TradiMix
Toutes les chansons

Le réel, c'est quand on se cogne. Ode au Pays réel !

18 août 20263:38
Écouter
Aussi publiée sur

Ce qui s'est passé

🇫🇷 À l’approche de 2027, la liste des prétendants à l’Élysée s’allonge : trente-quatre candidatures déclarées ou potentielles ont été recensées, avec Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, David Lisnard, François Ruffin, Marine Tondelier, Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Jordan Bardella parmi les noms cités. Gérald Darmanin, lui, a renoncé à se présenter pour soutenir Édouard Philippe. Pendant ce temps, les écarts territoriaux restent très concrets : dix minutes médianes pour atteindre certains services dans les communes très peu denses, plus de quarante-cinq minutes d’une maternité de type 3 dans onze départements.

La chanson transforme cette accumulation de candidatures en course de chevaux politique et oppose les sondages, congrès et ralliements au quotidien des communes. Elle traverse la Normandie, la Bretagne, l’Auvergne, la Provence, l’Alsace, le Béarn, le Berry et la Savoie, puis revient vers Guérande, Aubusson, le paludier, le lissier, le compagnon et l’apprenti. Son refrain résume sa ligne : « LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! » et réclame que les décisions redescendent vers les territoires et les métiers. Comme toute satire, cette chanson utilise l'exagération, le second degré et la caricature pour nourrir le débat public.

Marche folk française vive et acoustique : accordéon diatonique, dulcimer martelé, violon, bouzouki, flûte en bois, violoncelle, contrebasse et caisse claire portent une voix de ténor râpeuse, entre chanson narrative et marche populaire.

Paroles

[HOOK] Trente-quatre veulent déjà la place, Tous parlent du peuple et du terrain. Qu’ils fassent donc leur tour de piste : Le pays réel n’est pas à vendre. [COUPLET 1] Philippe, Attal, Retailleau, Lisnard, Ruffin, Tondelier, Faure, Mélenchon, Le Pen, Bardella : tous au départ, Et chacun se voit déjà champion. Investitures, congrès, ralliements, Darmanin rejoint Philippe en chemin. Ils comptent les chevaux, les partants, Nous, les kilomètres chaque matin. [PRÉ-REFRAIN] À Paris, ils comptent les sondages, Dans nos villages, on compte les trajets : Dix minutes pour trouver les services, Quarante-cinq pour une maternité. [REFRAIN] LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! Ni aux partis, ni aux appareils, Rendez le pouvoir à ceux qui vivent. LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! [COUPLET 2] En Normandie, cinq à cinquante bornes, Neuf sur dix reprennent la voiture. Pendant qu’un cabinet écrit sa norme, Le maire remplit le formulaire. Commune, interco, département, Région, État : les étages s’empilent. La circulaire descend de Paris, Et tout en bas, c’est au maire d’agir. [PRÉ-REFRAIN] Rendez la main à nos provinces : Bretagne, Auvergne et Provence, Alsace, Béarn, Berry, Savoie, Normandie : qu’on décide là-bas. [REFRAIN] LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! Ni aux partis, ni aux appareils, Rendez le pouvoir à ceux qui vivent. LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! [PONT] À Guérande, le paludier prend le sel, À Aubusson, le lissier tient son métier. Le compagnon manie maillet, rabot, L’apprenti apprend devant l’établi. Pierre, bois, métal, cuir et laine : Que ceux qui savent parlent du métier. Pas de sauveur, pas de providence : Que le pouvoir retourne aux compétences. [DERNIER REFRAIN] LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE ! Ni aux partis, ni aux appareils, Rendez le pouvoir à ceux qui vivent. LE PAYS RÉEL N’EST PAS À VENDRE !