Ce qui s'est passé
Dans la lumière dorée des salles obscures, ils reviennent.
Bourvil, Louis de Funès, Fernandel, Jean Gabin, Lino Ventura, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Brigitte Bardot, Romy Schneider, Annie Girardot, Simone Signoret, Arletty, Michel Serrault, Philippe Noiret, Raimu, Jeanne Moreau…
Cette chanson est un hommage vibrant aux géants du cinéma français disparus.
À ceux qui nous ont fait rire aux larmes.
À ceux qui ont incarné la France populaire, tragique, élégante, rebelle.
À ceux qui ont porté nos rêves, nos colères, nos amours et nos dimanches d’enfance.
Dans un style inspiré d’Édith Piaf et de Barbara, cette ballade nostalgique rend grâce à ces visages inoubliables, à ces voix gravées dans nos mémoires, à ces regards qui continuent d’habiter l’écran même lorsque la salle se rallume.
Ils sont partis…
Mais ils sont là.
À travers les projecteurs éteints.
À travers les affiches fanées.
À travers chaque génération qui redécouvre leurs films.
Le cinéma français leur doit sa grandeur.
Et nous leur devons une part de nos émotions les plus sincères.
Paroles
[Couplet 1]
Ils marchaient dans nos dimanches
Au milieu des soirs en noir et blanc
Leurs voix résonnaient sous les branches
Des cinémas d’avant le vent
Il y avait Bourvil et sa tendresse
Et Louis de Funès, feu d’artifice ardent
Fernandel riait entre deux messes
Et nos chagrins devenaient du vent
[Refrain]
Ils sont partis, mais ils sont là
Dans la lumière des projecteurs éteints
Ils sont nos rires, ils sont nos pas
Ils sont la France au creux des mains
Ventura, Delon, Belmondo
Ils ont gravé nos cœurs d’enfant
Et dans la nuit des vieux rideaux
Ils brillent encore, infiniment
[Couplet 2]
Jean Gabin parlait aux tempêtes
Avec sa voix d’homme debout
Romy Schneider brûlait nos têtes
D’un regard fragile et fou
Annie Girardot, fière et nue
Simone Signoret, l’âme en feu
Et Arletty, reine des rues
Qui rendait Paris amoureux
[Refrain]
Ils sont partis, mais ils sont là
Dans la poussière des films anciens
Ils sont nos larmes, ils sont nos bras
Quand le monde tremble et ne tient
Belmondo, sourire en cascade
Bardot, soleil sur Saint-Tropez
Ils sont nos amours en parade
Et nos mémoires à jamais
[Couplet 3]
Lino Ventura, roc fidèle
Jean-Paul, cascade et liberté
Michel Serrault changeait de ciel
Comme un funambule masqué
Philippe Noiret, douce ironie
Raimu, tonnerre du Vieux-Port
Et Jeanne Moreau dans la nuit
Chantait la vie plus fort que la mort
[Refrain]
Ils sont partis, mais ils sont là
Sous les affiches un peu fanées
Ils sont la fièvre et le combat
Des années folles à nos étés
Delon, regard de tragédie
Belmondo, poing levé au vent
Ils sont nos films, ils sont nos vies
Nos éternels, nos géants
[Pont]
Et quand la salle se rallume
Quand nos visages sont un peu gris
On entend encore leurs plumes
Tracer la route de nos nuits
Ils ont donné au peuple un rêve
Un éclat d’or dans le silence
Et même le temps n’achève
Ce qu’ils ont semé dans la France
[Refrain final]
Ils sont partis, mais ils sont là
Dans chaque écran qui tremble encore
Ils sont nos rires, ils sont nos pas
Nos voix d’hier, nos trésors
Bourvil, Gabin, Ventura
De Funès qui éclate en éclats
La France pleure… mais se souvient
Ses géants ne meurent jamais, vraiment
—
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