Ce qui s'est passé
Ils n’en parlent pas.
Ils évitent le sujet.
Et pourtant… dans nos campagnes, tout un monde est en train de disparaître.
Cette chanson raconte une réalité brutale : des éleveurs contraints de choisir entre obéir… ou tout perdre.
Derrière la crise de la dermatose nodulaire, ce ne sont pas seulement des troupeaux qui sont menacés, mais des convictions, des modes de vie, et une certaine idée de l’agriculture.
Entre obligations administratives, pressions, interdictions de vendre, menaces d’amendes et décisions radicales, certains agriculteurs préfèrent arrêter plutôt que de renier ce qu’ils ont construit pendant des années.
Un drame silencieux, ignoré par une grande partie des médias, mais bien réel sur le terrain.
Cette chanson n’est pas un simple récit.
C’est un cri.
Un témoignage.
Un hommage à ceux qui tiennent encore… malgré tout.
Paroles
[HOOK]
Ils parlent bas… pendant qu’on abat
Ils ferment les yeux… pendant qu’on tue
Dans les champs vides, y a plus de voix
Silence… et la terre a tout vu
[COUPLET 1]
Dix ans à bâtir sans poison, sans chaînes
Des bêtes élevées comme des reines
Herbe libre, ciel ouvert, saisons
Pas un flacon, pas une injection
Puis un papier froid, un ordre sec
Tamponné, signé, sans un “avec”
“Sept jours, sinon ce sera l’amende”
Deux cent cinquante par tête… ils commandent
[PRÉ-REFRAIN]
Elle dit : “Mon troupeau n’est pas malade”
Mais eux répondent : “C’est la parade”
Pas pour soigner… mais pour plier
Pas pour protéger… mais pour forcer
[REFRAIN]
Ils veulent nos terres, ils veulent nos vies
Ils veulent nos âmes sous leurs lois écrites
Pas une bête… c’est une agonie
Quand la contrainte devient politique
On nous dit “c’est la loi, obéis”
Mais la loi change selon l’ennemi
Dans le vacarme des hypocrisies
Le monde agricole est sacrifié
[COUPLET 2]
En Haute-Savoie, un homme s’effondre
Pas en larmes… mais dans la réponse
“Je préfère tout perdre que me renier”
Et ses vaches partent… sans retour possible
Un élevage mort, une ferme éteinte
Pour rester droit… dans la contrainte
Ils diront : “Ce n’est qu’un détail”
Mais c’est un monde qui s’en va au travail
[PRÉ-REFRAIN]
Ils n’entendent plus les cris du sol
Les mains usées, les vies qui s’envolent
Ils parlent chiffres, normes, dossiers
Pendant qu’on enterre des années
[REFRAIN]
Ils veulent nos terres, ils veulent nos vies
Ils veulent nos âmes sous leurs lois écrites
Pas une bête… c’est une agonie
Quand la contrainte devient politique
On nous dit “c’est la loi, obéis”
Mais la loi change selon l’ennemi
Dans le vacarme des hypocrisies
Le monde agricole est sacrifié
[PONT]
Hier déjà… pour vivre, fallait plier
Un code, un pass… pour respirer
Debout interdit… assis autorisé
L’absurde est roi, l’homme est jugé
Et si demain… pour vendre, manger
Il faut signer ce qu’on veut nier
Alors dis-moi… à quel moment
On perd son nom… en restant vivant ?
[BREAK]
Silence radio… silence d’État
Silence coupable… qui ne dit pas
Que sous la loi… sous les arrêtés
C’est une mémoire qu’on est en train d’effacer
[REFRAIN FINAL]
Ils veulent nos terres, ils veulent nos vies
Mais ils n’auront pas nos esprits
Même à genoux, même interdits
Il reste un cri… que rien n’écrase ici
Ils veulent le calme, la soumission
Mais dans les fermes gronde le non
Et sous la cendre des traditions
Brûle encore… la désobéissance
[OUTRO]
Ils parlent bas… pendant qu’on abat
Mais la terre, elle… n’oubliera pas
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