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2027 : qui pour porter la voix des Gilets Jaunes ?

19 août 20263:43
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đŸ‡«đŸ‡· Francis Lalanne s’est officiellement lancĂ© dans la prĂ©sidentielle de 2027 en se prĂ©sentant comme un ancien Gilet jaune et en remettant au centre le rĂ©fĂ©rendum d’initiative citoyenne. Sa campagne affirme vouloir « rendre le pouvoir au peuple » et « restaurer la souverainetĂ© de la France ». Mais avant l’ÉlysĂ©e, il lui faut obtenir 500 parrainages d’élus. Face Ă  lui, François Ruffin revendique lui aussi un lien ancien avec les ronds-points et affirme : « Depuis 25 ans je porte votre voix. Je veux, maintenant, que votre voix prenne le pouvoir. »

La chanson met Lalanne et Ruffin face Ă  la mĂȘme question : qui peut rĂ©ellement parler au nom des Gilets jaunes en 2027 ? Elle traverse les 500 signatures Ă  chercher, les chasubles jaunes vues Ă  Lyon, le retour du rĂ©fĂ©rendum populaire et l’échec Ă©lectoral de l’Alliance jaune. Son refrain, « QUI PORTERA NOS VOIX ? », refuse de dĂ©signer artificiellement un hĂ©ritier unique et rĂ©clame surtout que les colĂšres des ronds-points soient entendues aprĂšs la campagne comme pendant. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagĂ©ration, le second degrĂ© et la caricature pour nourrir le dĂ©bat public.

Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française narrative aux couleurs de jazz manouche : guitare vive, trompette bouchĂ©e, clarinette basse, mandoline, contrebasse et batterie aux balais, portĂ©es par une voix de baryton au phrasĂ© parlĂ©-chantĂ©.

Paroles

[HOOK] Lalanne repart, Ruffin prend la route, Deux candidats, une question partout : Les ronds-points ont criĂ© des mois durant, Qui parlera pour eux maintenant ? [COUPLET 1] Francis Lalanne revient dans la bataille, Ancien Gilet jaune, candidat dĂ©clarĂ©, Il veut « rendre le pouvoir au peuple », « restaurer la souverainetĂ© de la France ». Le rĂ©fĂ©rendum revient dans son programme, Mais l’ÉlysĂ©e commence chez les maires : Cinq cents signatures avant les grandes phrases, Cinq cents Ă©lus Ă  convaincre sur le terrain. [PRÉ-REFRAIN] Avant les affiches et les beaux discours, La mĂȘme question revient sur les carrefours : [REFRAIN] QUI PORTERA NOS VOIX ? QUI PORTERA NOS VOIX ? Pas juste le temps d’une campagne, Pas juste le temps d’une Ă©lection, QUI PORTERA NOS VOIX ? [COUPLET 2] Ruffin, lui, retrouve les chasubles jaunes, À Lyon, l’hymne des ronds-points est montĂ©. « Depuis 25 ans je porte votre voix. » « Je veux, maintenant, que votre voix prenne le pouvoir. » Mille sept cents euros pour le salaire minimum, Le rĂ©fĂ©rendum populaire revient aussi. Il veut « rendre hommage aux invisibles », Mais personne n’a distribuĂ© les investitures. [PRÉ-REFRAIN] Deux hommes reprennent les mots des carrefours, Mais aucun gilet n’a signĂ© pour toujours : [REFRAIN] QUI PORTERA NOS VOIX ? QUI PORTERA NOS VOIX ? Pas juste le temps d’une campagne, Pas juste le temps d’une Ă©lection, QUI PORTERA NOS VOIX ? [PONT] Lalanne avait dĂ©jĂ  tentĂ© l’Alliance jaune, Un demi-pour-cent avait fermĂ© le bal. Cette fois le rĂ©fĂ©rendum revient en vitrine, Chez Lalanne comme chez Ruffin, chacun l’affiche. Mais un rond-point n’est pas un parti, Et les Gilets jaunes n’ont choisi personne. Alors qu’on arrĂȘte de parler Ă  leur place : Qu’on les Ă©coute quand les Ă©lections sont passĂ©es. [DERNIER REFRAIN] QUI PORTERA NOS VOIX ? QUI PORTERA NOS VOIX ? Pas juste le temps d’une campagne, Pas juste le temps d’une Ă©lection, QUI PORTERA NOS VOIX ?