'est le droit de ceux qui se saignent chaque mois !
Il n'a pas changé le système en six mois,
Mais il lui a pris ce qui le protégeait le mieux : le silence.
Rien ne résiste au travail, rien ne résiste à la vérité,
Et la tête haute, il l'a promis : « Je ne céderai rien ! »
[Refrain] ×2
[Outro]
Toute la vérité !
« Je vais garder la tête haute… je ne céderai rien. » (Charles Alloncle, LEGEND)