Ce qui s'est passé
🔥 De nouvelles photos publiées en août 2026 montrent Emmanuel Macron en vacances au fort de Brégançon, à Bormes-les-Mimosas, dans le Var, sur un jet-ski et avec des lunettes de soleil. Elles apparaissent au terme d’un été marqué par de très importants incendies : plus de 116 000 hectares ont brûlé en France, dont plus de 40 000 en Gironde. Dans le Var, 6 000 personnes ont été évacuées et 41 maisons détruites. Quelques semaines auparavant, à Fontainebleau, Emmanuel Macron disait aux secours : « Je sais que vous êtes fatigués par les derniers jours ».
La chanson construit sa satire sur ce contraste visuel entre Brégançon et les territoires touchés par les flammes. Elle passe de la Gironde au Var, rappelle la mobilisation des pompiers et reprend les paroles présidentielles avant de faire du « MACRON EN JET-SKI ! » son refrain. Son propos tient dans cette carte postale estivale jugée malvenue : lunettes, mer et villégiature présidentielle face aux images d’incendies et d’évacuations. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française ironique sur un léger rythme de tango, portée par mandoline, marimba, tuba, trompette bouchée, basse acoustique, batterie aux balais et saxophone alto. Une voix de ténor masculine, nette et moqueuse, garde le texte au premier plan.
Paroles
[HOOK]
La France brûle, Brégançon prend le soleil,
Macron sort le jet-ski, lunettes sur le nez.
Cent seize mille hectares partis cet été,
Et la photo de vacances vient tout résumer.
[COUPLET 1]
En Gironde, quarante mille hectares brûlés,
Des communes évacuées, des familles déplacées.
Dans le Var, les pompiers ont tenu dix-huit jours,
Huit cent cinquante hommes engagés tour à tour.
Pendant que les flammes dévoraient le terrain,
Brégançon retrouvait son décor estival.
Pas besoin d’inventer le même instant précis :
Le contraste est déjà là, posé sur le jet-ski.
[PRÉ-REFRAIN]
À Fontainebleau, Macron disait aux soldats du feu :
« Je sais que vous êtes fatigués par les derniers jours ».
Puis voilà les lunettes et Brégançon dehors :
Sacré changement d’image, sacré changement de décor.
[REFRAIN]
MACRON EN JET-SKI ! Lunettes au soleil !
La France compte ses feux, Brégançon se réveille.
MACRON EN JET-SKI ! Voilà la carte postale :
Cent seize mille hectares, l’image tombe très mal.
Moins de belles photos, un peu plus de sérieux :
Quand la France brûle, ça saute aux yeux.
[COUPLET 2]
L’Élysée lui-même parlait d’une saison
« exceptionnellement intense » pour les incendies.
Six mille évacués dans le Var cet été,
Quarante et une maisons entièrement détruites.
Et pendant que le pays additionne les dégâts,
Voici Brégançon, ses lunettes et ses éclats.
Pour la communication, le cliché est parfait :
Pour le sens du moment, on repassera après.
[PRÉ-REFRAIN]
Macron disait aussi : « Je tenais à venir vous voir
Pour vous remercier, pour vous encourager ».
Les pompiers ont continué à tenir jusqu’au soir,
Puis les photos de vacances ont pris le relais.
[REFRAIN]
MACRON EN JET-SKI ! Lunettes au soleil !
La France compte ses feux, Brégançon se réveille.
MACRON EN JET-SKI ! Voilà la carte postale :
Cent seize mille hectares, l’image tombe très mal.
Moins de belles photos, un peu plus de sérieux :
Quand la France brûle, ça saute aux yeux.
[PONT]
Le jet-ski présidentiel, ce n’est pas nouveau,
Brégançon connaît déjà le costume de bain.
Mais quand les hectares partent par dizaines de milliers,
Il y a des cartes postales qu’on ferait mieux d’éviter.
Pas besoin d’accuser, pas besoin d’en rajouter :
Macron, les lunettes, et la France incendiée.
[DERNIER REFRAIN]
MACRON EN JET-SKI ! Lunettes au soleil !
La France compte ses feux, Brégançon se réveille.
MACRON EN JET-SKI ! Voilà la carte postale :
Cent seize mille hectares, l’image tombe très mal.
Moins de belles photos, un peu plus de sérieux :
Quand la France brûle, ça saute aux yeux.