Ce qui s'est passé
🇫🇷 À Bordeaux, Guillaume Trichard a retrouvé la tête du Grand Orient de France lors du 161e Convent de l’obédience. Dans un entretien consacré à ses priorités, il affirme : « Les écoles privées hors contrat n’ont pas leur place dans la République. » Ces établissements, qui ne sont pas liés à l’État par contrat, restent néanmoins soumis à déclaration et à plusieurs contrôles publics. La chanson rappelle également les 24 800 élèves de moins de 16 ans recensés dans le second degré hors contrat à la rentrée 2025, ainsi que les 1 116 écoles du premier degré recensées en 2024.
La chanson prend cette déclaration comme point de départ pour mettre en scène le débat sur la liberté d’enseignement et le choix des familles. Elle oppose la formule de Guillaume Trichard aux contrôles déjà imposés aux établissements et au principe de liberté de l’enseignement reconnu par le Conseil constitutionnel. Son refrain, « QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ? », transforme cette controverse juridique et politique en question directe adressée au public. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau adopte un cabaret français ironique à 112 bpm : clavecin rythmique, mandoline sèche, saxophone baryton, cornet feutré, tuba léger et caisse claire aux balais accompagnent une voix masculine posée et mordante.
Paroles
[HOOK]
« Les écoles privées hors contrat n’ont pas leur place dans la République. »
Guillaume Trichard l’a dit sans détour.
Mais si les familles choisissent leur école,
Qui décide pour elles, au bout du compte ?
[COUPLET 1]
À Bordeaux, Trichard reprend le Grand Orient,
Et déjà l’école revient sur le devant.
Un livre blanc se prépare sur l’école publique,
Et le hors contrat devient cible politique.
Pour ouvrir, il faut déclarer l’établissement,
Recteur, maire et préfet sont mis au courant.
L’État contrôle le socle et l’instruction,
La santé, l’enfance et les obligations.
Alors non, ces écoles ne sont pas hors-la-loi :
Elles ont leurs contrôles, leurs règles et leurs droits.
[PRÉ-REFRAIN]
Quand Trichard veut leur ôter toute leur place,
Une vieille liberté lui répond bien en face.
[REFRAIN]
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?
LES FAMILLES ONT LEUR MOT !
PAS UNE ÉCOLE DANS UN MOULE !
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?
[COUPLET 2]
Vingt-quatre mille huit cents au secondaire,
Dix-neuf mille cent collégiens dans ces filières.
Quatre cent vingt-sept collèges concernés :
Difficile de les faire tous disparaître d’un trait.
Au primaire, plus de mille écoles recensées,
Deux fois plus qu’il y a dix ans à peine passés.
Et depuis soixante-dix-sept, le principe est écrit :
La liberté d’enseignement appartient au pays.
« Principe fondamental reconnu par les lois » :
La République elle-même a consacré ce droit.
[PRÉ-REFRAIN]
On peut contrôler, vérifier, sanctionner,
Sans choisir à la place de toutes les familles.
[REFRAIN]
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?
LES FAMILLES ONT LEUR MOT !
PAS UNE ÉCOLE DANS UN MOULE !
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?
[PONT]
L’école publique est gratuite et laïque,
Le privé a sa place aussi dans la République.
Des règles, des contrôles ? Bien sûr qu’il en faut.
Mais choisir son école n’est pas un gros mot.
Vous dites : « pas leur place dans la République » ?
La liberté d’enseigner, elle aussi, est républicaine.
[DERNIER REFRAIN]
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?
LES FAMILLES ONT LEUR MOT !
PAS UNE ÉCOLE DANS UN MOULE !
QUI DÉCIDE DE L’ÉCOLE ?