Ce qui s'est passé
🇫🇷 En 2025, 52,4 % des poulets consommés en France étaient importés, contre 50,4 % l’année précédente. Dans le même temps, la production française progressait de 1,7 % tandis que la consommation augmentait de 3,3 %, et le taux d’autosuffisance reculait à 67 %. Les importations de viandes et préparations de volailles ont atteint 978 000 tonnes. Annie Genevard a résumé l’enjeu ainsi : « Un poulet sur deux consommé en France est importé. C’est inadmissible. »
La chanson fait parler les éleveurs français face à ce décalage. Des bâtiments d’élevage aux rayons de restauration et aux plats préparés, elle oppose la capacité de produire en France à une part importée devenue majoritaire. Son refrain, « DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES ! », transforme le constat en revendication directe : produire davantage ici et redonner des débouchés aux élevages français. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française acoustique et entraînante : guitare douze cordes, violon folk, harmonica, basson et tuba doux soutiennent une voix de ténor masculine robuste, avec tambourin et caisse claire aux balais pour garder l’élan du refrain.
Paroles
[HOOK]
Un poulet sur deux vient de l’étranger,
Pendant qu’ici on sait encore l’élever.
Nous, les éleveurs, on pose la question :
Pourquoi l’import gagne nos assiettes ?
[COUPLET 1]
On nourrit, on soigne, on se lève tôt,
On connaît nos bâtiments, nos troupeaux.
Plus d’un poulet sur deux nous vient d’ailleurs,
Et la part importée grimpe encore.
Annie Genevard l’a dit sans détour :
« Un poulet sur deux consommé en France
est importé. C’est inadmissible. »
Nous, on demande : pourquoi pas les nôtres ?
[PRÉ-REFRAIN]
Vous en mangez toujours davantage,
Nous pouvons en produire au village.
Puisqu’on sait encore élever ici,
Remettons du français dans les rôtis !
[REFRAIN]
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !
On sait l’élever, on sait le faire,
Alors donnons du travail à nos terres !
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !
[COUPLET 2]
La consommation monte de trois points,
La production avance deux fois moins.
Notre autonomie tombe à soixante-sept,
Et l’étranger remplit toujours l’assiette.
Découpes, plats préparés, restauration,
C’est là que s’installe l’importation.
Presque un million de tonnes sont entrées,
Pendant qu’ici on veut encore élever.
[PRÉ-REFRAIN]
Plus d’un milliard et demi de déficit,
Et le renouvellement, lui, s’effrite.
On ne demande ni faveur ni médaille,
Mais de produire ce qu’on met sur la table.
[REFRAIN]
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !
On sait l’élever, on sait le faire,
Alors donnons du travail à nos terres !
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !
[PONT]
Deux millions deux, puis un million cinq,
Notre production a perdu du terrain.
Pendant ce temps, l’appétit a grandi,
Et l’import a pris la place ici.
La souveraineté, ce n’est pas du décor :
Elle commence aussi dans le poulet qu’on sort.
Quand on peut le produire dans nos élevages,
Pourquoi le faire venir davantage ?
[DERNIER REFRAIN]
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !
On sait l’élever, on sait le faire,
Alors donnons du travail à nos terres !
DU POULET FRANÇAIS DANS NOS ASSIETTES !