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Des Français ne pourront pas se chauffer cet hiver !

18 septembre 20263:21
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🇫🇷 À l’approche de l’hiver, la hausse du fioul pèse sur les ménages qui en dépendent. En Dordogne, le litre dépasse 1,90 €, tandis que 1 000 litres approchent 1 800 €. Quelque trois millions de foyers français utilisent encore ce combustible. Le constat rapporté sur le terrain est brutal : « On a des clients qui ne peuvent plus payer » et les remplissages de cuves se réduisent.

La chanson suit cette réalité très concrète, de la Dordogne à la Gironde : jauge qui baisse, demi-cuves, quarts de cuve et budgets recalculés avant les premiers froids. Elle reprend aussi le témoignage du distributeur Loïc Dubourg — « Ça fait plus d'une semaine qu'on ne m'a pas demandé une cuve entière » — et la question posée par le député Éric Michoux : « Est-ce que je vais pouvoir me chauffer cet hiver ? » Son refrain résume cette inquiétude en quatre mots : « Remplis la cuve ! Si tu peux ! » Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française grave et mordante : accordéon diatonique, guitare douze cordes, alto grave, saxophone baryton, orgue Hammond discret et contrebasse, soutenus par une percussion sourde et retenue.

Paroles

[HOOK] Un litre quatre-vingt-dix, ça pique à la pompe, Dans les maisons au fioul, on refait déjà les comptes. La cuve attend l'hiver, le portefeuille est sec : Combien de litres encore avec ce qu'il nous reste ? [COUPLET 1] En Dordogne, le camion revient devant la maison, Mais remplir jusqu'en haut ? Cette fois, c'est non. Petites doses, demi-cuves, on prend ce qu'on peut, Mille litres, mille huit cents : voilà le prix du feu. « On a des clients qui ne peuvent plus payer », Cette phrase-là suffit, inutile de broder. Trois millions de foyers se chauffent encore au fioul, Et chacun fait ses comptes devant l'aiguille de la cuve. [PRÉ-REFRAIN] Alors on baisse un radiateur, On ressort le gros pull du placard, On garde quelques litres pour plus tard : Et l'hiver n'est même pas là. [REFRAIN] REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX ! REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX ! Un quart, une moitié, pas mieux, REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX ! [COUPLET 2] En Gironde, Loïc Dubourg voit fondre les commandes : « Ça fait plus d'une semaine qu'on ne m'a pas demandé une cuve entière ». Petites doses, demi-cuves, quarts de cuve à livrer, Le plein de l'an dernier, cette fois, faut le couper. Les volumes ont chuté de quarante à cinquante, On « fractionne le remplissage », la formule est parlante. Et changer de chaudière ? Quinze ou vingt mille euros : Quand le compte est déjà vide, ça ne tombe pas d'en haut. [PRÉ-REFRAIN] Alors on baisse un radiateur, On ressort le gros pull du placard, On garde quelques litres pour plus tard : Et l'hiver n'est même pas là. [REFRAIN] REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX ! REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX ! Un quart, une moitié, pas mieux, REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX ! [PONT] Éric Michoux pose la question sans détour : « Est-ce que je vais pouvoir me chauffer cet hiver ? » Le gaz grimpe aussi avant les premiers froids, Six millions de foyers refont les comptes chez eux. Pas besoin de discours quand la jauge touche le bas, La facture sur la table, elle, ne discute pas. Que ceux qui décident regardent enfin la facture : Avant les grandes promesses, qu'on puisse remplir la cuve. [DERNIER REFRAIN] REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX ! REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX ! Un quart, une moitié, pas mieux, REMPLIS LA CUVE ! SI TU PEUX !