Ce qui s'est passé
🔥 Sandrine Rousseau a déclaré : « On est dans la fin d’un monde et il faut le comprendre, il faut l’affronter », évoquant également « l’effondrement qui commence » à propos de la multiplication des canicules et des incendies. Dans les Landes, l’incendie de Luglon a parcouru 1 700 hectares, provoqué l’évacuation de centaines d’habitants et mobilisé plusieurs centaines de pompiers. Une fois le feu fixé, les premiers habitants de Luglon et Garein ont commencé à regagner leurs logements.
La chanson construit son contraste autour de ces deux images : d’un côté les mots de Sandrine Rousseau, de l’autre les pompiers qui restent aux aguets, les agriculteurs qui apportent des cuves d’eau de 16 000 litres et les habitants qui rentrent chez eux. Son refrain, « NOUS, ON CONTINUE ! », transforme ce retour progressif à la vie quotidienne en réponse populaire au vocabulaire de l’effondrement. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française entraînante et déterminée : guitare résonateur, violon, harmonica, cor, basse acoustique et caisse claire soutiennent une voix de ténor chaleureuse, renforcée par des harmonies féminines. Le tempo médium donne au refrain une allure de marche sans écraser le texte.
Paroles
[HOOK]
« On est dans la fin d’un monde », dit Sandrine Rousseau,
À Luglon, les habitants rentrent à nouveau.
Les pins sont noirs, le feu n’est pas oublié,
Mais le village est debout, prêt à continuer.
[COUPLET 1]
Cinq cents personnes loin de leurs maisons,
Des centaines de pompiers autour de Luglon.
Le feu a couru dans la forêt de pins,
Les pompiers ont tenu jusqu’au petit matin.
Des agriculteurs apportent leurs cuves d’eau,
Seize mille litres pour aider les tuyaux.
Gérard voulait « sauver [sa] maison » cette nuit,
Ils ont « bossé comme des monstres » — le village aussi.
[PRÉ-REFRAIN]
« L’effondrement qui commence », voilà les grands mots,
Pendant qu’à Luglon, on tient encore debout.
[REFRAIN]
NOUS, ON CONTINUE !
NOUS, ON CONTINUE !
Le feu n’a pas gagné, Luglon tient debout,
NOUS, ON CONTINUE !
[COUPLET 2]
Mille sept cents hectares, le feu est enfin fixé,
Mais « feu fixé ne veut pas dire feu éteint ».
Alors les pompiers restent encore aux aguets,
Et les premiers évacués reprennent leur chemin.
De Luglon à Garein, on retourne chez soi,
On retrouve son portail, son jardin, son toit.
Pas de grand mot magique, pas de lendemain promis,
Seulement des habitants qui reviennent aujourd’hui.
[PRÉ-REFRAIN]
« On est dans la fin d’un monde et il faut le comprendre,
Il faut l’affronter » — nous, on refuse de se rendre.
[REFRAIN]
NOUS, ON CONTINUE !
NOUS, ON CONTINUE !
Le feu n’a pas gagné, Luglon tient debout,
NOUS, ON CONTINUE !
[PONT]
Biscarrosse a brûlé, puis Saumos à son tour,
Les Landes savent ce que le feu prend autour.
On n’oublie ni le risque, ni les hectares brûlés,
Mais tant qu’on rentre chez nous, rien n’est terminé.
[DERNIER REFRAIN]
NOUS, ON CONTINUE !
NOUS, ON CONTINUE !
Le feu n’a pas gagné, Luglon tient debout,
NOUS, ON CONTINUE !