Ce qui s'est passé
🇫🇷 François Hollande réapparaît dans une campagne de 500 affiches « Lui président », déclinées en rose, turquoise et jaune, en France et jusqu’au Japon. La formule renvoie directement à son célèbre « Moi président de la République » de 2012. La chanson confronte cette opération nostalgique aux épisodes restés associés à son quinquennat : promesse d’inverser la courbe du chômage, taxe à 75 %, fermeture annoncée de Fessenheim, projet de déchéance de nationalité, recours au 49.3 pour la loi Travail, affaire Cahuzac et publication d’Un président ne devrait pas dire ça…
« Lui président » transforme les affiches en fil rouge : peut-on repeindre cinq années de pouvoir avec quelques couleurs et un slogan ? Le refrain oppose directement communication et mémoire politique — « Les slogans passent, les faits restent devant » — jusqu’au renoncement de François Hollande à briguer un second mandat en 2017. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, c’est une chanson à texte en valse musette à 108 BPM : bandonéon, piano droit, contrebasse pincée, cornet bouché, clarinette basse, caisse claire aux balais et touches de vibraphone. Une voix de baryton théâtrale porte le refrain comme une vieille rengaine électorale revenue hanter les murs.
Paroles
[HOOK]
Cinq cents affiches : « Lui président »,
Rose et turquoise pour refaire le portrait.
Mais sous les couleurs du bon vieux temps,
Il reste cinq années qu’on n’efface jamais.
[COUPLET 1]
« Moi président de la République »,
La formule avait marqué la campagne.
Puis la courbe du chômage à inverser,
Promise en un an, mais jamais retournée.
La taxe à soixante-quinze pour cent,
Censurée d’abord, bricolée autrement.
Fessenheim devait fermer ses portes,
Elle tournait encore quand Hollande est parti.
[PRÉ-REFRAIN]
On peut remettre du rose et du jaune,
Mais pas repeindre tout un quinquennat.
[REFRAIN]
LUI PRÉSIDENT, LUI PRÉSIDENT,
Ils repeignent le bilan maintenant.
Cinq cents affiches, mille jolies couleurs,
Mais cinq ans restent dans la tête des électeurs.
LUI PRÉSIDENT, LUI PRÉSIDENT,
Les slogans passent, les faits restent devant.
[COUPLET 2]
Après les attentats : la déchéance,
Annoncée, débattue, puis abandonnée.
Sous Manuel Valls, pour la loi Travail,
Le quarante-neuf trois revient sans voter.
Puis Cahuzac, ministre du Budget,
Avoue son compte caché à l’étranger.
Et Un président ne devrait pas dire ça…
Étale au grand jour les mots de l’Élysée.
[PRÉ-REFRAIN]
On peut remettre du rose et du jaune,
Mais pas repeindre tout un quinquennat.
[REFRAIN]
LUI PRÉSIDENT, LUI PRÉSIDENT,
Ils repeignent le bilan maintenant.
Cinq cents affiches, mille jolies couleurs,
Mais cinq ans restent dans la tête des électeurs.
LUI PRÉSIDENT, LUI PRÉSIDENT,
Les slogans passent, les faits restent devant.
[PONT]
Vingt pour cent de satisfaits au plus bas,
Et puis Hollande renonce au second tour de piste.
Pas candidat pour remettre ça,
Premier sortant de la Cinquième à quitter la piste.
De Bordeaux jusqu’au Japon, l’affiche voyage,
Mais cinq cents posters ne changent pas le bilan.
[DERNIER REFRAIN]
LUI PRÉSIDENT, LUI PRÉSIDENT,
Ils repeignent le bilan maintenant.
Cinq cents affiches, mille jolies couleurs,
Mais cinq ans restent dans la tête des électeurs.
LUI PRÉSIDENT, LUI PRÉSIDENT,
Les slogans passent, les faits restent devant.