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PÈRE HAMEL, BELTRAME, LOLA, THOMAS... MACRON, VOICI LES MARTYRS QUE TU PIÉTINES !

25 octobre 20266:15
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Trappes et La Verrière (Yvelines), vendredi 23 octobre 2026 : un homme tire en rafales sur des passants. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, est tué ; cinq personnes sont blessées, dont une fillette de 12 ans. Le parquet national antiterroriste est saisi pour un attentat raciste. Le soir, à Trappes, Emmanuel Macron déclare : « C'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne. » La première fois ? Toulouse 2012, l'Hyper Cacher, Ilan et Sarah Halimi, Mireille Knoll, le père Hamel, la basilique de Nice, Arnaud Beltrame, Magnanville, Samuel Paty, Dominique Bernard… Dans la nuit, il rectifie sur X : « Aucune douleur ne doit être hiérarchisée. » Cette chanson rend leur nom à tous, y compris aux victimes de Trappes, et à ceux qu'on ne nomme jamais : Lola, Thomas, Philippine.

En ouverture, la vraie voix d'Emmanuel Macron à Trappes, le 23 octobre 2026. Les images viennent des hommages et des obsèques.

Paroles

[Couplet 1] Un vendredi à Trappes, Pengo est tombé sous les balles, Une enfant de 12 ans se bat encore pour la vie, Et la France a pleuré, car toute mort est égale… Puis tu as pris la parole, et tu as tout trahi. « La première fois », as-tu dit devant les caméras, Comme si avant ce jour la France était vide, Comme si nos morts d'hier n'avaient jamais été là, Une phrase, et mille tombes rayées d'un trait livide. [Refrain] Père Hamel, Beltrame, Lola, Thomas, Macron, voici les martyrs que tu piétines ! Ils dorment sous nos croix, Et leur sang crie encore au cœur de nos collines. Regarde-les, Macron, regarde-les en face, Ce n'était pas la première fois, ce n'était pas la dernière, La France a une mémoire que rien ne remplace, Et ce soir elle se lève, pour eux, tout entière. [Couplet 2] À Toulouse, un matin, devant l'école Ozar Hatorah, Myriam avait 8 ans, la mort l'a prise par les cheveux, Arié et Gabriel sont tombés dans les bras de leur papa, Porte de Vincennes, l'Hyper Cacher, un vendredi de feu. Mireille Knoll avait fui la rafle quand elle était enfant, On l'a tuée chez elle, à 85 ans, Tu dis « première fois » ? Va le dire à leurs tombes, Va le dire aux familles qui pleurent depuis si longtemps. [Couplet 3] Un prêtre de 85 ans célébrait la messe, À Saint-Étienne-du-Rouvray, un matin de juillet, On l'a égorgé sur l'autel, au cœur de sa promesse, Il a crié « Va-t'en, Satan ! », puis il s'est tu à jamais. À Nice, dans la basilique, Simone, en mourant, A soufflé : « Dites à mes enfants que je les aime », Et nos clochers flambent, Nantes, Saint-Omer, et pourtant Tu regardes ailleurs, et l'Élysée reste le même. [Refrain] [Couplet 4] Arnaud Beltrame s'est avancé pour prendre sa place, Un colonel de France, une otage, un supermarché, Samuel Paty, Dominique Bernard, deux maîtres dans leur classe, Morts d'avoir appris aux enfants à penser. Jean-Baptiste et Jessica, tués sous les yeux de leur fils, 130 au Bataclan, et la Promenade en sang, Et toi tu dis « première fois » comme on cède à un caprice, Comme un élève distrait qui n'a rien appris du temps. [Pont] Et il y a les autres, ceux qu'on ne nomme jamais : Lola, 12 ans, dans une malle, au pied de chez elle, Thomas, 16 ans, un soir de novembre, un bal à Crépol, Philippine, au bois de Boulogne, et l'expulsion jamais faite. Pour eux, pas de « tournant », pas un mot, pas une chandelle, Le racisme anti-français, chez toi, n'existe pas… « Aucune douleur ne se hiérarchise », tu l'as écrit dans la nuit. Alors dis-moi, Macron : pourquoi tu ne les nommes pas ? [Couplet 5] Tu as dit à Alger : « crime contre l'humanité », Tu demandes pardon au monde entier, à genoux, Tu fais de notre histoire une longue culpabilité, Et tu nous dis tout bas que la honte, c'est nous. Mais la France a une âme qu'on ne peut pas éteindre, Elle se souvient des siens, de ses saints, de ses soldats, Elle n'a pas besoin, Macron, que tu viennes la plaindre, Elle a besoin qu'on se souvienne. Et toi, tu ne te souviens pas. [Refrain] [Outro] Père Hamel, Beltrame, Lola, Thomas, Myriam, Samuel, Simone… et Pengo, à Trappes. Ils n'ont pas de « première fois » : ils ont un nom. Et ce nom, nous le chanterons.