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Il se passe quelque chose ? La France a besoin d'unité, pas d'égos ni de division !

6 novembre 20263:19
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David Lisnard, maire de Cannes, président de l'Association des maires de France et fondateur de Nouvelle Énergie, est candidat à la présidentielle de 2027. Son slogan, « Il se passe quelque chose », d'abord moqué, est devenu le sien : crédité de 2 % en juin, il monte à 9 % (Ifop/LCI, 4 novembre 2026) et passe devant Bruno Retailleau dans plusieurs enquêtes depuis la mi-octobre.

Son programme : 80 milliards d'euros d'économies dès la première année, un « gouvernement commando », les quelque 1 200 agences de l'État dans le viseur et un moratoire sur les normes inutiles ; une retraite à deux tiers par répartition et un tiers par capitalisation obligatoire ; la baisse des prélèvements (la France est le pays le plus taxé de l'Union européenne, 46 % selon Eurostat) ; la suppression de l'AME et quatre référendums, dont un sur l'immigration. Ses formules : « L'État-providence est mort, vive l'État-performance ! » ; « On a accoutumé les gens à la drogue de la dépense publique ».

Mais la droite se divise : Gabriel Attal lance une primaire de la droite et du centre le 28 octobre, Bruno Retailleau s'y rallie le 3 novembre, Édouard Philippe la refuse. Le 27 octobre sur CNews, David Lisnard a appelé Éric Ciotti à « se séparer du RN » ; Éric Ciotti a répondu qu'il resterait « aux côtés de Marine Le Pen et de Jordan Bardella ». La chanson lui retourne la question : l'union, c'est maintenant. Dette publique : 3 595,5 milliards d'euros, 119 % du PIB (Insee, 29 septembre 2026).

Pour être exact : David Lisnard exclut aujourd'hui toute alliance avec le RN ; la chanson est un appel, pas une prise de position de sa part. L'expression « nausée fiscale » n'est pas de lui.

Paroles

[Couplet 1] Lisnard est parti de Cannes, sans fanfare et sans cour, On riait de sa phrase, on l'a reprise à son tour, Mille deux cents agences qu'on laisse enfin derrière, Les normes imbéciles qu'on jette à la rivière, Une retraite à nous, qu'on fait grandir et qu'on transmet, Et l'impôt qui nous étouffe, il ose dire : « c'est assez ». [Refrain] Il se passe quelque chose, on le sent, on le voit, La France a besoin d'unité, pas d'égos, pas de rois, Il se passe quelque chose, mais il manque le courage, Va jusqu'au bout de toi-même, et la France tourne la page. [Couplet 2] Mais regarde la droite, ses chapelles et ses clans, Chacun son petit parti, chacun son petit rang, Ils se déchirent en famille quand la maison prend feu, Ils comptent leurs fauteuils, leurs mandats, leurs adieux, Sur nos frontières ouvertes, ils parlent fort aux journaux, Et baissent les yeux quand il faut voter les mots. [Refrain] [Couplet 3] Il suffit qu'à gauche on leur crie « extrême droite », Les voilà qui pâlissent, qui reculent, qui louvoient, Ils préfèrent un cordon, la tiédeur et la place, Plutôt que de gagner, ils aiment perdre avec grâce, Leur carrière avant la France, leur siège avant le pays, Ils ne risqueront jamais rien, pas même un jour de leur vie. [Pont] Et voici leur primaire, un piège bien doré, La droite avec le centre, et Macron pour tout piloter, Dix ans de dette qui s'envole et de promesses en fumée, La gauche a tout cassé, Macron a tout laissé tomber. [Couplet 4] Toi qui dis à Ciotti de quitter Marine en chemin, C'est toi qu'on attend là-bas, c'est à toi d'tendre la main, Les mots ne suffisent plus, il est temps d'oser, Ensemble on gagne la France, divisés on l'a déjà laissée. [Dernier refrain] Il se passe quelque chose, on le sent, on le voit, La France a besoin d'unité, pas d'égos, pas de rois, Il se passe quelque chose, il ne manque que le courage, Tends la main, va jusqu'au bout, et la France tourne la page.