Ce qui s'est passé
🇫🇷 Dax vit sa Féria du 12 au 16 août 2026 alors que les campagnes demandant l'abolition de la corrida se poursuivent en France. Le Code pénal prévoit aujourd'hui une exception lorsque peut être invoquée une « tradition locale ininterrompue ». Des pétitions abolitionnistes ont été déposées sur la plateforme de l'Assemblée nationale et des propositions de loi ont également été portées au Sénat. L'Alliance anti-corrida recense 28 villes ayant renoncé aux corridas depuis 2005 ; il s'en tient encore entre 100 et 200 par an en France.
La chanson choisit la défiance joyeuse : au lieu de plaider, elle fait jouer la banda plus fort. Dax, les foulards rouges et blancs, les grandes tablées, les cuivres et le paquito deviennent la réponse aux campagnes d'interdiction. Le chiffre des 28 villes est retourné en cri de ralliement : « DAX NE BAISSERA PAS ! », tandis que « ON NE FERMERA PAS LA FÊTE ! » porte tout le refrain. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Le morceau prend la forme d'un pasodoble de féria du Sud-Ouest : trompettes, trombone, hélicon, saxophone ténor, caisse claire, grosse caisse, castagnettes et tambourin. Une voix de ténor mène le chant, soutenue par un chœur de foule pensé pour reprendre le refrain dès le deuxième passage.
Paroles
[HOOK]
Ils ont un mot pour notre fête : « barbarie ».
Nous, on a des cuivres, une table et cinq nuits.
Vingt-huit villes ont lâché depuis deux mille cinq —
Comptez bien, messieurs : Dax n'est pas sur la liste !
[COUPLET 1]
Une pétition dort au Palais-Bourbon,
Une loi de plus attend son tour au Sénat,
On veut rayer nos fêtes d'un trait de crayon,
Signé par des gens qui ne viendront jamais là.
Notre fête ne tient qu'à trois mots de la loi :
« tradition locale ininterrompue » — c'est écrit.
Alors on l'ininterrompt, cinq jours, cinq nuits,
Du douze au seize août, et qu'on nous laisse en paix !
[PRÉ-REFRAIN]
Ils voudraient des rues sages et des verres à moitié,
Des fêtes déclarées, propres, à horaires fixés.
Gardez vos bons conseils et vos airs de carême :
On a quinze couverts, et de la place quand même !
[REFRAIN]
ON NE FERMERA PAS LA FÊTE !
Rouge et blanc, les verres en l'air !
ON NE FERMERA PAS LA FÊTE !
Chantez plus fort, ils vont se taire !
Vingt-huit villes ont baissé les bras —
DAX NE BAISSERA PAS !
[COUPLET 2]
Cent à deux cents par an, disent leurs comptables,
Comme si la France se mesurait en tableaux.
Nous on compte en bandas, en chaises autour des tables,
En trompettes qui montent quand tombe le rideau.
Le paquito serpente et traverse la ville,
Des bras par centaines, et pas un qui se plaint.
« On ne peut plus défendre ce spectacle », disent-ils,
Depuis des bureaux où l'on ne chante jamais rien.
[PRÉ-REFRAIN]
Ils comptent nos verres et surveillent nos rires,
Ils voudraient qu'on s'excuse, et surtout qu'on soupire.
Mais on n'a rien à dire pour se justifier :
On relève le foulard, et on remet à jouer !
[REFRAIN]
ON NE FERMERA PAS LA FÊTE !
Rouge et blanc, les verres en l'air !
ON NE FERMERA PAS LA FÊTE !
Chantez plus fort, ils vont se taire !
Vingt-huit villes ont baissé les bras —
DAX NE BAISSERA PAS !
[PONT]
À ceux qui nous écrivent qu'il faudrait en finir :
Venez donc voir un soir, on vous garde une chaise.
Le premier qui s'assied ne veut plus repartir —
La fête est contagieuse, et c'est ça qui les gêne !
[DERNIER REFRAIN]
ON NE FERMERA PAS LA FÊTE !
Rouge et blanc, les verres en l'air !
ON NE FERMERA PAS LA FÊTE !
Chantez plus fort, ils vont se taire !
Vingt-huit villes ont baissé les bras —
DAX NE BAISSERA PAS !
DAX NE BAISSERA PAS !