Ce qui s'est passé
🔥 Au Porge, en Gironde, la visite de Sébastien Lecornu auprès des sinistrés de l’incendie tourne à l’accueil sous les sifflets. La commune compte 183 maisons brûlées et près de 200 habitants, souvent vêtus de noir, sont présents lors du déplacement. Une chaise vide symbolise leur colère. Lecornu affirme : « Nous n’avons strictement rien à cacher », tandis que le chef des pompiers déclare : « Nous n’avons jamais abandonné Le Porge. »
La chanson reprend cette confrontation entre paroles officielles et attente des habitants : les maisons détruites, les 42 000 hectares brûlés, la demande d’un « plan Marshall », les aides annoncées et surtout l’exigence d’explications. Son refrain, « DES RÉPONSES, PAS DES PROMESSES ! », résume le parti pris du texte : reconstruire vite, indemniser et expliquer clairement les décisions prises pendant l’incendie. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.
Musicalement, le morceau prend la forme d’une chanson française dramatique et tendue : grand accordéon, saxophone baryton, basson, alto, trombone, piano droit, contrebasse et batterie sèche. Une voix masculine de ténor médium porte le texte dans un phrasé parlé-chanté, direct et sombre.
Paroles
[HOOK]
Cent quatre-vingt-trois maisons brûlées,
Lecornu arrive sous les sifflets.
« On n’attendait pas grand-chose », au Porge,
« Mais là on n’attend plus rien. »
[COUPLET 1]
Le feu part de Saumos, dévore la forêt,
Le Porge voit les flammes arriver.
Quarante-deux mille hectares ont brûlé,
Et des familles n’ont plus rien à sauver.
Deux cents habitants, beaucoup vêtus de noir,
Une chaise vide au bord du trottoir.
« Honteux ! », « Minable ! », au passage du convoi,
Quand tout a brûlé, on veut savoir pourquoi.
[PRÉ-REFRAIN]
Monsieur Lecornu, regardez-les en face,
Ils veulent des réponses, pas des phrases qui passent.
[REFRAIN]
DES RÉPONSES, PAS DES PROMESSES !
Au Porge, dites la vérité !
DES RÉPONSES, PAS DES PROMESSES !
Et des maisons à rebâtir !
[COUPLET 2]
« Nous n’avons strictement rien à cacher »,
Alors très bien : il faut tout expliquer.
Vous dites « quelques dérives un peu complotistes »,
Le mot passe mal devant les maisons sinistrées.
Et le chef des pompiers répond à son tour :
« Nous n’avons jamais abandonné Le Porge. »
Alors expliquez les choix, point par point,
Car ceux qui ont tout perdu veulent comprendre enfin.
[PRÉ-REFRAIN]
Le maire réclame un « plan Marshall »,
Du concret maintenant, pas du cérémonial.
[REFRAIN]
DES RÉPONSES, PAS DES PROMESSES !
Au Porge, dites la vérité !
DES RÉPONSES, PAS DES PROMESSES !
Et des maisons à rebâtir !
[PONT]
Douze millions annoncés pour les sinistrés,
Des permis sous un mois pour reconstruire.
« L’artillerie lourde » pour les assureurs,
Très bien, monsieur Lecornu : on attend les actes.
Car « vérité » et « rationalité »,
Ça commence ici par tout expliquer.
Cent quatre-vingt-trois maisons à relever :
Au Porge, désormais, il faut reconstruire.
[DERNIER REFRAIN]
DES RÉPONSES, PAS DES PROMESSES !
Au Porge, dites la vérité !
DES RÉPONSES, PAS DES PROMESSES !
Et des maisons à rebâtir !