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LA FRANCE BRÛLE, BRIGITTE DANSE, MACRON DISPARAÎT

18 octobre 20266:09
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La veille du 17 octobre 2026, alors que toute la France se préparait à la mobilisation contre la vie chère, Emmanuel et Brigitte Macron étaient dans une loge de la Plénitude Arena, à Nanterre, pour l'avant-dernier concert parisien de Céline Dion. Les images ont fait le tour des réseaux : la première dame chante « Pour que tu m'aimes encore » par cœur, esquisse des pas de danse sur « Dans un autre monde », reprend « Sweet Dreams » ; le président applaudit, lui glisse un mot à l'oreille, l'embrasse sur la joue en sortant. Dans la salle, Jean-Jacques Goldman, Stromae, Zaho de Sagazan, Dadju.

Le lendemain, l'hôtel de ville de Limoges était pris d'assaut et incendié : deux voitures de police brûlées sur le perron, la salle des mariages et le service de l'état civil partis en fumée, le campanile de 43 mètres et sa cloche républicaine effondrés dans la nuit. Cent quarante ans de pierre, et les registres où étaient écrits nos noms, nos naissances, nos mariages, nos morts. Lyon, Paris, Bordeaux, Marseille, Lille ont connu pillages, incendies et saccages ; environ 400 personnes ont été interpellées. Le maire de Limoges, Guillaume Guérin : « Ce n'est pas de la bêtise, c'est de la haine. » Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez : « la patte de l'ultra-gauche ou de l'extrême gauche radicale ».

Et le président ? Trois phrases sur un écran : « Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos », « poursuivis et punis », « aucune place pour la violence ». Pas de visage, pas de voix. « Pendant ce temps, où est Emmanuel Macron ? », titrait un site d'information ; un internaute a ressorti le journal de Louis XVI au 14 juillet : « Rien ». La presse étrangère a titré « Néron joue de la lyre ».

Cette chanson ne cherche pas d'excuse aux incendiaires : l'extrême gauche a prêché l'insurrection, et elle a mis le feu. Mais elle dit ce que beaucoup pensent : un président qui a laissé neuf ans de détresse s'entasser comme du bois sec, qui a dressé les Français les uns contre les autres, et qui, tant que la rue flambe, se vend comme le dernier rempart. Le pompier pyromane, le roi des braises. La France brûle, Brigitte danse, Macron disparaît, et sur les cendres de Limoges, il voudrait encore régner.

Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

La loge était réelle, les flammes aussi. On ne vous cache rien : au moins, nous, on vous le dit.

Paroles

[INTRO] Une loge au-dessus de la foule, la veille du grand soir, Céline sur la scène, les écrans, les projecteurs. La première dame se lève, fredonne, se balance, Et le président applaudit. La France, elle, attend son heure. [COUPLET 1] « Pour que tu m'aimes encore », elle la chante par cœur, « Dans un autre monde », elle danse, elle rit, elle est ailleurs. Goldman est dans la salle, Stromae, Dadju, la cour, Et dans les rues du pays, la colère fait ses bagages pour le jour. Il lui glisse un mot à l'oreille, un baiser sur la joue, Un soir de velours rouge, de paillettes et de bravos, Pendant que les Français comptent leurs factures et leurs sous, Et que Limoges, sans le savoir, dort pour la dernière fois sous son campanile haut. [PRÉ-REFRAIN] Le lendemain le pays s'embrase, de Paris à Limoges, Et l'homme de la loge n'est plus là : pas un visage, pas un mot, Trois phrases sur un écran, « nous ferons tous bloc », et puis rien. Louis seize écrivait « rien » aussi, un certain matin de juillet. [REFRAIN] La France brûle, Brigitte danse, Macron disparaît ! La France brûle, Brigitte danse, Et lui, où est-il ? Envolé ! La France brûle, Brigitte danse, Et sur les cendres, il veut régner ! [COUPLET 2] Limoges : le perron, les vitres, deux voitures en feu, La salle des mariages, l'état civil, les registres, Le campanile de quarante-trois mètres qui tombe dans la nuit, Cent quarante ans de pierre, nos racines, nos noms, nos vies. Lyon qui flambe, Paris pillée, Bordeaux, Marseille, Quatre cents en garde à vue, « la patte de l'ultra-gauche », Le maire dit « c'est de la haine », et il a raison, Mais la haine a un terreau, et le terreau a un nom. [REFRAIN] La France brûle, Brigitte danse, Macron disparaît ! La France brûle, Brigitte danse, Et lui, où est-il ? Envolé ! La France brûle, Brigitte danse, Et sur les cendres, il veut régner ! [COUPLET 3] Il a laissé l'extrême gauche prêcher l'insurrection, Il la laisse brûler nos villes : ça l'arrange, ça divise. Tant que la rue flambe, il se vend comme le rempart, Le pompier pyromane, le roi des braises, le dernier adulte de la pièce. Neuf ans de factures qui grimpent, d'usines qui ferment, Neuf ans à dresser les vieux contre les jeunes, les villes contre les champs, Et quand tout brûle, il se tait, il attend, il calcule : « Poursuivis et punis », trois mots, et le silence du prince absent. [PONT]