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L'UE tombe le masque : Roumanie, Allemagne, Hongrie, Pologne… la démocratie quand ça les arrange

31 octobre 20264:20
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Ce qui s'est passé

Le 31 octobre 2026, Florian Philippot publie sur X une liste : présidentielle annulée en Roumanie, AfD « menacée d'interdiction », lois hongroises contre les opposants, « coup d'État » contre la Cour constitutionnelle polonaise, référendums « annulés » en France et aux Pays-Bas. « L'UE tombe le masque », conclut-il. Vérification, pays par pays.

Roumanie : le 6 décembre 2024, la Cour constitutionnelle annule la présidentielle que Călin Georgescu (22,95 % au 1er tour) était favori pour remporter ; sa candidature est refusée en mars 2025. Depuis le 29 septembre 2026, il est en détention provisoire dans une affaire d'escroquerie (1,1 million d'euros), prolongée le 28 octobre jusqu'au 27 novembre (présumé innocent). Allemagne : l'AfD, 43,8 % en Saxe-Anhalt le 6 septembre 2026 et premier parti du pays dans les sondages, est classée « extrémiste avérée » par le renseignement intérieur depuis mai 2025 ; plus de 1 000 juristes et sept Länder réclament l'examen d'une interdiction, refusée pour l'instant par le chancelier Merz. Hongrie : le 15 juin 2026, le Parlement de Péter Magyar adopte (135 voix contre 50) un amendement rétroactif qui interdit d'être Premier ministre au-delà de 8 ans cumulés depuis 1990, ce qui ferme la fonction à Viktor Orbán à vie ; le 13 juillet, il révoque le président Tamás Sulyok et met 4 juges constitutionnels à la retraite. Pologne : le 30 octobre 2026, la police anti-émeute se déploie devant le Tribunal constitutionnel, dont le président est suspendu par une juge jamais assermentée ; Donald Tusk : « Il n'y a pas d'autre voie » ; aucune réaction de la Commission européenne. France : 54,67 % de non le 29 mai 2005, puis le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007, adopté au Congrès de Versailles le 4 février 2008 par 560 voix contre 181, sans référendum ; Pays-Bas : 61,5 % de non en 2005.

En ouverture, la vraie voix de Jacques Chirac le soir du 29 mai 2005 (archive INA). Images : euronews, France 24, ARTE, RTBF, AP, tagesschau, Republika, TVN24, CNews, INA. Satire.

Paroles

[Couplet 1] Bucarest, novembre 2024 : un inconnu arrive en tête, 23 % pour Georgescu, et les sondages perdent la tête, Le 6 décembre, la Cour annule tout : « ingérence », dit le dossier, Au printemps, on lui refuse même le droit de se présenter. Septembre 2026, on le sort menotté du parquet, Une affaire de gros sous, tombée juste au bon moment, « Aux échecs, on joue jusqu'à ce que le roi tombe », dit-il, libéré, Deux jours plus tard, la Cour d'appel le renvoie en cellule jusqu'au 27 novembre. [Refrain] La démocratie, quand ça les arrange ! Quand le peuple vote bien, c'est la fête des étoiles, Quand le peuple vote mal, on annule, on interdit, on efface, Et Bruxelles regarde ailleurs : l'UE tombe le masque. [Couplet 2] Berlin : l'AfD à 44 % en Saxe-Anhalt, un dimanche de septembre, Premier parti du pays à 27, et la CDU qui tremble, Alors le renseignement la classe « extrémiste avérée », Mille juristes signent pour l'interdire, sept Länder veulent « étudier ». Merz dit non, pour l'instant : on la fera « disparaître en gouvernant », Weidel répond que ça rappelle « des temps très sombres », évidemment, Un parti qu'on ne bat plus dans les urnes, on le bat au tribunal, C'est plus simple que de convaincre, et c'est tellement moins brutal. [Refrain] [Couplet 3] Budapest : Magyar a gagné, deux tiers des sièges, bravo monsieur, Et sa première loi est une loi sur mesure, rétroactive, à un seul nom : 8 ans de Premier ministre comptés depuis 1990, Orbán est interdit à vie, Le président Sulyok révoqué, 4 juges mis à la retraite d'un coup. Même Human Rights Watch, pas vraiment orbaniste, dit que « la fin ne justifie pas les moyens », Mais quand c'est un ami de Bruxelles qui purge, ça s'appelle une « réforme », et on applaudit. [Break] [Couplet 4] Varsovie, 30 octobre, 18 heures, la police anti-émeute devant le Tribunal, Une juge que le président n'a jamais assermentée suspend le président de la Cour, 3 interpellés, un chapelet dans la foule, « Tusk, traître ! » crie la rue, Nawrocki fait demi-tour en plein vol : « Le président doit être en Pologne. » Tusk : « Rétablir l'État de droit est notre devoir, il n'y a pas d'autre voie », Et la Commission ? Pas un mot. Imaginez Orbán envoyant la police à sa Cour. [Refrain] [Pont] 29 mai 2005. 54,67 % de non. 15 millions de Français. Chirac « prend acte ». 13 décembre 2007 : Sarkozy signe le même texte à Lisbonne, « ce n'est pas une Constitution ». 4 février 2008, Versailles : 560 voix contre 181. Sans vous. Giscard : « Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils. » Les Pays-Bas ? 61,5 % de non. Même boîte, mêmes outils. [Refrain] [Outro] Votez bien… ou l'on votera pour vous.