Ce qui s'est passé
🇫🇷 Après la censure, le 14 août, de l’article qui devait interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, l’exécutif français remet le dossier sur la table. Le Conseil constitutionnel a jugé l’interdiction générale disproportionnée au regard de « la liberté d’expression et de communication ». Emmanuel Macron, qui affirme « Nous irons au bout », veut désormais une rédaction compatible avec la Constitution et le droit européen et réclame aussi à Ursula von der Leyen un texte commun à l’échelle de l’Union. L’Arcom estime que les 12-17 ans passent en moyenne 1 h 21 par jour sur TikTok.
La chanson prend ce nouvel épisode par l’angle de la liberté familiale. Elle ne conteste pas la nécessité de protéger les mineurs face au harcèlement, aux contenus pornographiques, à la fraude ou aux mécanismes addictifs ; elle oppose en revanche à une interdiction générale des mesures ciblées sur les plateformes et réclame que l’accord et la responsabilité des parents restent au cœur du dispositif. Son refrain résume cette position : « LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR ! » Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau adopte une chanson française vive et mordante : piano droit rythmique, clarinette en contrechant, violoncelle pizzicato, trompette bouchée, banjo ténor, basse acoustique, balais et petits toms. Une instrumentation légère et nerveuse au service d’un refrain immédiatement scandable.
Paroles
[HOOK]
Protéger nos enfants ? Évidemment !
Mais qui décide pour eux, finalement ?
Avant quinze ans, l’interdit revient,
Cette fois, le détour passe par Bruxelles.
[COUPLET 1]
TikTok : une heure vingt et une par jour,
L’écran sait très bien nous retenir toujours.
Harcèlement, porno, fraude, isolement :
Personne ne dit : « Laissons filer les enfants. »
Le Conseil a censuré l’interdiction,
Pour « la liberté d’expression et de communication ».
Macron répond : « Nous irons au bout ».
Très bien. Mais les parents, ils sont où ?
[PRÉ-REFRAIN]
Un enfant n’est pas seul face à son écran,
Avant Bruxelles, il y a ses parents.
[REFRAIN]
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !
Protéger, oui ! Tout interdire, non !
Chez nous aussi, nous décidons.
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !
[COUPLET 2]
Paris cherche à Bruxelles une « voie de passage »,
L’interdit revient dans un autre emballage.
Macron réclame un texte européen,
Même règle pour tous, voilà le nouveau chemin.
Coupez les notifications au cœur de la nuit,
Freinez l’automatique qui repart sans répit.
Là, c’est concret, on peut en discuter,
Mais laissez les familles aussi décider.
[PRÉ-REFRAIN]
Entre treize et quinze ans, l’accord est envisagé,
Alors pourquoi les parents seraient-ils écartés ?
[REFRAIN]
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !
Protéger, oui ! Tout interdire, non !
Chez nous aussi, nous décidons.
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !
[PONT]
Bloquez les inconnus qui viennent les contacter,
Coupez les fonctions faites pour les accrocher.
Aux réseaux d’assumer ce qu’ils mettent en place,
Aux parents de garder aussi toute leur place.
Protégez les mineurs, encadrez les réseaux,
Mais ne faites pas des familles un simple mot de trop.
[DERNIER REFRAIN]
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !
Protéger, oui ! Tout interdire, non !
Chez nous aussi, nous décidons.
LAISSEZ LES PARENTS CHOISIR !