Ce qui s'est passé
On nous avait promis un prodige. Un Mozart de la finance. Un chef d’orchestre capable de moderniser la France, de redresser l’économie et de faire entrer le pays dans une nouvelle ère.
Huit ans plus tard, beaucoup de Français ont surtout l’impression d’avoir assisté à une immense cacophonie.
Dans cette chanson satirique et humoristique, TradiMix revisite avec ironie les grandes promesses, les réformes controversées, les revirements permanents, la dette publique, les Gilets jaunes, la réforme des retraites et la communication omniprésente qui ont marqué les années Macron.
Une chanson drôle, mordante et théâtrale où le président devient le chef d’un orchestre dont chaque musicien joue une partition différente.
🎼 Une satire politique. 🎼 Une chanson humoristique. 🎼 Une caricature musicale du macronisme. 🎼 Un refrain qui risque de vous rester dans la tête.
Paroles
[INTRO]
On nous avait promis Mozart.
On a eu l’orchestre sans partition.
Les violons jouent à gauche.
Les trompettes à droite.
Et le chef d’orchestre explique que tout va bien.
[COUPLET 1]
Quand il est arrivé sous les projecteurs
On nous parlait d’un génie des hauteurs
Le pays allait marcher droit
Comme une montre suisse entre ses doigts
Mais les usines ferment dans le brouillard
Les factures montent dans les appartements
Et dans les ministères chaque soir
On réécrit le plan du lendemain
On a vendu des fleurons stratégiques
Puis découvert qu’ils étaient importants
Comme un capitaine qui quitte le navire
Sans voir qu'il est au milieu de l'océan.
[PRÉ-REFRAIN]
Un discours.
Une réforme.
Un revirement.
Et l’on recommence.
[REFRAIN]
Mozart de la finance
Maestro des dissonances
Chaque pupitre joue sa chanson
Et personne ne connaît le ton
Mozart de la finance
Virtuose des apparences
Quand le bilan devient pesant
On change le décor simplement
[COUPLET 2]
Sur les ronds-points brûlaient les colères
Sous les gilets jaunes des vies ordinaires
On répondait depuis les palais
Avec des tableaux PowerPoint bien cadrés
Les retraites au forceps un matin
Les casseroles sur les trottoirs voisins
Les conférences et les éléments de langage
Pour couvrir le bruit du paysage
Les comptes publics prennent l’eau
Mais les communicants gardent le tempo
Le déficit grimpe comme un solo
Et l’orchestre continue allegro
[PRÉ-REFRAIN]
Un rapport.
Une mission.
Une commission.
Et puis une autre.
[REFRAIN]
Mozart de la finance
Maestro des dissonances
Chaque pupitre joue sa chanson
Et personne ne connaît le ton
Mozart de la finance
Virtuose des apparences
Quand le bilan devient pesant
On change le décor simplement
[PONT]
Jupiter parlait depuis les nuages
Le peuple cherchait juste une boussole
Les experts dessinaient des virages
Pendant que la route devenait folle
On promettait le monde d’après
Puis celui d’encore après
À force d’inventer l’avenir
On a oublié le présent à construire
[BREAK]
Tadam !
Réindustrialisation !
Tadam !
Planification !
Tadam !
Réarmement !
Tadam !
Communication !
[REFRAIN FINAL]
Mozart de la finance
Champion des conférences
Huit ans de grandes déclarations
Et toujours les mêmes questions
Mozart de la finance
Prodige de circonstance
Le concert touche à sa fin
Mais personne ne le regrettera
[OUTRO]
Les lumières s’éteignent doucement.
Les musiciens rangent leurs instruments.
Au milieu des partitions froissées,
Une seule note résonne encore :
On nous avait promis Mozart.
On a surtout eu un naufrage.