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CONGRÈS DU RN : LES VRAIS FACHOS SONT À GAUCHE, ET ILS INTERDISENT LA DÉMOCRATIE

24 octobre 20267:00
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Orléans, samedi 24 octobre 2026. Le RN, premier parti de France (32 à 36 % au premier tour, Ifop), tient son congrès au CO'Met. Pour protéger ce congrès légal : près de 3 000 policiers et gendarmes, deux blindés, des lanceurs d'eau, les vitrines sous contreplaqué, le tram coupé, un couvre-feu pour les moins de 15 ans. En face, toute la gauche : Olivier Faure, battu à 14,5 % à la primaire après avoir refusé « toute alliance avec Mélenchon », défile avec le maire LFI Bally Bagayoko ; Marine Tondelier, 2 % dans les sondages ; Raphaël Glucksmann, que personne ne suit. Le fascisme, c'étaient des bandes dans la rue et des réunions empêchées : regardez qui bâillonne.

Satire : exagération et second degré. Images d'Orléans ce samedi et des plateaux télé ; chiffres et citations de la presse.

Paroles

[Couplet 1] Orléans, un samedi d'octobre, la cathédrale se tait, 3 000 casques dans les rues, deux blindés, des canons à eau, Les vitrines sous le contreplaqué, le tram coupé, les parcs fermés, Un couvre-feu pour les enfants… tout ça pour un congrès. Un parti légal, le premier de France, plus de 30 % des voix, Qui vient élire son président, comme le permet la loi, Et toute la gauche descend, drapeaux rouges en avant, Pour que ces gens-là, chez eux, n'aient pas le droit de parler. [Refrain] Qui sont les fascistes ? Ceux qui parlent, ou ceux qui bâillonnent ? Ceux qui votent, ou ceux qui cassent quand l'urne ne leur pardonne ? Le fascisme, c'est la rue qui dicte sa loi aux institutions, Le fascisme, c'est la peur érigée en opinion. Regardez qui marche ce matin sur Orléans : Les vrais fachos sont à gauche… et ils interdisent la démocratie. [Couplet 2] Olivier Faure, le temps d'une primaire, jouait au républicain, « Pas d'alliance avec Mélenchon », les excès de LFI « inexcusables »… 14 % chez les siens, battu, humilié à la maison, Et dix jours plus tard le voilà dans la rue, bras dessus bras dessous Avec le maire insoumis qui jure que « LFI, c'est la solution ». « Je ne viens pas perturber », dit-il… mais il vient quand même, Dans une ville en état de siège, où 3 000 casseurs sont annoncés. Faute de voix dans les urnes, il cherche un peu de bruit sur le pavé. [Couplet 3] Et les écologistes ? 2 % dans les sondages, Pas un fleuve plus propre, pas un degré de moins, mais toujours au premier rang des blocages. Marine Tondelier n'a rien pour le climat, et tout contre un vote : Quand le RN obtient deux strapontins, elle pleure « la parole donnée ». Son écologie, c'est le bâillon ; son parti, c'est un cortège ; Le vert n'est plus qu'une couleur sur une bannière de siège. [Refrain] [Couplet 4] Raphaël Glucksmann, champion de ce qu'on ose appeler la social-démocratie, 66 % d'une primaire à 120 000 voix, et déjà plus personne derrière lui. Il dit « la bataille se gagne dans les urnes »… et qui l'écoute ? Tondelier lui reproche « le repli », Ruffin lui tourne le dos, Faure défile sans lui, Mélenchon le toise de ses 16 %. Un candidat sans troupes, un chef que personne ne suit : La social-démocratie, c'est un homme seul sur un plateau, Pendant que sa gauche défile pour interdire aux autres de parler. [Pont] Le fascisme, souvenez-vous, ce n'était pas un sondage. C'était des bandes dans la rue, des réunions empêchées, des salles saccagées, C'était refuser le verdict des urnes, mépriser les institutions, C'était la violence politique érigée en opinion. Alors regardez qui bloque, qui casse, qui menace, qui bâillonne, Qui traite de « fasciste » le vote d'un tiers de la nation… La gauche est devenue ce qu'elle prétend combattre : Le vrai fascisme a changé de camp, et il porte un drapeau rouge. [Couplet 5] Et les macronistes, qui ont ouvert la cage à cette bête ? En 2024, 126 députés, premier groupe de France, Pas un seul poste au Bureau, pas une vice-présidence : Un « déni de démocratie » signé par le centre et la droite. Attal rêve encore d'une « grande coalition », de Glucksmann jusqu'à la droite, Les castors refont leur barrage, dix ans qu'ils empilent les branches, Et chaque barrage nourrit la rue, chaque exclusion nourrit la casse : Les idiots utiles du vrai fascisme, ce sont eux, les bâtisseurs de digues. [Refrain] [Final] Demain, à Orléans, une femme montera sur une scène, Elle parlera, comme la loi le permet, à 10 000 personnes qui l'attendent, Et dehors, les mêmes voudront encore empêcher qu'on l'entende. « On n'arrêtera rien du tout, c'est eux qui vont s'arrêter. » La démocratie, c'est simple : on parle, on vote, on perd, on recommence. Ceux qui l'interdisent ont un nom… et ce n'est pas celui qu'ils crient. [Outro] Les vrais fachos sont à gauche. Et ils interdisent la démocratie.