Ce qui s'est passé
Louise Montangon, une vingtaine d'années, responsable de l'UNI à Bordeaux, 5e sur la liste du Rassemblement national aux municipales de Bordeaux, est devenue une voix de la droite étudiante sur les plateaux. Le 5 novembre 2026, elle publie l'un des messages qu'elle reçoit depuis que ses données personnelles circulent : « Je sais où t'habites, je vais t'égorger… » ; sa famille est visée elle aussi. Le même jour, son avocat Henri de Beauregard annonce qu'après un premier auteur identifié à Béthune, un second individu qui la menaçait anonymement a été interpellé à 6 heures à Orléans, placé en garde à vue, déféré et placé sous contrôle judiciaire : il sera jugé par le tribunal correctionnel. Louise Montangon : « Chacun d'entre vous est en train d'être identifié et retrouvé. »
Elle a aussi raconté (RMC, octobre 2026) avoir dû quitter les cours en présentiel à l'université Bordeaux-Montaigne, avec quelque 80 personnes devant l'entrée et 200 à la bibliothèque, et avoir été agressée en février 2026 sur un quai de tram de Pessac pendant une distribution de tracts ; elle n'avait pas porté plainte. Elle accuse LFI de « chauffer à blanc » la jeunesse.
Pour être exact : les deux auteurs interpellés sont des anonymes, et aucun lien avec LFI ou un groupe antifa n'a été rendu public à ce stade ; le récit du tram est son témoignage. La chanson défend une jeune femme menacée de mort pour ses idées ; le titre et le pont visent un climat politique, pas la responsabilité pénale de quiconque.
Paroles
[Intro]
Vingt ans et des poussières, des tracts dans les mains.
Et en face, ils sont cent.
[Couplet 1]
Bordeaux, un quai de tram, un matin de février,
Deux filles et des tracts, et la meute est arrivée,
Cent cagoules contre deux, voilà tout leur courage,
La tête contre la vitre, et la haine en partage.
À la fac, ils sont quatre-vingts devant la porte,
Deux cents à la bibliothèque, quelle drôle d'escorte,
Pour une fille qui ose penser autrement :
Elle a dû quitter la fac en plein milieu de l'an.
[Refrain]
Ils s'en prennent à Louise,
Elle n'a qu'une voix, ils ont cent cagoules,
Ils s'en prennent à Louise,
Et derrière eux, ceux qui chauffent la foule !
Ils menacent une fille, ils menacent les Français,
Mais Louise est debout, et Louise ne se tait jamais !
[Couplet 2]
Fin octobre, son adresse tourne sur les réseaux,
Sa famille avec elle, jetée aux corbeaux,
« Je sais où t'habites, je vais t'égorger » :
Des anonymes bien planqués derrière leur clavier.
À Béthune, un premier, on l'a vite retrouvé,
À Orléans, à six heures, un deuxième menotté,
Garde à vue, tribunal correctionnel :
Les héros du clavier font moins les malins dans le réel !
[Refrain]
[Pont]
Monsieur Mélenchon, vous chauffez à blanc la jeunesse,
Tout ce qui n'est pas vous, vous l'appelez fasciste sans cesse,
Alors quand la meute part à la chasse,
Ne dites pas que les mots ne laissent pas de traces !
[Couplet 3]
Elle aurait pu se taire, changer de ville, partir,
Elle passe à la télé, elle continue de dire,
Vingt ans, la droite, les tracts, et alors ?
Dans ce pays, penser à droite, ça vaut la mort ?
« On vous retrouvera », dit-elle sans trembler,
Chacun d'entre vous, un par un, sera identifié.
[Dernier refrain]
Ils s'en prennent à Louise,
Elle n'a qu'une voix, ils ont cent cagoules,
Ils s'en prennent à Louise,
Et derrière eux, ceux qui chauffent la foule !
Ils menacent une fille, ils menacent les Français,
Mais Louise est debout, et la France avec elle, à jamais !
[Outro]
Les mots ont des conséquences. Les menaces aussi.