Ce qui s'est passé
🇫🇷 François Hollande revient dans l’actualité politique à l’approche de 2027. Pour ses 72 ans, 500 affiches portant le slogan « Lui président » ont été imprimées par des soutiens et placardées dans plusieurs villes. L’ancien président prépare aussi un livre annoncé pour le 3 septembre et laisse ouverte l’hypothèse d’une candidature. Cette communication remet en avant son bilan de 2012 à 2017, notamment la retraite à 60 ans pour 650 000 Français.
La chanson confronte ce retour à quelques marqueurs restés célèbres du quinquennat : « Mon adversaire, c’est le monde de la finance », la promesse d’« inversion » de la courbe du chômage, l’évolution de la dette et l’affaire des « sans-dents », formule rapportée par Valérie Trierweiler et contestée par François Hollande. Le refrain joue sur l’impression de déjà-vu créée par « Lui président » et par le retour d’un ancien chef de l’État dans le jeu présidentiel. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française de cabaret vive et ironique : guitare acoustique manouche, clarinette, basson, cordes pizzicato, contrebasse, caisse claire sèche et trombone bouché, portés par une voix de ténor théâtrale et narrative.
Paroles
[HOOK]
Cinq cents affiches : « Lui président »,
François Hollande revient doucement.
Le livre arrive, l’Élysée reste au loin,
Et soudain deux-mille-douze revient.
[COUPLET 1]
Au Bourget, on connaît la chanson :
« Mon adversaire, c’est le monde de la finance ».
Puis cinq années ont passé sous les lampions,
Et la formule est restée dans les mémoires.
La dette, elle, a continué de monter,
De mille neuf cents à plus de deux mille milliards.
Alors quand ressort le vieux portrait,
Le passé remonte avec le placard.
[PRÉ-REFRAIN]
On repeint l’affiche, on ressort le bilan,
On change le cadre, pas les souvenirs d’antan.
[REFRAIN]
« LUI PRÉSIDENT ! » — tiens, ça me dit quelque chose,
« LUI PRÉSIDENT ! » — le vieux disque qu’on repose.
François Hollande revient dans le décor,
Deux-mille-douze résonne encore.
On peut sourire au nouveau scénario :
Même personnage, nouvelle photo.
[COUPLET 2]
Il promettait « l’inversion » du chômage,
La courbe devait changer de direction.
Aujourd’hui les soutiens ressortent les images,
Et vantent les mesures du quinquennat d’avant.
Six cent cinquante mille retraites à soixante ans,
Voilà l’un des chiffres mis sur l’affiche.
Pendant qu’Édouard Philippe parle en travaillant plus,
Hollande reprend tranquillement sa fiche.
[PRÉ-REFRAIN]
On repeint l’affiche, on ressort le bilan,
On change le cadre, pas les souvenirs d’antan.
[REFRAIN]
« LUI PRÉSIDENT ! » — tiens, ça me dit quelque chose,
« LUI PRÉSIDENT ! » — le vieux disque qu’on repose.
François Hollande revient dans le décor,
Deux-mille-douze résonne encore.
On peut sourire au nouveau scénario :
Même personnage, nouvelle photo.
[PONT]
Et les fameux « sans-dents » reviennent au passage,
Mais prudence : Trierweiler rapportait ces mots.
Hollande en contesta le sens et l’usage,
Même les vieux refrains ont leurs astérisques de trop.
Un livre, un débat, décembre en ligne de mire,
Pas de candidature encore à inscrire.
Le feuilleton recommence à petits pas,
Avec cette question : jusqu’où ira-t-il cette fois ?
[DERNIER REFRAIN]
« LUI PRÉSIDENT ! » — tiens, ça me dit quelque chose,
« LUI PRÉSIDENT ! » — le vieux disque qu’on repose.
François Hollande revient dans le décor,
Deux-mille-douze résonne encore.
On peut sourire au nouveau scénario :
Même personnage, nouvelle photo.