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Gilets Jaunes, levons nous ! Hymne à la France qui trinque

18 septembre 20263:30
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🇫🇷 Des ronds-points aux routes départementales, le mouvement des Gilets jaunes a fait du gilet de haute visibilité, normalement gardé dans la voiture, son signe le plus reconnaissable. Dans les petites villes et les périphéries, des cabanes ont été installées sur certains ronds-points : à Camon, en Saône-et-Loire, palettes, planches, clous, petit bois et brasero formaient le décor d'une mobilisation où se retrouvaient notamment ouvriers, artisans, indépendants, chômeurs et retraités.

« Gilets Jaunes, levons nous ! » revient sur cette France du plein de carburant, des kilomètres pour aller travailler ou faire les courses, et des fins de mois comptées. La chanson traverse Camon, Laon, Carcassonne, Rennes et Molsheim, mais s'attarde surtout sur les gestes : scier des palettes, entretenir les braises, servir le café, sortir le gilet du coffre et tenir ensemble dans le froid. Son refrain résume le double sens qui porte tout le texte : « On trinque, mais on tient ! »

Une chanson française ample et populaire portée par une voix masculine chaude, une guitare nylon rythmique, le violoncelle, le cor et la flûte traversière. La contrebasse, la grosse caisse profonde et une caisse claire retenue accompagnent une progression sobre et collective.

Paroles

[HOOK] On a sorti le gilet du coffre, Celui qu'on garde avec le triangle. Un café chaud, le vent qui souffle, Et nous voilà debout ensemble. [COUPLET 1] À Camon, on a pris des palettes, Des planches, des clous, du petit bois, On scie, on cloue, on monte la cabane, On garde une braise contre le froid. Le rond-point devient notre table, Le café passe de main en main, Sous les phares et les bâches qui claquent, On parle du plein et de demain. [PRÉ-REFRAIN] On prend la route, on finit le mois, On compte les kilomètres parfois, Sur le bitume, autour des braises, On se serre les coudes, on reste là. [REFRAIN] ON TRINQUE, MAIS ON TIENT ! ON TRINQUE, MAIS ON TIENT ! Gilet jaune au bord du chemin, On se serre les coudes, et ça tient. ON TRINQUE, MAIS ON TIENT ! [COUPLET 2] Ouvriers, artisans, indépendants, Retraités autour du café, Le vent traverse les vêtements, Mais le brasero reste allumé. La pompe avale encore nos billets, Le compteur déroule les kilomètres, Pour le travail, les courses, les trajets, On fait le plein, il faut bien repartir. [PRÉ-REFRAIN] On prend la route, on finit le mois, On compte les kilomètres parfois, Sur le bitume, autour des braises, On se serre les coudes, on reste là. [REFRAIN] ON TRINQUE, MAIS ON TIENT ! ON TRINQUE, MAIS ON TIENT ! Gilet jaune au bord du chemin, On se serre les coudes, et ça tient. ON TRINQUE, MAIS ON TIENT ! [PONT] De Laon jusqu'à Carcassonne, De Rennes aux routes de Molsheim, Café brûlant quand la nuit tombe, Un feu qu'on entretient nous-mêmes. Le gilet dormait dans la voiture, Avec le triangle au fond du coffre, Puis il a brillé sur le bitume, Sous les phares, dans le vent qui souffle. [DERNIER REFRAIN] ON TRINQUE, MAIS ON TIENT ! ON TRINQUE, MAIS ON TIENT ! Gilet jaune au bord du chemin, On se serre les coudes, et ça tient. ON TRINQUE, MAIS ON TIENT !