Ce qui s'est passé
🇫🇷 Yaël Braun-Pivet est au cœur d’une nouvelle polémique autour du futur pavillon d’accueil de l’Assemblée nationale, au Palais-Bourbon, quai d’Orsay à Paris. Le projet, évalué à près de 53 millions d’euros, doit remplacer un bâtiment ancien et représenter plusieurs milliers de mètres carrés, en grande partie sous terre. Face aux critiques, la présidente de l’Assemblée s’est dite « dépassée » et a affirmé que « Tous ceux qui ont vu les plans, le projet, visité le site sont enthousiastes ». Une pétition contre le projet a dépassé 113 000 signatures.
La chanson reprend cette controverse sur un ton mordant : coût du chantier, architecture de verre, pétition, opposition de Stéphane Bern, demandes de réexamen et appel à l’abandon du pavillon. Son refrain transforme le mot « dépassée » en slogan et interpelle directement le Palais-Bourbon : « arrêtez les frais ! ». Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau adopte une chanson française orchestrée : grand piano, cordes chaleureuses, accordéon discret, contrebasse et batterie aux balais, portés par une voix de baryton narrative et un crescendo cinématographique.
Paroles
[HOOK]
Yaël Braun-Pivet se dit « dépassée »,
Par ce pavillon tant contesté.
Cinquante-trois millions pour une entrée,
Et maintenant, faudrait applaudir ?
[COUPLET 1]
Au Palais-Bourbon, quai d’Orsay,
Le bâtiment ancien doit s’effacer.
Quatre mille mètres carrés à refaire,
Et des volumes de verre en pleine lumière.
Cinquante-trois millions, voilà l’addition,
Pour la nouvelle entrée de l’Assemblée.
Qu’ils viennent des réserves ou d’un autre fonds,
Cinquante-trois millions restent cinquante-trois millions.
[PRÉ-REFRAIN]
La contestation monte de tous côtés,
Et Braun-Pivet répond : « dépassée ».
[REFRAIN]
DÉPASSÉE ? ALORS ABANDONNEZ !
CE PAVILLON, ON N’EN VEUT PAS !
Cinquante-trois millions à dépenser,
Pour une entrée, ça ne passe pas.
DÉPASSÉE ? ALORS ABANDONNEZ !
Palais-Bourbon, arrêtez les frais !
[COUPLET 2]
Cent treize mille signatures s’empilent,
« Non à l’enlaidissement de Paris ».
Yaël Braun-Pivet répond aux critiques :
« Tous ceux qui ont vu les plans, le projet,
visité le site sont enthousiastes ».
Stéphane Bern, lui, a signé la pétition,
Et les députés réclament l’« abandon pur et simple ».
Quand la colère grimpe à cent mille noms,
Il devient difficile de dire qu’elle est invisible.
[PRÉ-REFRAIN]
Les critiques, dit-elle, « fusent sur un projet
que les gens ne connaissent pas ».
Mais quand tant de Français disent non,
L’Assemblée peut aussi les entendre.
[REFRAIN]
DÉPASSÉE ? ALORS ABANDONNEZ !
CE PAVILLON, ON N’EN VEUT PAS !
Cinquante-trois millions à dépenser,
Pour une entrée, ça ne passe pas.
DÉPASSÉE ? ALORS ABANDONNEZ !
Palais-Bourbon, arrêtez les frais !
[PONT]
Sites et Monuments dit « dépense somptuaire »,
Et la juge même « incompréhensible ».
Le pavillon peut encore être abandonné,
Alors qu’on écoute ceux qui l’ont contesté.
Sébastien Chenu, Hélène Laporte,
Demandent eux aussi qu’on réexamine l’affaire.
[DERNIER REFRAIN]
DÉPASSÉE ? ALORS ABANDONNEZ !
CE PAVILLON, ON N’EN VEUT PAS !
Cinquante-trois millions à dépenser,
Pour une entrée, ça ne passe pas.
DÉPASSÉE ? ALORS ABANDONNEZ !
Palais-Bourbon, arrêtez les frais !