Ce qui s'est passé
đ«đ· Francis Lalanne sâest officiellement lancĂ© dans la prĂ©sidentielle de 2027 en se prĂ©sentant comme un ancien Gilet jaune et en remettant au centre le rĂ©fĂ©rendum dâinitiative citoyenne. Sa campagne affirme vouloir « rendre le pouvoir au peuple » et « restaurer la souverainetĂ© de la France ». Mais avant lâĂlysĂ©e, il lui faut obtenir 500 parrainages dâĂ©lus. Face Ă lui, François Ruffin revendique lui aussi un lien ancien avec les ronds-points et affirme : « Depuis 25 ans je porte votre voix. Je veux, maintenant, que votre voix prenne le pouvoir. »
La chanson met Lalanne et Ruffin face Ă la mĂȘme question : qui peut rĂ©ellement parler au nom des Gilets jaunes en 2027 ? Elle traverse les 500 signatures Ă chercher, les chasubles jaunes vues Ă Lyon, le retour du rĂ©fĂ©rendum populaire et lâĂ©chec Ă©lectoral de lâAlliance jaune. Son refrain, « QUI PORTERA NOS VOIX ? », refuse de dĂ©signer artificiellement un hĂ©ritier unique et rĂ©clame surtout que les colĂšres des ronds-points soient entendues aprĂšs la campagne comme pendant. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagĂ©ration, le second degrĂ© et la caricature pour nourrir le dĂ©bat public.
Musicalement, le morceau prend la forme dâune chanson française narrative aux couleurs de jazz manouche : guitare vive, trompette bouchĂ©e, clarinette basse, mandoline, contrebasse et batterie aux balais, portĂ©es par une voix de baryton au phrasĂ© parlĂ©-chantĂ©.
Paroles
[HOOK]
Lalanne repart, Ruffin prend la route,
Deux candidats, une question partout :
Les ronds-points ont crié des mois durant,
Qui parlera pour eux maintenant ?
[COUPLET 1]
Francis Lalanne revient dans la bataille,
Ancien Gilet jaune, candidat déclaré,
Il veut « rendre le pouvoir au peuple »,
« restaurer la souveraineté de la France ».
Le référendum revient dans son programme,
Mais lâĂlysĂ©e commence chez les maires :
Cinq cents signatures avant les grandes phrases,
Cinq cents élus à convaincre sur le terrain.
[PRĂ-REFRAIN]
Avant les affiches et les beaux discours,
La mĂȘme question revient sur les carrefours :
[REFRAIN]
QUI PORTERA NOS VOIX ?
QUI PORTERA NOS VOIX ?
Pas juste le temps dâune campagne,
Pas juste le temps dâune Ă©lection,
QUI PORTERA NOS VOIX ?
[COUPLET 2]
Ruffin, lui, retrouve les chasubles jaunes,
Ă Lyon, lâhymne des ronds-points est montĂ©.
« Depuis 25 ans je porte votre voix. »
« Je veux, maintenant, que votre voix prenne le pouvoir. »
Mille sept cents euros pour le salaire minimum,
Le référendum populaire revient aussi.
Il veut « rendre hommage aux invisibles »,
Mais personne nâa distribuĂ© les investitures.
[PRĂ-REFRAIN]
Deux hommes reprennent les mots des carrefours,
Mais aucun gilet nâa signĂ© pour toujours :
[REFRAIN]
QUI PORTERA NOS VOIX ?
QUI PORTERA NOS VOIX ?
Pas juste le temps dâune campagne,
Pas juste le temps dâune Ă©lection,
QUI PORTERA NOS VOIX ?
[PONT]
Lalanne avait dĂ©jĂ tentĂ© lâAlliance jaune,
Un demi-pour-cent avait fermé le bal.
Cette fois le référendum revient en vitrine,
Chez Lalanne comme chez Ruffin, chacun lâaffiche.
Mais un rond-point nâest pas un parti,
Et les Gilets jaunes nâont choisi personne.
Alors quâon arrĂȘte de parler Ă leur place :
Quâon les Ă©coute quand les Ă©lections sont passĂ©es.
[DERNIER REFRAIN]
QUI PORTERA NOS VOIX ?
QUI PORTERA NOS VOIX ?
Pas juste le temps dâune campagne,
Pas juste le temps dâune Ă©lection,
QUI PORTERA NOS VOIX ?