Ce qui s'est passé
Huit guerres « finies », un trophée de la FIFA, une médaille prêtée…
Et le Nobel de la paix ? Pas à toi, Donald ! 🎺
Le prix Nobel de la paix 2026 a été attribué à Navi Pillay, juriste sud-africaine de 85 ans, ancienne présidente du Tribunal pénal international pour le Rwanda et ancienne haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme. En apprenant la nouvelle, sous les applaudissements, elle a lancé : « Si vous applaudissez un peu plus fort, je partagerai peut-être le prix avec Trump. »
La veille, dans le Bureau ovale, Donald Trump prévenait : « Ce serait un grand discrédit pour eux, et je ne le dis pas par mépris », lui qui affirme avoir « réglé huit guerres » — dont une entre l'Égypte et l'Éthiopie, qui ne se faisaient pas la guerre. En janvier, il écrivait au Premier ministre norvégien qu'il ne se sentait « plus obligé de penser uniquement à la paix », en réclamant le Groenland. En février : « Enfin, ils ont compris ! … Je m'en fiche, du prix Nobel. »
En attendant, il a le prix de la paix de la FIFA (« une belle médaille à porter partout où vous irez ») et la médaille que María Corina Machado lui a offerte — mais pour l'Institut Nobel, un prix « ne peut être ni transféré, ni partagé, ni révoqué ».
👉 Une opérette pour un président qui attend un coup de fil d'Oslo
🎶 Avec ses vraies phrases, et un refrain à crier en chœur : PAS À TOI !
Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Elle, au moins, ne réclame aucun prix.
Paroles
Il s'est levé avant l'aurore, la mèche en majesté,
La cravate rouge au garde-à-vous, le discours tout prêt,
Il a ciré ses souliers, ses dents et son ego,
Répété devant la glace : « Merci, merci, Oslo ! »
Le téléphone sur le bureau, il le couve des yeux :
« Allez, Norvège, appelle-moi… je suis le meilleur, et de loin le mieux ! »
Onze heures sonnent sur les fjords, le comité se lève,
Le monde retient son souffle, et Donald fait son rêve…
« Le prix Nobel de la paix est attribué à… »
Navi Pillay !
Et le téléphone ne sonnera pas.
[REFRAIN]
Oslo, Oslo, rends-moi ma médaille !
Pas à toi ! Pas à toi !
J'ai fini huit guerres, huit batailles !
Pas à toi ! Pas à toi !
Le plus grand, le plus beau, c'est moi !
Et le Nobel ? Pas à toi !
« J'ai fini huit guerres, peut-être neuf, peut-être dix :
L'Inde et le Pakistan, le Congo, le Rwanda, fini !
L'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Cambodge, la Thaïlande,
L'Égypte et l'Éthiopie… » qui ne se battaient pas — mais la paix était grande !
« Avec mes droits de douane, j'ai fait taire les canons :
100 % de taxe, et la paix tombe en flocons !
Ce serait un grand discrédit, je ne le dis pas par mépris :
J'ai fait des choses que personne n'a jamais faites, je vous le dis ! »
[REFRAIN]
Alors il a ses médailles, il en porte tout un trousseau :
Celle de la FIFA, en or, que lui passa Infantino,
« Une belle médaille à porter partout où vous irez » —
Il l'a mise à son cou comme un premier communiant comblé.
Et puis la médaille d'une autre, que Machado lui a laissée…
Mais Oslo a rappelé : « ni transféré, ni partagé ! »
Obama l'a eu en neuf mois, « sans rien faire », qu'il répète partout,
Et lui, qui a tout réglé… n'a qu'un trophée de foot !
[REFRAIN]
Là-haut, sur les fjords d'argent, le vent souffle doucement,
Les mouettes rient en norvégien au-dessus de l'océan.
Il a écrit au premier ministre, un soir de grand dépit :
« Puisque vous ne me l'avez pas donné, je ne me sens plus obligé
De penser uniquement à la paix… »
Et sur la carte, tout là-haut, le Groenland a frissonné.
« Le Nobel ? je m'en fiche ! je m'en fiche ! »
Il en parle tous les jours !
« Je m'en fiche, je m'en fiche ! »
Il en rêve toutes les nuits !
Et la juge de Durban, 85 ans, sourit sous les bravos,
Elle a jugé les bourreaux du Rwanda sans jamais courir après les photos ;
Elle lève la main, la salle rit, elle glisse avec malice :
« Si vous applaudissez plus fort, je le partagerai peut-être avec Trump ! »
Et à la Maison-Blanche, un cri fait trembler les vitres :
« La moitié ? jamais ! moi, c'est tout ou rien ! »
Ce sera rien !
[REFRAIN ×2]
« L'an prochain, c'est sûr, c'est pour moi ! »
Pas à toi ! Pas à toi !