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Le roi est nu(l) — Macron, Lecornu : une fin de règne dans le style des King’s Singers
8 octobre 20253:14
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Une satire politique chantée, entre ironie et élégance chorale. Le 8 octobre 2025, Sébastien Lecornu parlait au pays sans rien annoncer, pendant que la France, lasse, attendait un mot de Jupiter. Cette chanson raconte la fin d’un règne qui s’effrite, dans un ton mordant, poétique et lucide. Entre promesses vides, majorité fracturée et peuple désabusé — Le roi est nul(l) sonne comme le dernier refrain d’une époque.
Paroles
[Intro]
On l’appelait Jupiter, dressé sur son nuage,
Mais le ciel s’est couvert de promesses en naufrage.
[Couplet 1]
Ce huit octobre au soir, Lecornu prend la pose,
Des phrases en dentelle, des réponses moroses.
« Sous quarante-huit heures », dit-il d’un ton vainqueur,
Mais personne n’y croit, le peuple a mal au cœur.
Les caméras s’éteignent, le vide est magistral,
L’attente devient rire, le sérieux s’emballe.
Plus d’annonce, plus de feu — juste un air de carton,
Un royaume en attente d’une vraie décision.
[Refrain]
Le roi est nul(l), le roi est nu,
Les mots s’effondrent, les masques sont cousus.
Le roi est nul(l), le roi est nu,
Sous les ors de l’Élysée, le silence s’est tendu.
Le roi est nul(l), roi sans vertu,
La France soupire — tout est déjà vu.
[Couplet 2]
Les bancs sont divisés, les partis se défont,
Les proches se taisent, d’autres prennent le front.
La droite se morcelle, la gauche s’indigne,
Le centre vacille, la confiance s’enligne.
Macron, dans l’ombre, garde son quant-à-soi,
Mais la rumeur enfle : “qu’il parte, cette fois !”
Dans les rues, les sondages chantent à l’unisson :
« Qu’il cède la place ou qu’il rende raison ! »
[Refrain]
Le roi est nul(l), le roi est nu,
Son trône chancelle sous l’orgueil mal contenu.
Le roi est nul(l), le roi est nu,
Et même ses fidèles lui tournent le dos, émus.
Le roi est nul(l), tout est connu,
Les mots se répètent, les rêves sont rompus.
[Pont]
Ô France épuisée, toi qu’on dit souveraine,
Tu dors d’un œil las, bercée de rengaines.
Des promesses usées repeintes en bleu roi,
Des discours sans chair, des serments sans foi.
“Responsabilité”, disent-ils à voix basse,
Mais les actes se perdent dans la même impasse.
Le peuple s’éveille — la farce a trop duré,
Et l’empereur sans habit reste télévisé.
[Couplet 3]
La foule veut du vrai, du simple, du concret,
Pas des tours de palais ni des mots sur papier.
Assez de demi-mesures, de “bientôt”, de “peut-être”,
De promesses jetées comme de vieilles lettres.
Si le roi ne descend pas, qu’on lui fasse l’escalier,
Car la couronne tremble et cherche à s’en aller.
On ne règne pas seul, quand le peuple s’en fout,
Quand l’histoire bégaie et se rit de vous.
[Refrain final]
Le roi est nul(l), le roi est nu,
Le pays s’étire, fatigué mais têtu.
Le roi est nul(l), le roi est nu,
Ses oracles s’effacent, sa cour n’y croit plus.
Le roi est nul(l), le roi est nu,
Et la République murmure : “On t’a reconnu.”
[Outro]
Éteignez la lumière, rangez les costumes,
Les rois de papier fondent sous la brume.
Demain viendra peut-être un autre début —
Mais ce soir, le roi est nul… et surtout, nu.
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🎧 Une chanson satirique sur la fatigue politique française,
entre théâtre républicain et opéra burlesque.