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« Vous êtes tous trop durs avec moi » : Macron, la chanson de fin de règne

4 novembre 20264:38
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Une chanson moqueuse sur la fin de règne, d'après les extraits parus dans la presse du livre de Françoise Degois, « Vous êtes tous trop durs avec moi » (Robert Laffont, 5 novembre 2026) : deux ans de messages Telegram avec Emmanuel Macron, publiés sans son autorisation selon Marianne.

Les citations entre guillemets viennent de ces extraits (Le Figaro, Marianne, franceinfo, L'Express), parfois raccourcies pour la rime : « Je m'ennuie… Mario Draghi et Angela Merkel me manquent terriblement » ; « Pas d'accord » sur le « ratage total » de la dissolution ; « Démissionner ? Jamais ! » ; « On lui a trop donné » sur Gabriel Attal ; « ils courent à la gamelle RN au galop » ; « Oui parfois les choses me pèsent », puis « Non, elles ne me pèsent pas » ; « dix ans, c'est une époque » ; « je n'irai chez personne ». Le texte intégral du livre n'a pas été lu pour écrire cette chanson. La dette : près de 3 600 milliards d'euros fin juin 2026 (Insee). Le reste est de la satire.

Chanson satirique, images de presse.

Paroles

[Intro] Vous êtes tous trop durs… [Couplet 1] Le soir, dans son palais, il tapote au téléphone, Deux ans de petits mots, quand il n'a plus personne. Une dame les garde, et voilà le beau livre : La fin d'un règne écrit, qui s'amuse à survivre. « Je m'ennuie », écrit-il, de Bruxelles, un matin, « Draghi et Merkel me manquent », quel chagrin ! Dix ans à l'Élysée, et il cherche un copain, Le roi s'ennuie, le pays, lui, se serre les reins. [Refrain] Vous êtes tous trop durs avec moi ! Moi qui vous ai tant donné, et vous ne m'aimez pas ! La dette, les colères, c'est la faute à pas de chance, Vous êtes tous trop durs, et ingrate est la France ! Vous êtes tous trop durs avec moi ! « Démissionner ? Jamais ! » Et il ne part pas ! Tout le monde s'en va, mais lui, il reste là, Vous êtes tous trop durs avec moi ! [Couplet 2] « Ratage total ! » lui dit-on, pour la dissolution. « Pas d'accord », répond-il, et point de discussion. « Ça a bloqué le RN, j'en suis sûr ! » dit le roi, Et le RN applaudit, tout là-haut sur son toit. « Vous n'avez pas gagné ! » lance-t-il à la gauche, Castets à Matignon ? C'est non, pas d'embauche ! Et les gens de la droite ? Il en a le cœur gros : « Ils courent à la gamelle RN, au galop ! » [Refrain] [Couplet 3] Attal, son beau petit, qu'il avait fait si grand : « On lui a trop donné. Trop. Tout le temps. » « On a fermé les écoutilles », et pour longtemps, Le fils a pris le large, et le père est dedans. « Si on suspend, c'est le pays qu'on met dans la merde ! » On a suspendu quand même : encore une qu'il perd. Il décrète, il écrit, il s'agite, il se fâche, Et plus personne, au palais, ne lui répond, le lâche ! [Pont] « Oui, parfois, les choses me pèsent », écrit-il, un soir. Et juste après : « Non, elles ne me pèsent pas », faut voir ! En même temps, jusqu'au bout, jusque dans le chagrin… « Dix ans, c'est une époque »… Et l'époque prend le train. [Couplet 4] Et demain, le petit roi ? « Je n'irai chez personne ! » « Ni employé, ni obligé », que ça sonne ! « Du business, ce sera le mien, plutôt hors de France » : Il nous laisse la note, et il part en vacances ! Trois mille six cents milliards, un pays sans boussole, Un palais où l'on tourne en rond, et qui s'affole. La fin d'un règne, enfants, ça ne fait pas de bruit : C'est un homme tout seul, qui écrit dans la nuit. [Refrain final] Vous êtes tous trop durs avec moi ! Moi qui vous ai tant donné, et vous ne m'aimez pas ! La dette, les colères, c'est la faute à pas de chance, Vous êtes tous trop durs, et ingrate est la France ! Vous êtes tous trop durs avec moi ! Encore quelques mois, et puis il s'en ira ! Et quand il sera loin, il écrira, je crois : Vous étiez tous trop durs avec moi ! [Outro] Pas d'accord.