Ce qui s'est passé
🇫🇷 Une polémique touche la RATP autour d’un réseau historique d’environ 200 agents également titulaires de mandats électifs. Le cas de Bally Bagayoko, devenu maire LFI de Saint-Denis en 2026, est au centre du débat : cadre à la RATP, il percevait plus de 6 000 euros par mois et précisait lui-même : « En intégrant le 13e mois et les primes ». Valérie Pécresse réclame de son côté « toute la transparence » sur les recrutements passés et présents, tandis qu’une plainte contre X vise à vérifier notamment le temps réellement travaillé et rémunéré.
La chanson met en scène cette affaire à travers Bagayoko, la RATP, Jacques Marsaud et la demande de transparence formulée par Pécresse. Son refrain — « DEUX CENTS ÉLUS, ET C’EST LA FRANCE QUI PAIE ! » — oppose les interrogations sur ces emplois aux salariés, conducteurs, infirmières, artisans et ouvriers qui comptent leurs heures. Elle réclame que postes, horaires, missions et salaires puissent être vérifiés. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française orchestrée : grand piano, quatuor à cordes chaleureux, accordéon discret, contrebasse et batterie aux balais. Une voix de baryton raconte l’affaire sur un tempo médium, avec des cordes plus appuyées à l’approche du refrain.
Paroles
[HOOK]
Deux cents agents élus à la RATP,
Bagayoko, six mille euros chaque mois.
À Saint-Denis, une question reste posée :
Qui travaillait combien, et pour quel emploi ?
[COUPLET 1]
Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis,
Était cadre à temps plein, élu local aussi.
Six mille euros par mois, il précise lui-même :
« En intégrant le 13e mois et les primes ».
Recruté « sans concours », le cas fait réagir,
Pendant que le salarié doit pointer pour partir.
Alors sortez les heures, les missions, les contrats :
Quand l'argent est public, le doute ne suffit pas.
[PRÉ-REFRAIN]
Le Navigo se paie, chaque salaire aussi,
Alors les comptes publics doivent être éclaircis.
[REFRAIN]
DEUX CENTS ÉLUS, ET C’EST LA FRANCE QUI PAIE !
Deux cents élus : qu'on nous dise ce qu'ils faisaient !
Les postes, les horaires, les salaires versés,
Que tout soit transparent quand le public a payé !
DEUX CENTS ÉLUS, ET C’EST LA FRANCE QUI PAIE !
Pas de réseau discret quand il faut rendre des comptes !
[COUPLET 2]
Jacques Marsaud parlait de deux cents agents élus,
Des relais dans les villes, un réseau bien connu.
Pécresse réclame « toute la transparence »
Sur les recrutements passés comme présents.
Une plainte contre X veut vérifier les faits,
Le temps réellement travaillé et payé.
La justice tranchera, personne à sa place,
Mais demander des preuves, ce n'est pas une menace.
[PRÉ-REFRAIN]
Conducteurs, infirmières, artisans, ouvriers,
Eux savent ce que coûte une journée travaillée.
[REFRAIN]
DEUX CENTS ÉLUS, ET C’EST LA FRANCE QUI PAIE !
Deux cents élus : qu'on nous dise ce qu'ils faisaient !
Les postes, les horaires, les salaires versés,
Que tout soit transparent quand le public a payé !
DEUX CENTS ÉLUS, ET C’EST LA FRANCE QUI PAIE !
Pas de réseau discret quand il faut rendre des comptes !
[PONT]
Bagayoko parle d'« une volonté de me discréditer politiquement ».
Alors que les dossiers répondent simplement.
La République n'est pas un carnet d'adresses,
Ni un guichet réservé à ceux qui se connaissent.
Quand on demande au peuple encore de se serrer,
On commence par montrer où l'argent est passé.
[DERNIER REFRAIN]
DEUX CENTS ÉLUS, ET C’EST LA FRANCE QUI PAIE !
Deux cents élus : qu'on nous dise ce qu'ils faisaient !
Les postes, les horaires, les salaires versés,
Que tout soit transparent quand le public a payé !
DEUX CENTS ÉLUS, ET C’EST LA FRANCE QUI PAIE !
Pas de réseau discret quand il faut rendre des comptes !