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LES BÂTISSEURS DE CATHÉDRALES — CEUX DONT ON NE SAIT PAS LE NOM…

14 août 20263:53
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⛪ De Chartres à Amiens, de Reims à Beauvais et jusqu’à Notre-Dame de Paris, des générations de tailleurs de pierre, charpentiers, verriers, sculpteurs et échafaudeurs ont travaillé sur des chantiers qui les dépassaient. Chartres est relevée après l’incendie de 1194, Amiens s’élève à partir de 1220, Reims dès 1211, tandis que Beauvais pousse ses voûtes jusqu’à 48 mètres et reste inachevée. À Amiens, quelques maîtres d’œuvre sont connus — Robert de Luzarches, Thomas de Cormont, Renaud de Cormont — mais la plupart des ouvriers sont restés anonymes.

Cette chanson leur rend hommage par la matière : la gouge, la corde, l’échafaudage, le cobalt des vitraux, le chêne des charpentes, la pierre qu’on épanne et qu’on transmet. Son refrain résume le vertige de ces chantiers : « ON BÂTIT POUR CEUX D’APRÈS ! » Notre-Dame referme la boucle : après l’incendie de 2019, les mêmes familles de métiers ont repris le travail et la cathédrale a rouvert cinq ans plus tard.

Musicalement, le morceau prend la forme d’une grande chanson cinématographique : orchestre symphonique, orgue, cors, harpe, cordes graves, timbales et cloches tubulaires autour d’une voix de baryton et d’un chœur de chambre. Un tempo lent et ample, pensé comme une montée de nef en nef.

Paroles

[HOOK] Ils ont posé la pierre et sont partis, D'autres mains ont repris leurs outils. Chartres, Amiens, Reims, Beauvais, Paris : Ils bâtissaient au-delà de leur vie. [COUPLET 1] Chartres brûle en onze cent quatre-vingt-quatorze, Le marteau repart, la pierre monte encore. Le tailleur épanne, le verrier prend le verre, Le bleu du cobalt entre dans la lumière. À Amiens, mille deux cent vingt : le chantier, Robert de Luzarches vient le commencer. Thomas de Cormont reprend le dessin, Puis Renaud poursuit l'ouvrage de leurs mains. [PRÉ-REFRAIN] Une gouge, une corde, un échafaudage, Une vie s'achève, l'œuvre change d'âge. [REFRAIN] ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS ! ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS ! Pierre, poutre et vitrail dressés : ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS ! [COUPLET 2] À Reims, Aubry de Humbert reprend le chantier, Mille deux cent onze, la pierre est remontée. Deux mille trois cents statues aux portails, Et tant de noms perdus derrière ce travail. À Beauvais, on veut monter plus haut, Quarante-huit mètres au-dessus des marteaux. La tour atteint cent cinquante-trois mètres, Puis tombe ; la nef ne sera jamais complète. Huit siècles passent, on retaille la pierre, Beauvais reste un chantier sous la poussière. [PRÉ-REFRAIN] Le carrier sort le bloc, le charpentier lève, Le maître-verrier transmet le même geste. [REFRAIN] ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS ! ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS ! Pierre, poutre et vitrail dressés : ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS ! [PONT] Notre-Dame brûle, sa forêt disparaît, Le tailleur revient, le charpentier renaît. Chêne massif, pierre et panneaux de vitrail, Échafaudeurs, sculpteurs reprennent le travail. Cinq ans plus tard, les portes sont rouvertes : Le geste reçu des anciens reste vivant. [DERNIER REFRAIN] ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS ! ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS ! Pierre, poutre et vitrail dressés : ON BÂTIT POUR CEUX D'APRÈS !