Ce qui s'est passé
🇫🇷 PISA 2025 dresse un nouveau bilan préoccupant de l’école française. Les élèves de 15 ans obtiennent 458 points en mathématiques et 456 en compréhension de l’écrit, en baisse par rapport à 2022, tandis que les sciences résistent mieux à 483 points. L’OCDE classe ces performances « parmi les plus faibles jamais obtenues » par la France. En mathématiques, 36 % des élèves sont en difficulté et seuls 4 % figurent parmi les plus performants.
La chanson part de ce bulletin pour mettre en scène le décrochage scolaire et les réponses de l’Éducation nationale. Elle reprend notamment l’aveu du ministre Édouard Geffray — « Nous aurions dû nous interroger plus tôt sur les mesures à prendre pour le collège » — ainsi que sa formule sur les réseaux sociaux, qualifiés d’« arme de destruction intellectuelle massive ». Son refrain, « RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE ! », réclame une priorité simple : lire, écrire, compter et transmettre. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française sombre et incisive à 112 BPM : guitare baryton acoustique, dulcimer frappé, clarinette basse, alto, tuba discret et percussions sèches installent une tension sobre autour d’un refrain scandé.
Paroles
[HOOK]
Quatre cent cinquante-huit en maths,
Quatre cent cinquante-six pour lire,
PISA rend le bulletin des classes :
La France continue de fléchir.
[COUPLET 1]
PISA teste nos jeunes de quinze ans,
Et le constat tombe sans détour :
« Parmi les plus faibles jamais obtenus »,
Difficile de parler de beau parcours.
En maths, trente-six sur cent décrochent,
Et les meilleurs deviennent bien rares :
Quatre sur cent tout en haut de l’échelle,
Ils étaient quinze au début du siècle.
Seize points perdus depuis le dernier test,
Dix-huit encore du côté lecture ;
On réforme, on réforme, on réforme,
Mais les résultats, eux, restent durs.
[PRÉ-REFRAIN]
On peut rebaptiser les programmes,
Et tout changer à chaque rentrée,
Mais quand les chiffres tirent l’alarme,
Il faut enfin recommencer.
[REFRAIN]
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !
Lire, écrire et compter d’abord,
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !
[COUPLET 2]
Édouard Geffray le reconnaît :
« Nous aurions dû nous interroger plus tôt
Sur les mesures à prendre pour le collège. »
Eh bien, maintenant, il faut y aller.
Puis il vise aussi les réseaux :
« Une arme de destruction intellectuelle massive » ;
La formule claque, le problème est posé,
Mais une formule ne refait pas une classe.
Plus de quatre-vingt-dix points d’écart
Entre les plus favorisés et les autres ;
On promet vingt points au prochain tour :
Cette fois, qu’on les gagne pour de bon.
[PRÉ-REFRAIN]
On peut annoncer des objectifs,
Des horizons bien alignés,
Mais dans la classe, le décisif,
C’est qu’un enfant sache déchiffrer.
[REFRAIN]
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !
Lire, écrire et compter d’abord,
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !
[PONT]
Non, la France n’est pas dernière,
D’autres pays reculent aussi ;
Mais « les plus faibles jamais obtenus »,
Ça suffit largement comme avertissement.
Pas besoin d’un slogan de plus,
Ni d’un nouveau nom de réforme :
On veut des élèves qui sachent lire,
Compter, comprendre et tenir le cap.
[DERNIER REFRAIN]
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !
Lire, écrire et compter d’abord,
RENDEZ-NOUS L’ÉCOLE !