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NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS : SAINT-DIVY ET ROBION REFUSENT L’OUBLI

9 août 20263:39
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🇫🇷 À Saint-Divy, dans le Finistère, la reproduction du calvaire de Kerdalaès, dont l’original remontait à 1652, doit être retirée après une décision du tribunal administratif de Rennes. À Robion, dans le Vaucluse, la Croix de Corilou doit être déplacée sur un terrain privé. Le maire Patrick Sintès résume l’attachement local en deux phrases : la croix « a toujours été là » et « elle fait partie du paysage ». À Quasquara, en Corse-du-Sud, une autre croix installée à l’entrée du village a également fait l’objet d’un recours.

La chanson traverse ces trois lieux et met surtout en avant ceux qui refusent de laisser disparaître ce patrimoine : au Lion-d’Angers, SOS Calvaires fédère des milliers de bénévoles autour de la restauration des croix et calvaires. Elle reprend l’image concrète des marteaux, des pinceaux, de la pierre et du bois, et insiste sur une relève qui apprend à restaurer plutôt qu’à abandonner. Son refrain, « NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! », résume cette volonté de transmission.

Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française orchestrée : piano, cordes chaudes, violoncelle, violon, cor français, accordéon discret et contrebasse autour d’une voix de baryton narrative. Le tempo modéré et l’ampleur progressive des cordes donnent au texte un ton grave, patrimonial et lumineux.

Paroles

[HOOK] À Saint-Divy, la croix doit partir, À Robion, on veut la déplacer. Pendant qu’un tribunal veut les retirer, Des milliers de mains viennent les relever. [COUPLET 1] À Kerdalaès, la croix venait de loin, L’original datait de seize cent cinquante-deux. Une copie revient sur l’ancien chemin, Et le tribunal dit : c’est du nouveau. « Ni une restauration, ni le remplacement » : Voilà les mots qui condamnent le calvaire. Six mois pour retirer le monument, Trois siècles d’histoire face au règlement. [PRÉ-REFRAIN] On peut appliquer la loi sans oublier Ce que des générations ont voulu transmettre. [REFRAIN] NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! On les relève, pierre après pierre. NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! On les transmet, on les répare. Pas question de gommer nos calvaires, Quand des bénévoles les sauvent encore. NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! La relève est déjà dehors. [COUPLET 2] À Robion, Patrick Sintès répond : La croix « a toujours été là ». « Elle fait partie du paysage » : Pas besoin d’un discours au-delà. Le tribunal veut qu’on la déplace, Et qu’elle trouve un terrain privé. Mais au Lion-d’Angers, dans l’atelier, Quatre mille bâtisseurs viennent réparer. [PRÉ-REFRAIN] Marteaux, pinceaux, pierre et bois : La génération suivante est déjà là. [REFRAIN] NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! On les relève, pierre après pierre. NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! On les transmet, on les répare. Pas question de gommer nos calvaires, Quand des bénévoles les sauvent encore. NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! La relève est déjà dehors. [PONT] À Quasquara, soixante habitants, Une croix à l’entrée, un recours devant. À Saint-Divy, à Robion, même question : Que fait-on de ce que transmettent les anciens ? Cinquante-deux mille croix référencées, Neuf cent cinquante-trois déjà restaurées. Ce ne sont pas des pierres abandonnées : Des jeunes sont là pour les relever. [DERNIER REFRAIN] NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! On les relève, pierre après pierre. NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! On les transmet, on les répare. Pas question de gommer nos calvaires, Quand des bénévoles les sauvent encore. NOS CROIX NE S’EFFACENT PAS ! La relève est déjà dehors.