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MACRON : HUIT MINUTES DE VENT, LA FRANCE EN CENDRES, L'EXTRÊME-GAUCHE DÉTRUIT TOUT

18 octobre 20264:13
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Dimanche 18 octobre 2026, 20 h. Au lendemain de la journée du 17 octobre, Emmanuel Macron s'adresse aux Français depuis l'Élysée, dans une allocution enregistrée de huit minutes. Le bilan de la veille : la mairie de Limoges incendiée et son campanile effondré, l'office de tourisme de Lyon brûlé, la mairie de Marseille envahie, la résidence du préfet de Bordeaux saccagée, près de 1 500 commerces touchés selon la Confédération des commerçants de France, plus de 2 000 interpellations et 600 blessés parmi les policiers, gendarmes et pompiers selon le ministre de l'Intérieur, un mort à Paris.

Et que dit le président ? « Un moment d'une extrême gravité. » « Des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants. » « Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse. » « De la colère, de la honte. » Le soutien aux forces de l'ordre, aux maires, aux commerçants, qui « ne seront pas laissés seuls » : « dès demain, le Premier ministre présidera une cellule de crise ». « Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser. » Sur la vie chère : « le prix des carburants qui trouve sa source dans le conflit lancé dans le golfe Persique, auquel la France n'a pas pris part », et « dès demain matin », il part « dans les pays du Golfe pour sécuriser nos approvisionnements ». Puis une « méthode » en trois points : les préfets pourront, « en lien avec les maires », interdire des rassemblements « quand il le faut » ; « l'ensemble des partis politiques » est appelé « à condamner sans ambiguïté toutes les violences », sans qu'un seul parti soit nommé ; et « il nous faut nous asseoir autour de la table », le Premier ministre « réunira dans les prochains jours ». « Nous serons intraitables. » « Nous sommes à six mois de notre élection présidentielle. » « Notre pays mérite une belle élection. » « Unité, calme et respect. »

Pas d'état d'urgence, pas de ministre démis, pas de sanction, pas d'annonce. Le matin même, la journaliste Eugénie Bastié avait publié une grille de bingo des formules attendues : « entendre la colère », « retour à l'apaisement », « responsabilité », « redonner des perspectives à notre jeunesse », « grande concertation ». Presque tout a été coché. Sur le plateau de franceinfo, à 20 h 10 : « c'est beaucoup pour pas beaucoup », « tout ça pour ça ». Et jamais, en huit minutes, les mots « La France insoumise » ou « Mélenchon », alors que le ministre de l'Intérieur lui-même a parlé de « la patte de l'ultra-gauche » et que le maire de Limoges a pointé ceux qui parlaient de « violence légitime ».

Cette chanson dit ce que beaucoup ont ressenti devant l'écran : du vent. Elle demande trois choses simples : de la fermeté réelle, un soutien concret aux commerçants et aux Français qui ont tout perdu, et une condamnation claire, nommée, de l'extrême gauche et de La France insoumise. Comme toute satire, elle use de l'exagération et de la caricature pour nourrir le débat public.

Les citations sont les siennes, mot pour mot.

Paroles

[INTRO INSTRUMENTALE 12 SECONDES] [COUPLET 1] Huit minutes montre en main, le palais dans la nuit, Le regard grave, la voix posée, le décor est servi. « Rien ne l'excuse », « la colère », « la honte », c'est parti, Sortez les grilles de bingo, on a tout coché, merci. Le soutien ? « Je veux le dire. » La cellule de crise ? « Demain. » Les commerçants comptent les vitrines, lui, il fait ses valises : Demain matin, le Président s'envole pour le Golfe, La France brûle, et lui, il part sécuriser le gazole. [PRÉ-REFRAIN] Qui a jeté l'allumette ? Il a dit « des factieux », « Des groupuscules », « des délinquants », pas un nom, pas un lieu. L'Insoumis qui souffle sur les braises, il l'appelle « les partis », « Appelez au calme », qu'il dit. Il n'a pas dit à qui. [REFRAIN] Macron ! Huit minutes de vent, La France en cendres, et toi, tu causes ! L'extrême gauche détruit tout, Et tu n'as même pas dit son nom ! Macron ! Huit minutes de vent, La France en cendres, et toi, tu t'envoles ! [BREAK INSTRUMENTAL 6 SECONDES] [COUPLET 2] « Ceux qui ont pillé doivent rembourser », et avec quel argent ? Le boutiquier de Lyon n'a plus qu'un rideau et des cendres. Il a dit « intraitables », il a dit « ordre républicain », Et le préfet « verra », « s'il le faut », « au cas par cas », demain. Pas d'état d'urgence, pas de ministre viré, pas une sanction, Juste « une table », « une méthode », une grande concertation. La vie chère ? « C'est la faute au golfe Persique », et c'est réglé : Mille cinq cents boutiques, deux mille gardes à vue, et une réunion. [REFRAIN] Macron ! Huit minutes de vent, La France en cendres, et toi, tu causes ! L'extrê