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Macron chez HugoDécrypte : l'art de répondre à tout sans répondre à rien

29 octobre 20264:29
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Ce qui s'est passé

Cette chanson reprend l'interview d'Emmanuel Macron par HugoDécrypte (« J'ai interrogé Emmanuel Macron », HugoDécrypte - Grands formats, 28 octobre 2026) : les extraits de voix sont tirés de cette vidéo, à laquelle nous renvoyons. Ce jour-là, Emmanuel Macron répond pendant 81 minutes aux questions d'HugoDécrypte : les lycéens blessés, le 17 octobre, le droit de manifester, les réseaux sociaux, Parcoursup, les lycées à rénover, le budget des régions, le prix de l'essence, la pauvreté, l'ultra-droite, Trappes, l'extrême droite, 2027. Ses réponses, dans ses mots : « Je le fais devant vous aujourd'hui » (quand on lui demande pourquoi il n'a jamais mentionné les lycéens blessés), « il faut revenir au calme » (sept fois), « Oui et non », « Alors, c'est simple » (sur un critère de légitimité qui n'est pas dans la loi), « Non » (couper les réseaux sociaux ? « il y a eu des discussions »), « Je n'ai pas de chiffres » (sur les 40 000 établissements qu'il promettait de rénover en 2023), « C'est normal » (les universités, les régions), « Moi, je ne l'ai jamais fait… mais deux prédécesseurs l'avaient fait. Bon. », « En vrai, c'est simple » (Total « fait beaucoup d'argent »), « Moi, je ne me l'explique pas » (l'ultra-droite impunie), « La République, c'est pas moi, l'État de droit, c'est pas moi », « On a tous 17 ans », et pour finir : « on n'est pas en train de décliner, n'écoutez pas ce qu'on vous dit là-dessus ».

Cette chanson raconte cette interview : « il répond à tout… sans répondre à rien ». Entre les couplets, sa propre voix, telle quelle, tirée de la vidéo d'HugoDécrypte. Satire : exagération et second degré. Source : « J'ai interrogé Emmanuel Macron », HugoDécrypte - Grands formats, 28 octobre 2026.

Paroles

[Couplet 1] Il arrive bien coiffé, le sourire en bandoulière, Un jeune homme face à lui, un carnet, pas de lumière. Première question, facile : « Et les lycéens blessés ? » Il fronce un peu le sourcil… personne ne lui avait demandé. Alors il parle du calme, du calme, et puis du calme encore, Il parle de la jeunesse, qu'il aime très fort, très fort. Et quand le jeune insiste, il trouve la parade en or : « Je le dis devant vous, aujourd'hui. » Dix ans après. Quel effort ! [Refrain] Il répond à tout… sans répondre à rien, C'est un art, c'est un don, c'est le sien. Tu lui parles d'un chiffre, il te parle du vent, Tu lui parles d'hier, il te parle de demain. Il répond à tout… sans répondre à rien, Et quand tu n'as plus de questions, il dit : « Vous voyez bien. » [Couplet 2] « Et l'essence, Monsieur ? Elle est à combien, la pompe ? » « C'est la guerre, c'est l'Iran, c'est le détroit d'Ormuz, pas moi qui trompe. » Puis il raconte sa visite chez le roi du pétrole : « Je leur ai dit : baissez un peu. » Ils ont dit « bon ». C'est tout. C'est drôle. « Et les 40 000 écoles que vous deviez rénover ? » Il cherche dans sa tête, il cherche dans sa poche, il n'a rien trouvé. « Je n'ai pas de chiffres », dit l'homme qui sait tout, « Mais je vous les enverrai. » On attend toujours. Et vous ? [Refrain] [Couplet 3] On lui parle de la loi : « Elle ne dit pas ça, Monsieur. » « Non, c'est vrai », répond-il, « mais j'envoie un signal aux gens heureux. » On lui montre les casseurs d'un côté, impunis : « Je ne me l'explique pas. » Le chef de l'État non plus, c'est dit. On lui parle des juges, des chaînes, du racisme ambiant : « La République, c'est pas moi. » Ah bon ? Depuis quand ? Dix ans qu'il est là-haut, dix ans qu'il nous dit tout, Et maintenant la République, c'est quelqu'un d'autre, pas nous, pas vous. [Pont] Le jeune homme a bien essayé. Il a posé les questions. Il a attendu. Il a relancé. Il a souri. Il a reposé les questions. Au bout d'une heure et vingt minutes, il a compris : Ce n'est pas qu'il ne veut pas répondre. C'est qu'il ne sait plus ce que c'est. [Couplet 4] À la fin il se redresse, le regard vers le lointain : « On ne décline pas, n'écoutez pas ceux qui disent qu'on va moins bien. » Les lycées ferment, les commerces pleurent, l'essence est à deux euros, Mais la France a un formidable avenir : il l'a dit, c'est beau. Alors merci, Monsieur, pour cette heure et demie, On a appris une chose, une seule, mais c'est déjà joli : On peut parler tout le temps, et ne rien dire du tout, Et repartir content, en disant « merci à vous ». [Refrain] [Outro] Il répond à tout… sans répondre à rien. C'était l'art de Macron. Et c'est bientôt la fin.