Ce qui s'est passé
Louise Montangon a 22 ans. Elle vient d'un village d'un millier d'habitants en Charente-Maritime, où elle prenait le car scolaire à 6 h 17 le matin. Elle est montée à Bordeaux pour étudier la philosophie, a payé ses études avec un job de vingt-cinq heures par semaine, et a pris la tête de la section bordelaise de l'UNI. Pour avoir dit qu'elle était de droite, elle a été prise à partie à la fac, menacée, suivie dans le tram, jusqu'à devoir renoncer aux cours en présentiel.
Le 6 octobre 2026, sur un plateau de télévision, face à l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, elle lâche : « Ça sert à rien de me regarder avec un petit sourire, votre bilan il est désastreux. » La séquence fait le tour des réseaux. Dans la semaine qui suit, elle raconte partout la même chose, sans jamais se plaindre : le car du matin, la campagne qu'elle aime, l'effort, le mérite, et ces milliers de jeunes qui pensent comme elle sans oser le dire. « Assumez-vous ! » Le 12 octobre, Philippe de Villiers lui dit à l'antenne : « À 22 ans, vous êtes l'incarnation d'une espérance française. »
Une fille de village qui se lève et parle aux puissants sans baisser les yeux : il y a six siècles, on appelait ça Jeanne. Cette chanson ne compare pas les destins, elle salue le même courage. Le refrain, ce sont ses propres mots : « Vous ne me faites pas peur, et je n'arrêterai pas. »
Les mots de Louise sont les siens : chaque citation vient de ses interventions à la télévision et à la radio, et les tableaux de Jeanne d'Arc sont ceux de Bastien-Lepage, Lenepveu, Lionel Royer, Frémiet et Dubois.
Paroles
[Intro : la voix de Philippe de Villiers]
« On voit arriver une luciole d'espérance qui crève l'écran, et qui s'appelle Louise. »
[Couplet 1]
À Domrémy, Jeanne gardait les bêtes au pré,
Dans un village où personne ne l'attendait.
Louise, c'est la Charente, un bourg perdu au bout des champs,
Le car de six heures dix-sept, la nuit, le froid, le vent.
Pas de télé dans la cuisine, des livres pour grandir,
Le goût de l'effort au cœur, et des rêves plein l'avenir.
[Couplet 2]
Bordeaux, l'université : « Ça fait un peu rêver ! »
« Je suis venue pour bosser », pour un vrai diplôme à gagner.
Mais la fac est bloquée, les chaises ont disparu,
Et pour avoir dit « je suis de droite », on ne la salue plus.
Quatre-vingts devant l'amphi, deux cents à la BU,
Les menaces, le tram du soir… elle regarde derrière elle,
Mais la peur n'a jamais fait plier la demoiselle.
[Pré-refrain]
Jeanne entendait des voix ; Louise n'a que la sienne,
Mais toute une jeunesse aujourd'hui la fait sienne !
[Refrain]
« Vous ne me faites pas peur,
Et je n'arrêterai pas ! »
Louise, la nouvelle Jeanne :
Toute une jeunesse est derrière toi !
[Break : la voix de Louise]
« Je suis sûre de mes idées et je suis sûre de mes combats, donc je ne lâcherai rien. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, je ne lâcherai pas. »
[Couplet 3]
Jeanne a parlé aux puissants, à Chinon puis à Rouen,
Sans baisser les yeux devant les docteurs et les grands.
Louise, un soir, face au ministre, sans trembler ni rougir :
« Ça sert à rien de me regarder avec un petit sourire ! »
Et des milliers de jeunes se sont levés pour l'applaudir.
[Refrain]
« Vous ne me faites pas peur,
Et je n'arrêterai pas ! »
Louise, la nouvelle Jeanne :
Toute une jeunesse est derrière toi !
[Pont]
À ceux qui avaient peur de penser ce qu'ils pensaient,
À ceux qui baissaient la tête au fond de l'amphi muet,
Elle a dit : « Assumez-vous ! Vous êtes des milliers ! »
Ceux qui croient encore à l'effort, au mérite, au travail bien fait,
Les chercheurs, les profs, les bâtisseurs, les décideurs de demain :
Le flambeau passe de main en main !
[Interlude : la voix de Louise]
« Assumez-vous, parce qu'il y en a des milliers d'autres qui s'assument. On est des milliers à partager ces idées dans la jeunesse, parce qu'en France on est des millions. »
[Couplet 4]
Un vieux Vendéen lui a dit : « Vous êtes une espérance »,
Restez comme vous êtes, c'est à vous de relever la France.
Elle a souri : « Nous, on y croit, parce qu'on est jeunes,
Et le combat, il commence tout juste pour nous. »
Et aux oubliés des campagnes : « On pense à vous,
Et vous pouvez compter sur nous ! »
[Dernier refrain] ×3
[Outro : la voix de Louise]
« Ils auraient gagné si j'avais arrêté. J'arrêterai pas. »