Ce qui s'est passé
🚜 À Rodez, des agriculteurs mobilisés à l’appel de la Coordination rurale ont manifesté contre la hausse du prix des carburants. Environ 200 participants ont été comptés par l’AFP, tandis que la presse locale a ensuite évoqué près de 300 personnes. Des pneus et deux radars routiers retirés des routes aveyronnaises ont été déposés devant le centre des finances publiques, puis deux autres radars devant la préfecture. Éloi Nespoulous, président de la Coordination rurale Occitanie, a résumé le geste ainsi : « On répond à l’État en leur enlevant leur vache à lait : les radars. » Il a aussi lancé : « On se fait flasher tous les jours, y en a marre ! »
La chanson transforme cette action spectaculaire en refrain : « RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS ! » Elle suit les tracteurs de Rodez, les quatre radars déposés devant les services de l’État, puis évoque les sept radars bâchés dans la Vienne entre Poitiers et Châtellerault. Elle reprend également les formules de Nespoulous sur « la France qui travaille » et les « granges » qui « tremblent déjà », pour raconter la colère exprimée par les manifestants et leur revendication sur le coût du carburant agricole. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau prend la forme d’un folk orchestral combatif : guitare nylon rythmique, alto, violoncelle, contrebasse, basson et cor anglais, renforcés par une trompette bouchée et des percussions sèches. Une voix masculine grave porte le refrain scandé.
Paroles
[HOOK]
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
Quatre radars devant l’État,
À Rodez, les tracteurs sont là !
[COUPLET 1]
Devant les Finances, les pneus sont jetés,
Deux radars arrivent, retirés des chaussées.
Puis devant la préfecture, deux autres sont posés :
Quatre radars pour enfin se faire écouter.
Éloi Nespoulous le dit sans détour :
« On se fait flasher tous les jours, y en a marre ! »
Le GNR monte, il faut bien travailler,
Un tracteur sans gazole ne va pas labourer.
[PRÉ-REFRAIN]
Alors Rodez répond sans long discours :
Quatre radars déposés devant leurs bureaux.
[REFRAIN]
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
Quatre radars devant l’État,
Rodez ne baisse pas les bras !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
[COUPLET 2]
Nespoulous résume leur opération :
« On répond à l’État en leur enlevant leur vache à lait : les radars. »
Devant les tracteurs, il lance aux présents :
« C’est la France qui travaille. » Et les moteurs grondent.
Dans la Vienne aussi, sept radars sont bâchés,
Entre Poitiers et Châtellerault.
Deux petits mots dessus : « Tic tac », affichés,
La colère agricole n’est pas près de tomber.
[PRÉ-REFRAIN]
À Rodez, ils parlent d’une « étincelle »,
Et veulent maintenant qu’on entende leur colère.
[REFRAIN]
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
Quatre radars devant l’État,
Rodez ne baisse pas les bras !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
[PONT]
« En septembre, les granges tremblent déjà »,
Voilà les mots lancés depuis l’Aveyron.
Walraet prévient : ils reviendront encore
Si personne n’entend monter leur colère.
Pas besoin d’un grand discours compliqué :
Ils veulent du carburant pour travailler.
[DERNIER REFRAIN]
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
Quatre radars devant l’État,
Rodez ne baisse pas les bras !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !
RENDEZ LE GAZOLE AUX PAYSANS !