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SÉCHERESSE : LES AGRICULTEURS REFUSENT LA DOUBLE PEINE DES SANCTIONS

14 août 20263:39
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🌾 La sécheresse frappe durement l’agriculture française : cultures en souffrance, prairies desséchées, manque de fourrage et restrictions d’eau. Cinquante-sept départements sont évoqués comme étant en situation de crise. Annie Genevard a défendu le principe suivant : « Les agriculteurs ne doivent pas subir une double peine : celle du climat, puis celle des sanctions administratives. » Elle évoque également des « prêts sécheresse » pour les exploitations touchées.

La chanson part de l’image des semis dans la poussière et donne la parole aux exploitants confrontés à des obligations de couverture des sols et de rotation devenues difficiles à respecter quand rien ne lève. Son refrain, « PAS DE DOUBLE PEINE ! », réclame que les pertes climatiques ne soient pas aggravées par des sanctions administratives et interroge le recours au crédit pour maintenir des fermes déjà fragilisées. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson folk française portée par guitare acoustique, accordéon diatonique, alto, clarinette basse, contrebasse et guitare résonateur. Une instrumentation terrienne et sobre accompagne un texte construit pour faire monter progressivement le refrain.

Paroles

[HOOK] On plante encore dans la poussière, Le ciel nous laisse les champs à sec. Et quand la récolte part en poussière, Pas question qu’un papier nous achève ! [COUPLET 1] On plante nos graines dans la poussière, On guette un nuage au bout du champ, Le maïs grille, sèche la prairie, Et le fourrage manque aux troupeaux. Quarante degrés, comment produire ? Rousseau l’a dit : c’est impossible. La récolte tombe, la caisse avec, Et faudrait encore être sanctionnés ? [PRÉ-REFRAIN] Annie Genevard l’a dit clairement : « Les agriculteurs ne doivent pas subir une double peine : celle du climat, puis celle des sanctions administratives. » Alors maintenant, qu’on applique la phrase ! [REFRAIN] PAS DE DOUBLE PEINE ! PAS DE DOUBLE PEINE ! Le climat frappe, n’en rajoutez pas ! PAS DE DOUBLE PEINE ! PAS DE DOUBLE PEINE ! Laissez-nous travailler, voilà ! [COUPLET 2] On nous demande de couvrir les sols, Mais dans la poussière, rien ne veut lever. On nous impose encore les rotations, Quand même les semis refusent de pousser. Et voilà les « prêts sécheresse » : On perd la récolte, on nous prête de quoi tenir. Très bien pour passer le prochain trimestre, Mais une ferme ne vit pas à crédit. [PRÉ-REFRAIN] On ne demande pas qu’on fasse pleuvoir, Ni qu’un bureau commande les nuages, Mais si la règle devient impossible, Qu’on n’ajoute pas la sanction aux ravages ! [REFRAIN] PAS DE DOUBLE PEINE ! PAS DE DOUBLE PEINE ! Le climat frappe, n’en rajoutez pas ! PAS DE DOUBLE PEINE ! PAS DE DOUBLE PEINE ! Laissez-nous travailler, voilà ! [PONT] Nos bottes blanchissent dans la poussière, Nos bêtes attendent l’herbe qui ne vient pas. Des cellules, des prêts, des formulaires, Pendant que cinquante-sept départements sont en crise. Quand une règle devient impossible, Qu’on cesse de sanctionner nos fermes. Nous, on veut semer, produire, récolter, Pas remplir des cases sur un champ brûlé. [DERNIER REFRAIN] PAS DE DOUBLE PEINE ! PAS DE DOUBLE PEINE ! Le climat frappe, n’en rajoutez pas ! PAS DE DOUBLE PEINE ! PAS DE DOUBLE PEINE ! Laissez-nous travailler, voilà !