Ce qui s'est passé
Une comptine satirique pour grands enfants. Ce qu'il y a derrière la fable :
• 13 000 amendements : chiffre attribué à LFI lors du débat sur les retraites (février 2023), les débats s'achèvent sans discuter l'article 7.
• Le ballon : Thomas Portes, février 2023, 15 jours d'exclusion. Le drapeau : Sébastien Delogu, mai 2024, 15 jours d'exclusion.
• « La République, c'est moi » : Jean-Luc Mélenchon, perquisition du 16 octobre 2018 (policiers et magistrats) ; 3 mois avec sursis et 8 000 € d'amende.
• Juin 2024 : Alexis Corbière, Raquel Garrido et Danielle Simonnet non réinvestis ; Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales, réinvesti.
• 7 octobre 2023 : le groupe LFI parle d'une « offensive armée » ; certains élus LFI ont condamné l'attaque.
Chanson satirique. Personnages de fable, dessins animés et images de presse.
Paroles
[Intro]
Il était une ferme, la ferme de chez nous,
Où poules et canards se parlaient, voilà tout.
Mais dans la porcherie, sous le drapeau LFI,
Les cochons insoumis ont décidé ceci :
[Couplet 1]
« Cette ferme est trop calme, il faut tout chahuter ! »
À la grande assemblée, ils ont tout saboté :
Treize mille amendements pour bloquer le débat,
Et l'article sept, mes enfants, on ne le vota pas !
Un cochon, son écharpe tricolore au cou,
Le pied sur un ballon, tête de ministre dessous.
Un autre, en pleine séance, a brandi son drapeau :
Quinze jours dehors chacun ! « Nous sommes des héros ! »
[Refrain]
Groin, groin, groin ! Pour les cochons de LFI,
Tout le monde est raciste, et le débat est fini !
Tu poses une question ? Raciste ! Tu dis non ? Raciste !
Tu n'es pas de leur bord ? Fasciste, fasciste, fasciste !
[Couplet 2]
Un matin, les gendarmes vinrent à la porcherie
Regarder dans les comptes, c'est la loi, mes amis.
Le grand chef des cochons a foncé sur la porte :
« La République, c'est moi ! » a-t-il crié de la sorte.
Trois mois avec sursis, le juge a prononcé ;
C'est la faute du juge ! Il n'a rien regretté.
Quand trois vieux compagnons ont osé dire « pourquoi ? »,
Dehors, sans un merci : le chef faisait la loi.
Mais celui condamné pour violences sur sa femme,
On l'a réinvesti, et sans le moindre drame !
[Refrain]
[Couplet 3]
Un matin d'octobre, le monde a vu l'horreur,
Des familles massacrées par le Hamas, quelle douleur.
« Une offensive armée », a écrit LFI,
Et toute la basse-cour en est restée sans un cri.
Le vieux chien de la cour, un soir, a demandé :
« Et l'immigration, peut-on en discuter ?
Combien, comment, qui paie ? » Les cochons, d'un seul bond :
« Raciste, le vieux chien ! Raciste, le mouton !
Raciste, la poulette ! Raciste, le canard !
Raciste, le fermier, sa femme et sa mare ! »
Le chien, tout étonné, s'est gratté le museau :
« J'ai posé une question, je n'ai pas dit un gros mot ! »
[Pont]
Alors, peu à peu, plus personne n'a parlé,
Le poulailler s'est tu, la mare a tremblé.
Même le coq, là-haut, retenait son cocorico…
Et dans le grand silence, on n'entendait que les pourceaux.
[Couplet 4]
Mais sur la colline, au pas lent, au cœur franc,
Marine la jument descendait dans le champ.
Jordan le jeune cerf a relevé le front,
Éric le bouquetin a quitté ses grands monts.
Charles le héron, qui épluchait les comptes,
Charlotte la cigogne, qui n'avait pas de honte :
« Dans cette ferme, ici, chacun parle à son tour !
Le bien de tous d'abord, et la loi pour toujours ! »
[Couplet 5]
Alors, un beau matin, la ferme s'est réunie,
La poule, le canard, sans peur et sans bruit.
Chacun a mis son vote au fond du vieux chapeau,
Et le fermier a lu les votes, un à un, tout haut.
Les cochons ont crié : « Ce vote est illégal ! »
Mais les voix étaient là, et c'était bien égal.
Ils sont rentrés chez eux, dans leur boue, tout penauds,
Et la ferme a rebâti ses murs et ses enclos.
[Refrain final]
Cot cot, coin coin, chacun a sa chanson !
Le coq chante au matin, et les blés sont blonds !
Cot cot, coin coin, et même LFI
A le droit de parler, mais chacun son tour, ici !
[Outro]
Et la morale, mes petits ?
Crier « raciste » n'est pas une raison, voilà !
Et si tu veux qu'on t'écoute, ami,
Laisse parler les autres, et tu verras.