Ce qui s'est passé
Sandrine Rousseau relance une nouvelle polémique après avoir déclaré qu’il faudrait appeler les steaks par leur “vrai nom” : des “cadavres d’animaux”.
Une sortie qui a immédiatement provoqué une avalanche de réactions dans le monde agricole, politique et populaire.
Dans cette chanson satirique, TradiMix répond frontalement à cette écologie moralisatrice et déconnectée, qui semble faire la guerre aux habitudes populaires, à la gastronomie française et aux éleveurs déjà étranglés par les normes, les dettes et le mépris social.
Pendant que certains expliquent aux Français comment parler, manger ou vivre depuis les beaux quartiers parisiens, beaucoup peinent simplement à remplir leur frigo ou à offrir une viande correcte à leurs enfants.
Cette chanson défend aussi une certaine idée de la France :
celle des terroirs, des marchés, des repas du dimanche, des bouchers, des agriculteurs et du bon sens populaire.
Paroles
[INTRO]
Bienvenue au restaurant militant
Aujourd’hui au menu : culpabilité bio
Paris applaudit
La France qui bosse avale de travers
[COUPLET 1]
Elle parle depuis les beaux quartiers
Bol de quinoa, morale hors de prix
Pendant qu’au village on compte les centimes
Pour offrir un steak aux gamins le dimanche midi
Elle veut changer les mots du menu
Comme si la langue changeait la réalité
“Cadavre de vache” dans l’assiette des pauvres
Et champagne vegan chez les invités
[PRE-REFRAIN]
Toujours punir
Toujours interdire
Toujours expliquer au peuple comment vivre
[REFRAIN]
“Cadavre de vache”, voilà leur poésie
Les nouveaux curés de l’écologie
Ils détestent la France quand elle est populaire
Le barbecue, les terroirs, les grands-pères
“Cadavre de vache”, quelle grande idée
Pendant que les campagnes sont étranglées
Ils parlent d’éthique entre deux cocktails
Le peuple regarde et trouve ça cruel
[COUPLET 2]
Hier le diesel
Demain le saucisson
Après-demain ta côte de bœuf au tribunal des émotions
Le problème du pays ?
Le mot “entrecôte”
Pas les factures, pas les fermes qui ferment
Pas les fins de mois qui explosent
Elle parle de virilité toxique
Devant des gens qui n’ont jamais trait une vache
Qui prennent le train des idées à la mode
Mais jamais celui qui mène aux vrais villages
[PONT]
Et dans les champs
Les éleveurs encaissent
Normes, dettes, mépris et sécheresse
Sept jours sur sept
Pour finir insultés
Par des bourgeois qui veulent les rééduquer
[REFRAIN]
“Cadavre de vache”, voilà leur poésie
Les nouveaux curés de l’écologie
Ils détestent la France quand elle est populaire
Le barbecue, les terroirs, les grands-pères
“Cadavre de vache”, quelle grande idée
Pendant que les campagnes sont étranglées
Ils parlent d’éthique entre deux cocktails
Le peuple regarde et trouve ça cruel
[BREAK]
Et demain quoi ?
“Cadavre de poulet” ?
“Restes mortuaires au gratin” ?
Ils veulent remplacer la gastronomie
Par des slogans LinkedIn
[FIN]
La France des marchés
Des bouchers
Des repas du dimanche
Regarde cette élite étrange
Qui veut transformer chaque assiette
En bulletin de vote permanent
Et pendant qu’ils donnent des leçons
Le peuple commande une entrecôte
Bleue
Avec des frites
Et du bon sens