Ce qui s'est passé
🇫🇷 La France insoumise multiplie en 2026 les formules sur le rapprochement de ses adversaires avec l’extrême droite. Sa coordination évoque « un glissement de la macronie et de la droite vers les idées de l’extrême droite », puis une « porosité grandissante de la droite traditionnelle avec l’extrême droite ». Le PS est lui aussi accusé d’avoir repris « le discours le plus nauséabond de l’extrême droite ». En septembre, LFI maintient par ailleurs son boycott de l’émission de Sonia Mabrouk sur BFMTV en dénonçant une « dérive » vers l’extrême droite.
La chanson transforme cette accumulation d’étiquettes en jeu satirique : « Qui est à droite de qui ? ». Elle passe de Perpignan, où Mickael Idrac distingue l’« extrême droite » de Louis Aliot et la « droite extrême » de Bruno Nougayrède, à Laurent Nuñez, Sonia Mabrouk, Carcassonne et Carpentras. Elle souligne aussi que les textes de LFI continuent eux-mêmes à distinguer droite, macronistes et extrême droite. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Le morceau prend la forme d’un tango français théâtral : bandonéon, contrebasse à l’archet, basson, mandoline sèche et violon staccato accompagnent une voix féminine expressive. Une mécanique volontairement dansante pour faire valser les étiquettes politiques.
Paroles
[HOOK]
« Glissement », « porosité », « bloc droite-extrême droite » :
Chez LFI, les étiquettes valsent à droite.
[COUPLET 1]
LFI dénonce un « glissement » de la droite,
« Vers les idées de l’extrême droite ».
Puis le Parti socialiste prend sa part :
« Le discours le plus nauséabond » quelque part.
Voilà la « porosité grandissante »,
Et la frontière devient bien glissante.
Pourtant leurs propres mots font la distinction :
La droite reste la droite dans leurs formulations.
[PRÉ-REFRAIN]
Un pas vers la droite, un nouveau panneau,
On rapproche les camps sans les dire égaux.
[REFRAIN]
QUI EST À DROITE DE QUI ?
QUI EST À DROITE DE QUI ?
Une étiquette, puis une autre aussi,
QUI EST À DROITE DE QUI ?
[COUPLET 2]
À Perpignan, Idrac fait la différence :
Aliot, « extrême droite », sans équivalence ;
Nougayrède devient « la droite extrême » :
Deux expressions, ce n’est pas la même.
Et quand Laurent Nuñez se trouve visé,
LFI dit que le RN l’a inspiré.
Mais son propre titre sépare à son tour :
« Macronistes et extrême droite », noir sur blanc.
[PRÉ-REFRAIN]
Un pas vers la droite, un nouveau panneau,
On rapproche les camps sans les dire égaux.
[REFRAIN]
QUI EST À DROITE DE QUI ?
QUI EST À DROITE DE QUI ?
Une étiquette, puis une autre aussi,
QUI EST À DROITE DE QUI ?
[PONT]
Sonia Mabrouk ? Une « dérive » dénoncée.
Carcassonne ? « Extrême droite » encore citée.
Carpentras : « n'appartient pas à l'extrême droite ».
Les mêmes mots reviennent de débat en débat.
Puis le Conseil d’État pose ses catégories :
LFI « extrême gauche », UDR « extrême droite ».
LR, lui, reste simplement classé « droite ».
Alors gardons les mots pour ce qu’ils disent vraiment.
[DERNIER REFRAIN]
QUI EST À DROITE DE QUI ?
QUI EST À DROITE DE QUI ?
Une étiquette, puis une autre aussi,
QUI EST À DROITE DE QUI ?