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MACRON, À FORCE D'ATTISER LES BRAISES, LA FRANCE BRÛLE !

18 octobre 20265:20
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Ce qui s'est passé

Le 17 octobre 2026, en marge de la mobilisation contre la vie chère, 550 000 personnes selon le gouvernement, 800 000 selon les organisateurs, l'hôtel de ville de Limoges a été pris d'assaut et incendié. Deux voitures de police ont brûlé sur le perron, le rez-de-chaussée a été allumé vers 17 h, le feu a gagné la charpente, et à 21 h 19 le campanile de 43 mètres, avec sa cloche républicaine, s'est effondré. La salle des mariages et le service de l'état civil sont partis en fumée : des registres, des noms, des naissances, des mariages, des morts. Un monument historique de 1883, avec ses douze blasons en porcelaine Haviland, en grande partie perdu.

Le maire de Limoges, Guillaume Guérin, l'a dit en une phrase : « Ce n'est pas de la bêtise, c'est de la haine. » Il a pointé les « discours incitant à l'insurrection » et les élus qui avaient parlé de « violence légitime ». Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu « la patte de l'ultra-gauche ou de l'extrême gauche radicale » et « une volonté manifeste » de s'en prendre aux bâtiments publics. Jean-Luc Mélenchon, lui, a accusé le maintien de l'ordre d'avoir « ouvert la porte au chaos ». Le même soir, Paris, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Rennes ont connu pillages, incendies et saccages ; l'office de tourisme de Lyon a brûlé, la résidence préfectorale de Bordeaux a été saccagée, environ 400 personnes ont été interpellées.

Emmanuel Macron a écrit : « Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos. » Mais une braise ne prend pas sans quelqu'un qui souffle. L'inflation est à 3,1 %, l'énergie a bondi de 21,3 % en un an, le plein et le chauffage sont devenus un luxe, les commerces ferment. À chaque fois, la même réponse : la faute aux guerres et à la situation internationale ; baisser les taxes ou bloquer les prix, c'est « démagogique ». Et depuis neuf ans, un président qui a gouverné en opposant les Français les uns aux autres, les jeunes aux vieux, les villes aux campagnes, pour tenir sa place au milieu des divisions.

Cette chanson de révolte ne cherche pas d'excuse aux incendiaires : l'extrême gauche a jeté l'allumette, et ceux qui prêchent la « violence légitime » n'ont rien repris. Mais elle pose la question que personne ne pose au sommet de l'État : qui a laissé la misère s'entasser comme du bois sec ? Qui a rempli le bidon ? Un incendiaire a besoin d'un pays à bout. Limoges en cendres, la France en miettes, et nous, on n'oublie pas leurs noms.

Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

On ne cache rien : au moins, nous, on vous le dit.

Paroles

[INTRO] Quarante-trois mètres de pierre, de bois et de cuivre, Cent quarante ans qu'elle veillait sur nos vies. Ce soir le campanile n'est plus qu'une braise qui s'étire, Et la cloche de la République s'est tue, elle aussi. [COUPLET 1] Ils ont pris le perron, ils ont brisé les vitres, Deux voitures en flammes pour éclairer le pillage. La salle des mariages, l'état civil, les registres, Nos noms, nos naissances, nos morts, partis dans l'orage. Les blasons de porcelaine, la pierre de nos anciens, Les pompiers ont sauvé le drapeau, et puis plus rien. Le maire, devant les braises, n'a trouvé qu'une phrase : « Ce n'est pas de la bêtise, c'est de la haine. » Et ça embrase. [PRÉ-REFRAIN] Mais une braise ne prend pas sans quelqu'un qui souffle, Et depuis neuf ans, on sait qui tient le soufflet. Paris pille, Lyon flambe, Bordeaux, Marseille s'essoufflent, Et lui, de l'Élysée, regarde le pays cramer. [REFRAIN] Macron ! À force d'attiser les braises, La France brûle, la France brûle ! Tu as soufflé sur nos colères, Et ce soir c'est Limoges qui s'écroule. Macron ! À force d'attiser les braises, La France brûle, et toi, tu recules ! [COUPLET 2] L'inflation nous saigne, l'énergie nous étrangle, Le plein qu'on ne fait plus, le chauffage qu'on éteint, Les boutiques qui ferment, tout le pays qui tangue, Et l'Élysée répond : « c'est la faute aux guerres », point. Baisser les taxes ? « Démagogique. » Bloquer les prix ? « Démagogique. » Il a monté les Français les uns contre les autres, Les jeunes contre les vieux, et les nôtres contre les nôtres : Diviser pour régner, c'est tout ce qui lui reste de politique. [REFRAIN] Macron ! À force d'attiser les braises, La France brûle, la France brûle ! Tu as soufflé sur nos colères, Et ce soir c'est Limoges qui s'écroule. Macron ! À force d'attiser les braises, La France brûle, et toi, tu recules ! [COUPLET 3] L'extrême gauche a jeté l'allumette, c'est entendu, Mélenchon crie au « désordre » et il montre les képis, Le ministre a vu « la patte de l'ultra-gauche », on l'a bien vu, Et ceux qui prêchent la « violence légitime » n'ont rien repris. Mais qui a laissé la misère s'entasser comme du